‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 197 sur 249 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

^32. C. Promis. Storia ddl* antico Torino (Julia Augtuta TaurintH rum) j scritta suUa fede de' Totusti autori e délie sue inscrizioni e mura. Torino, 1869, gr. in-8 avec pi., lOfr. 75 (Paris, Klincksieck).

133. G. F. Ceresa. 600 kilometri aile Alpi. Excursion! alpine, ossia Brève descrizione topografica dei passi alpestri più frequentati sulla catena di montagne che separano Tltalia délia Francia, Svizzera e Germania , civè dal colle di Frejus al Brenner. Torino, 1869, in-8, 104 p. 1 1.

ï^, Fel. GiORDAifO. Ascension au Mont-Cervin (Matterhorn), 4505 mètres d'altitude ; étude de géographie physique. AnncUes des Voyages y avr. 1869, p. 5-35.

^35. Prof. Nàpol. Portaldpi. La repubblica dl San Marine; Cenni geografici, storici. Milano, 1869, petit in-8, 48 p.

Avec cette épigraphe : Il migliore govemo popolare è qnello iii oui il popolo non è né troppo ricco ne troppo povero.

i36. E. MoRPURGo. Saggi statistici ed économie! sul Veneto. Venexia, 1869, in-8, 535 p., 6 1. (Munster).

k37. J. S. NoRTHCOTE and Rev. W. R. Brownlow. Roma sotterranea. Compiled from the works de Rossi. Lond., 1869, in-8, with numérous illustr. 31 sh. 6 d. (Longmans).

i38. Heinr. Baron von Maltzan. Reise auf der insel Sardinien. Nebst einem Anhang ûber die phœnicischen Inscripten Sardiniens. Leipz., 1869, in-8, vi-586 p. avec grav.

Relation descriptive. Mœurs, antiquités, chants et légendes popalaires. M. de Maltzan, bien connu déjà par d'autres voyages dans le nord de l'Afrique et en Arabie, se félicite d'avoir reça de M. Tabbé G. Spano de précieuses communications sur les antiquités éplgraphiques et numismatiques de la Sardaigne.

39. Em. Desjardjns. Une inscription géographique récemment découverte en Sardaigne. Revue wchéol,^ nov. 1869, p. 347-

Cette inscription, destinée à marquer la limite commune de deux localités dont les texte anciens ne font pas mention, a été trouvée dans un endroit appelé Si8iddu,sur la côte occidentale de l'île. M. Spano et M. Crispi listent une des deux inscriptions terminu» Ciddilitanorum (ce qui serait en accord avec le nom actuel de la localité, Siaiddu) ; M. Léon Renier croit qu'il faut lire Giddilttanorum.

40. Coup d'œil sur la cartographie italienne, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Annales des Voy., oct. 1869, p. 12-19.

874 EUften. {n^ 425-443)

NDtp t|rop sneeitieta pour ^re compléta, tt mfaM Mm exactA. On y hitente une « éarte d^i^gusté, » dlttlnoie de U CÊtiê d' Agrippa; poar lâ^përiode da moyen Âgé, on ne mentionne pap Ifi Ofite nuv^ de Fra Mauro ! Dans les temps modernes, il n'est paa p|fl^ d^i premières opérations géodésiques du P. Bpscovich qui posèrent les premiers .jalons de la cartographie mathématique en italie, ejp., etc.

A ce sulet, nous reproduisons une note que nous tronyons dans les ipnmaux italiens ; elle se rapporte aux travaux de 1868 ':

« Les travaux exécutés par le corps royal d^étai^mijor poor dresser la carte de la Sicile i Téchelle du 50 ooo* sont entiërtmMit terminés (Ci-dessous, n» 442).

« On a commencé, sous les ordres du colonel de Vecchi, les travaux préliminaires pour relier ensemble les rése^px géodésiqne^ à trayers l'Adriatique. Ce travail s'exécute de concert avec rét{ït>mJ^or imtrichien.

