FRANCE. GÉNÉRALITÉS
rtaientde nos houillères; cependant les prix n'ont pas
i affaiblis, ce qui indique que la consommation a marché
issi vite encore que la production.
On va juger, en jetant un coup d'œil sur le petit tableau
li suit, des secours pour ainsi dire illimités que Tipdustrie
inçaise demande aujourd'hui aux machines et mécani-
les de tout genre.
On remarquera que les derniers relevés recueillis par
jdministration s'arrêtent à 1864.
Nombre d'appareils à vap. 6 ,014 9,029 25,027 Force en chevaux-vapeur. 145,807 243,232 674,720
Si l'on ajoute à ces témoignages de notre vigueur induselle que la moyenne des escomptes de la Banque de ance s'est élevée, de 2 milliards 843 millions en 1853, 5 milliards 733 millions en 1867; Que le nombre des livrets de caisses d'épargne a été porté, rantlamème période, de 844 949 à 1 748 944, et le solde aux déposants, de 286 millions de francs à 529 millions; On sera bien près de se faire une idée exacte du degré puissance productive où la France est parvenue dans la 3rieuse période qu'elle vient de parcourir. A. côté du développement des forces productives, n'ouions pas la force matérielle protectrice du rang des nations. )ici l'effectif de la marine militaire aux deux termes trémes de la période.
Bâtiments cuirassés à flot Néant. 50
Bâtiments à hélice (non cuirassés). 14 230
Bâtiments à roues 95 51
Bâtiments à voiles 211 99
Total général 320 430
Dans ces chiffres ne sont pas compris les bâtiments en antier, dont Timportance est actuellement considérable.
426 EtJROPB. (n^ 554-571)
Pwrts.
Paris ne forme pas on des chapitres ks moins onrieiiK de ce relevé deux fois décennaire, ni des moins importants. La transformation de la capitale de la France en moins de quinze ans sera pour la génération qni s'élève, «t pour la postérité tout entière, un objet d'admiration non moins qns d'étonnement.
Nous laissons parler Tanteur des Progrèê ds te France.
Population. — La population de Paris était, en 1851, de 1,053,263 habitants* Lors du dénorobremeiit de 1866, rile s'était élevée à 1 825 274.
L'annexion des communes suburbaines, opérée en vertu de la loi du 16 juin 1859, a apporté à la capitale un contingent de 351 596 habitants. L'augmentation réelle de la population a doDC été de 420 416 âmes.
Travaux de voirie, — Cet énorme accroissement expliqa# fi justifie les grands travaux de voirie auxquels a dû procéder l'édilité parisienne. 11 a fallu étendre les habitations sur de nouveaux espaces, et, afin d'y appeler les constructions, les mettre en communication directe et facile avec le centre de ht capitale. Il devepait en même temps nécessaire d'ouvrir à la circulation, chaque jour croissante, des voies plus larges et plus nombreuses* de relier entre elles et avec les points principaux de la ville les gares de chemins de fer, de rattacher la banlieue annexée à la capitale par un plan d'ensemble et d'j porter les améliorations dont jouissait l'ancien Paris. VEmpe* reur voulait surtout que les vieux quartiers, étroits et sombres, où s'entassait une population dense et maladive, fussent percés, assainis, parsemés de promenades et de jardins, et que dans les habitations les plus humbles pénétrassent l'air* la lumière et la santé.
Voie publique, — Dans l'ancien Paris, les voies publiques
1. Le nombre des voitures de toute sorte, cirimisnt dsQS PitHs en 1852, était de 20940; il est aujourd'hui de 48082. Le nombre des chevaux s^est élevé de SY262 à 69710.