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ALBANIE

f^ d« communication j étaient plus nombreuses et mieux liée. Mais, sous ce rapport, le vilayèt est loin d'être aussi risé que d'autres provinces de l'empire. Autrefois, des trac assez considérables avaient été entrepris, et» au siècle ier, un pacha de fiérat, dont le nom est demeuré célèbre ibanie, avait bâti une trentaine de ponts sur la Yoloussa, Bst le principal cours d'eau du pays, et sur ses affluents. us tard, Ali, le célèbre pacha de Janina, avait construit leurs chaussées ; mais ces travaux n'ont pas eu de suite, et [ui en restait n'a pas été suf^samment entretenu : ainsi, a Bérat et Avlona, où un pont sur la Yoloussa serait indisable, on en est encore rédi^it à un bac dangereux pour les s de somme, et dont le péage n'est pas moindre de cinq ores (1 fr. 10) par chaque cheval chargé, i loi des routes, récemment édictée, n'a pas encore reçu plication en Épire, où les voyageurs n'ont à leur disposique de simples sentiers. Le gouvernement a cependant igô quelques ingénieurs, mais on attend que des mesures it prises pour donner aux directeurs des travaux les iers nécessaires pour les exécuter. Un grand nombre de vili doivent, il est vrai, envoyer des travailleurs auxquels est isée la corvée indispensable pour la construction des routes; 1 les populations comprennent encore imparfaitement les ds avantages que leur assureraient les ouvrages que le remement désire voir mener à bien, et il a paru jusqu'à ent difficile de les astreindre à obéir à des règlements si itiellement utiles au développement des ressources du

srganisation provinciale est encore trop récente pour ' pu donner des résultats appréciables : elle fonctionne Qdant avec régularité ; mais la diversité des idiomes ^he souvent les députés des arrondissements au conseil rai du vilayèt de se rendre un ccnnpte bien exact des vœui de la population. Trois langues diverses, le turc, le greo libanais, sont parlées dans le pays, et rarement le même idu en sait plus d'une : il suit de là une série de difficultés, )n ce qui coDcerne Tadministration, soit pour les rapports nerciaux des habitants entre eux.

puis quelque temps, une certaine impulsion a été donnée struction primaire ; les écoles, soutenues pour la plupart loyen de dons particuliers, se divisent, dans les centres rtants de population, en écoles mutuelles pourvues des

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moyens d'enseignement technique usités en Europe, et en écoles supérieures, dites helléniques, où est abordée l'étude de Fancienne langue grecque . On commence même à se préoccuper de l'enseignement des filles, mais là encore rai>8ence de maîtres albanais dans les bourgs où la langue albanaise est plus généralement en usage, est un grand obstacle aux progrès des élèves. On cite cependant quelques écoles où Tinstruction est plus développée, et il est impossible de ne pas reconnaître une bonne volonté évidente dans cet ordre d'idées ; plusieurs instituteurs sortis de ces écoles vont ensuite perfectionner leurs études au gymnase de Janina, et il en est parmi eux qui sont parvenus, étant Albanais de naissance, à bien connaître la langue grecque et à prendre même quelques notions du français.

D'un autre côté, la connaissance du turc tend à s'introduire dans la classe élevée, qui aspire aux emplois publics. Ce mouvement est favorisé par les écoles musulmanes, peu nombreuses et élémentaires, mais cependant moins rares qu'autrefois, et où Tétude du turc et de l'arabe est substituée à celle du grec, spécialement suivie dans les écoles purement albanaises. On voit même, dans la petite ville de Promet, un établissement musulman où les enfants chrétiens apprennent assidûment le turc, en vue des fonctions pour lesquelles cette langue est évidemment indispensable. Elles donnent aussi un gage de leurs intentions pacifiques, si essentielles à la sécurité de l'Albanie.

S 4. Les réformes. La transformation d^one raoe.

Il est maintenant un mot qui se présente inévitablement partout où il est question de la Turquie : c'est le mot réforme. Sous l'incitation active des puissances occidentales, le gouvernement de Cionstantinople élargit autant qu'il est en lui la voie des améliorations intérieures et des réformes de tout genre, réformes politiques et religieuses, réformes administratives, économiques et financières. Tout est à reprendre dans ce vieil édifice aux étais pourris, aux fondations minées et chancelantes; tout est à reprendre et l'on porte la main à tout. Le souverain actuel, Abdul-Aziz, parait être un honmie éclairé, et le sentiment de la conser*

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