«Les ofBciers envoyés dans les provinces napolitaines pour reconnaître la carte de ces provinces ont terminé leurs iravanx. Un certain nombre d'officiers de la marine royale italienne s'étaient embarqués sur l'aviso Indipendènza pour exécuter des travaux hydrographiques le long des câtes du golfe de Tarente. Après avoir séjonmé pendant deux mois dans ce golfe et avoir complété ainsi la rectification des cartes hydrographiques de la Méditerranée, le Ministre de la marine a priy des dispositions pour que cette commiesion continuât ses travaux dans l'Adri itique, et pour que les cartes de cette mer fassent rectifiées. L'Indipendenza a reçu l'ordre, à Brindisi, de poursaivro aea travaux jusqu'à Venise. »

441. Lavori esseguiti dal R. corpo dkStato Maggiore geneirale, dopo la formazione del regno d*Italia. Bollettino délia Società geogr, i^i., fasc. 3, p. 49-56.

442. I rilievi topografîci fotografati deir Isola di Sicilia, 50000* Torino e Flor.^ 1869, 20 feuilles. 200 tr, (Loescher).

443. h Clayé. La traversée du Mont-Cenis et les noiuresiix cbe* miii8 de fer. Revue des Deux-Mondes, \*f no?. f869> p. 141-

TriYaiiz de restauration du port d'Ostie.

^Qiuf tirons ce qui sjùt i*nm lettre di^ Jtpm^ ^ mois

d'aoAt 1869 :

n est maintenant question de rendre à la capitale son ancien port d'Ostie, en améliorant par des travaux hydraufiqnes la bouche inférieure du Tibre. Gomme l'indique son nom, Ostia était, sous les Césars, le port principal de Rome. C'est de ce

LE PORT b'OSTIE. 8W

int que partaient les flottes et les légions, et c'est là qu'arriient les trirèmes chargées des obélisques d'Egypte et des efs-d'œuvre de la Grèce. Il y a quelques années, on découit, près des ruines de Pantique cité détruite par les incurins des Sarrasins , des dépôts de blocs de beaux inarbres xiue î IX fit reconnaître par un archéologue érudit, le commanur Visconti, et dont nos statuaires et nos architectes savent er le meilleur parti.

Le Tibre, après un parcours d^environ six lieues au sud-ouest quittant les murs de Rome, se jette dans la mer Tyrrhémne par deux embouchures : le bras du nord, nommé Fiucino, et le bras méridional, le Tibre proprement dit, appelé Fiumara, sur la rive gauche duquel se trouvent l'ancienne la nouvelle Ostie. Ce port ne fut abandonné qu'en 1612, époe à laquelle on dégagea rentrée septentrionale, qui, à son ir, menace aujourd'hui de devenir impraticable. "^ ^près avoir longuement étudié le régim,e du fleuve et de la :e et leurs conditions hydrographiques ^ un savant ingé- 5ur romain, M. Costa, propose de relier d'abord directemt Home à Ostie par un chen^^in de fer de 28 kilomètres, et faire dispjaraltre la barre de la Fiumar^, en l'empêchant en ime temps de se reformer. M. Costa croit qu'avec u^e dé- Qse de 9 millions de francs, on obtiendrait à l'entrée du )re une profondeur de 7 mètres qui se conserverait à Tintéur sur une étendue de plusieurs kilomètres, de manière à irnir aux navires un bon mouillage d'une superficie de 3 000 mètres carrés. Les bâtiments pourraient s'amarrer aux ais le long des docks et des magasins, et déposer ou prendre irs cargaisons sur les rails de la voie. Le cardinal Berardi, pro-ministre du (X)mmerce et des tra- IX publics, après avoir fait examiner par une commission iciale les plans et les projets de M. Costa, lui a accordé, au n du gouvernement pontifical, le privilège de leur mise à ^cution, et le concessionnaire a déjà versé à la caisse des dés de la chambre apostolique un cautionnement de 300 000 fr. is préjuger du mérite ni du succès de l'entreprise, il est imjsible de ne pas être frappé des avantagea qui résulteraient ir les États romains de la création du port d'Ostie, et de ;ablissement d'un chemin de fer qui réduirait à une demiire de temps le trajet de la Méditerranée à la Ville éterle. .

376 EUROPE. (n*- 425-443)

Le Mont-Cênis.

Voici, d'après la Correspondance italienne^ l'état des tra« vaux du Mont-Genis, au 15 décembre 1869 :

Âwxncmnmt en petite section du !«' au 15 décembre :

Ouverture sud Mètres 29 70

— nord. . . — 18 20

Total — 47 90

Percement en grande et petite section au 15 décembre :

OuTerture sud Mètres 6158 20

— nord — 4388 15

Total — 10546 35

Longueur du tunnel — 12220 »

Restent à percer — 1673 65

«Les grands avantages qui doivent résulter pour nous de Funion directe de nos chemins de fer à ceux de la France, écriton de Turin, ont fait donner la plus vigoureuse impulsion au percement du Mont-Genis. Les travaux sont conduits nuit et Jour sans interruption, et avec tant d'art et d'habilité, aux deux extrémités de la ligne souterraine, que sur la longueur totale du tunnel, qui mesure 12 220 mètres, au 15 de ce mois il ne restait plus que 2 274 mètres à perforer. On espère donc que Popôration sera accomplie vers la fin de Phiver prochain , et que, dans le courant de l'année 1870, le drainage, les piliers de soutènement, le revêtement des parois, la pose des appareils de ventilation et d'éclairage et celle de la voie ferrée, permettront le passage des locomotives. >

ESPA6NB. 377

EUHOPE BfÉRIDIONAUS.

(Troisième Pénintale.) ESPAGNE. — PORTUGAL.

i44. Die Balearen in Wort und Bild gescbildert. Ersten Band :die alten Pityusen. LeipxiQt Brockhaus, 1869, in-folio, xvin-.310 pages de texte sur très-fort papier vélin, avec 50 planches magnifiquement imprimées en couleur, et 40 gravures sur bois dans le texte.

Noos reviendrons tout à l'heure sor ce volame splendide.

i45. Ford's Handbook for travellers inSpain; new édition, revised. London, 1869, 2 vol. petit in-8, 24 sh. (Murray).

i46. E. Poitou. Voyage en Espagne. Tours, 1869, in-4*, 483 pages, illustr. 10 fr.

t47. W. Wattenbacb. Eine Ferienreise nach Spanien und Portugal. Berlin y 1869, in-8, 6fr. (Hertz).

r48. Catalogo de las Cartas, Pianos, etc., pert«necientes à la Direccion de Hidrografîa. Madrid , 1869, in-8, 86 p.

49. Operaciones geodésicas en Espana en 1* de abril de 1869, publicados por el Depôsitode laGuerra. Madrid, 1869, in^**, 16 p. (n'est pas dans le commerce).

^50. Atlas geografico de Espana. ReseRa geografico-histôrica de las provincias de Espana, con una coleccion de 52 mapas y otras tantas descripciones. Jfodrid, 1868, 40 r. (Rubio, Grilo y Vit-

s turi).

tSl. Don Fr. Coello. Atlas de Espana y de sus posesiones de Ultramar. N»« 9 (partie de la VieiUe-Casiille) , 26 (partie de la prov. de Léon), 45 (partie de l'Andalousie), et carte d'ensemble au 2000000*. Chaque feuille 14 fr.

i52. E. DE Vernbuil. Explication sommaire de la carte géologique

BALEARES. a70

du voyage : « Les pages qyi suivent ne sont pas le^ résal^ tat d« profondes études : ce ne sont qnp des notices nuises en ordre telles qu'elles ont été recueillies sur pince dans fétë et Pautomne de 1B67, tantôt en mer, tantôt montés sur nos mules, dans les pauvres cabanes de paysans ou dans les palais des riches Mallorquins. »

Celui qui a écrit ces lignes y a mis beaucoup trop de modestie; dépouillé de ses somptueux accessoires, le livre resterait encore une excellente relation, pleine de faits et fort iDstructive. Elle a d'ailleurs été puisée, en dehors des observations personnelles, à des sources dignes de toute confiance. L'avertissement déjà cité ajoute : « Il est quatre personnes auxquelles j*ai des obligations tontes particulières, et dont je ne puis omettre les noms. C'est d'abord le D' Francisco Manuel de los . Herreros, directeur de l'institut Baléar à Palma; puis les frères don Lorenzo Prieto, homme de loi, et Don Francisco Prieto, inefénieur; puis enfin un ecclésiastique de Mahon, Don Francisco Gardona. Je dois aux trois premiers la plupart des documents statistiques contenus dans ce livre, et j'ai reçu du dernier une grande quantité de communications relatives à l'histoire naturelle. >

L'ouvrage est consacré, ainsi que le titre l'indique, à la relation descriptive des îles Baléares; et le volume actuel, qui n'est qu'une première partie, contient seulement la des^isription des deux plus petites tles du groupe, Iviça et Fermentera. J'ajouterai un dernier mot : c'est qu'un pareil livre feit autant d'honneur an pays qui l'a produit qu'à Fanteur k qui on le doit.

Lt Portugal at bm Colonias.

On décret publié dans les derniers jours de décembre 1869 pourvoit à la réorganisation complète du département

380 EUROPE. (n°' 444-455)

des affaires étrangères du royaume, ainsi que du service diplomatique et consulaire. Une série de mesures contresignées par le ministre de la marine, établit également sur de nouvelles bases les services publics dans les possessions d'outre-mer.

Un décret divise en six provinces les colonies portugaises, savoir : 1® Gap- Vert, comprenant l'archipel de ce nom, plus les possessions de Sénégambie et Guinée; 2** les îles de Saint- Thomé et du Prince, et l'établissement d'Âjuda; 3* Angola, c'est-à-dire tout le territoire portugais de l'Afrique occidentale au sud de l'Equateur ; 4*' Mozambique, Afrique orientale ; 5° l'État de l'Inde ou les territoires de Goa, Damao et Diu; 6® Macao et Timor, plus tout le territoire portugais de rile de Timor. Chaque province se divise en districts, et les districts en un ou plusieurs arrondissements; la province sera administrée par un gouverneur, avec attributions civiles et militaires; chaque district aura également un gouverneur.

Les gouverneurs des provinces du Gap-Vert, Mozambique et Ëtats de Tlnde auront seuls le titre de gouverneurs généraux. Près du gouverneur général sont institués un conseil de gouvernement et une junte générale de province. Il y aura dans chaque province un tribunal administratif, avec le titre de conseil de province. L'administration supérieure des finances, y compris tous les services qui en dépendent, est confiée à une junte dite des finances publiques.

Un autre décret réorganise l'armée d'outre-mer. Cette armée sera réduite à deux corps de troupes, l'un pour l'Afrique occidentale, l'autre pour l'Iode. Des garnisons seront établies à Mozambique, Macao et Timor. Cette mesure, qui produit une notable économie, réduit la dépense de l'année d'outre -mer à 556 182 298 reis (3 089 900 francs) au lieu de 1 275 258 381 reis (7 084 063 frfmcs).

Deux ports de la Gruinée portugaise, ceux de Bissao et

ichen, viennent d'fttre déclarés ports francs. Tous les pro« dts et marchandises importés en ces ports, sous quelque .villon que ce soit, seront exempts du payement de oits d'entrée à compter du l** janvier 1871. La navigam intérieure des rivières continuera à être réservée aux ibarcations nationales, aux termes de la législation du yaume.

Page 1