ÉTUDES HYDROGRAPHIQUES
e Laplace, et peu d'années après, il fit partie d'une expédii analogue qui fournit à la science des résultats beaucoup J8 considérables. Effectivement, en 1836, il s'embarqua à >rd de la corvette la Bonite^ où se trouvèrent aussi deux )mmes dont les noms acquirent biçntôt une célébrité méritée, un était le pharmacien de la marine dont nous avons déjà irlé, M. Gaudichaud, qui y conquit le droit de siéger dans )tre section de botanique; l'autre était M. Souleyet, qui, largé d'assister M. Ëydouz dans son service médical, s'adonna rec zèle aux études zoologiques, et parvint à réunir, pendant voyage de circumnavigation de la Bonite^ les matériaux d'un ivrage de premier ordre sur l'organisation des mollusques. En 1837, Dumont d'Urville entreprit un nouveau voyage exploration dans les mers polaires de l'hémisphère austral, et s'appliqua à rendre cette grande expédition profitable à •utes les branches de la science. Les chirurgiens de la marine acés sous ses ordres formèrent des collections nombreuses il vinrent enrichir le Muséum d'histoire naturelle, et qui auurd'hui encore fournissent journellement aux zoologistes utiles matériaux d'études.
MM. Gaudichaud, Quoy, Gaimard, Lesson, Eydoux, Souyet, et les autres naturalistes dont nous venons de citer les )ms, ne sont pas les seuls savants distingués que le corps mécal de la marine ait fournis pendant cette période d'activité lientifique. Les services rendus à la zoologie et à la botanique ir ces navigateurs non moins zélés qu'instruits, sont des très sérieux à la reconnaissance publique, et il est à regretter le vers 1840 ce mouvement se soit ralenti. Depuis un quart 3 siècle, l'attention de nos marins s'est dirigée principaleent sur d'autres sujets, et les amis des sciences naturelles )ivent être fort désireux de voir les voyages de long cours l'exécutent les navires de l'État redevenir profitables à cette l'anche des connaissances humaines.
Après cet historique, et tout en reconnaissant les diffialtésque les conditions spéciales d'un voyage de vaisseaui*x)Ie peuvent apporter à de sérieuses investigations scienfiques là où il serait le plus utile de les poursuivre, le ipporteur en signale néanmoins quelques-unes qui semlent pouvoir être faites dans le cours du voyage, par exemle Texploration de la faune maritime par des sondages à
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de grandes profondeurs. On peut aussi recueillir jdeii obsfr* vations d'intensité magnétique et de tempécatoxes sons* marines. L'étude des phénomènes de la lumière xodiacale entre les tropiques serait d'un grand intérêt pour les physiciens. Les navigateurs du /«an-^ar^ pourraient aussi es < sayer comparativement les différents procédés qui ont été recommandés pour la détermination rapide des longitudes.
M. d'Abbadie insiste d'une manière toute spéciale sur l'étade des profondeurs océaniques au moyen des grands sondages. « Nous connaissons, dit-il, grâce aux nombreux sondages de ce genre effectués par des officiers américains et anglais, tout le fond de l'océan Atlantique qui sépare ITrlande de Terre-Neuve. Les déclivités, les saiUies, tout le relief du lit de la mer y ont été mesurées avec une admirable précision. Mais si nous connaissons bien la partie nord de l'océan Atlantique, nous ne possédons que des renseignement bien vagues sur l'Atlantique austral : il serait donc essentiel que les savants qui feront la campagne voulussent bien opérer le plus de sondages possibles dans des parages jusqu'ici incomplètement explorés. On a parlé de profondeurs de 14 000 mètres pour certaines parties de l'Atlantique austral ; Jes sondages ent-ils été bien faits * t Les opinions sont à cet égard si diverses, qu'il paraît indispensable de reprendre le travail avec les procédés p^feo* tionnés de la science moderne. »
M. Élie de Beaumont appuie vivement cette recommanda* tion. Le Jean-Bart passe précisément par des points de grande profondeur, qu'il sera extrêmement intéressant de relever. Et, d'ailleurs, il importe beaucoup que nos jeunes officiers de marine soient habitués à ce genre de recherches. Ils pourront ensuite faire exécuter de nombreux sondages sous leurs ordres.
Quoique des circonstances fortuites aient arrêté cette
l. Voir ci-dessus la remaniue à ce s^et par le capitaine SlMtitlaod*
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camp^^e du Jean-Bart dans les mers lointaines, ictions de l'Académie n'en couservent pas moins intérêt» EUes trouveront ultérieurement leur ap-
pédition française pour la vérification des bases astronomiques de la géographie du globe. Premiers résultats.
iport sur les travaux exécutés jusqu'ici par M. A. Germain. •ingénieur hydrographe de la marine impériale , et M. G. RIAIS, lieutenant de vaisseau, pour déterminer les longis des méridiens fondamentaux (commissaires : MM. Faye, i, Villarceau, Darondeau, Laugier rapporteur). CùrmaUe des Temps pour 1870. Additions, p. 4-9. Paris, oot. ISeS,
port sur la longitude de Rio-Janeiro, déduite des obserns méridiennes de la lune faites par M. Eug. Penaud, lieuit de vaisseau (mêmes rapporteurs). Ihid., p. 10-39.
port sur la longitude de Montevideo^ déduite des observaméridiennes de la lune, faites par M. G. FIeuriais (mêmes lissaires) . Ibid, , p . 40-63 .
t que se préparent les études hydrographiques it s'accomplir sur leJean^Bart^ notre expédition que de 1867 poursuit activement ses travaux. Une m formée au sein du Bureau des longitudes en a mis an net les premiers résultats, qui ont été ins la Connaissance des Temps pour 1870 (n^ 686 ous n'avons pas besoin de faire ressortir l'extrême e de cette grande expédition, destinée à fixer d'une Qvariable les bases astronomiques des la carte du
la suite d'un rapport adressé au Ministre de Tinpublique par le Bureau des longitudes, qu'il fut r le Ministre de la marine et des Colonies que des ) des ingénieurs hydrographes de la mxuAoê se*
raient dirigés sur différents points du globe, dans le but de déterminer, par des observations astronomiques, les positions d'un certain nombre de méridiens fondamentaux devant servir à assurer les longitudes des lieux intermédiaires. Le rapport de M. Laugier fait connaître le degré d'avancement de ce grand travail.
Les officiers qui ont reçu de S. Exe. M. l'amiral Rigault de Genouilly, Ministre de la marine et des colonies, la mission de se rendre dans difTérentes stations choisies par le Bureau des longitudes pour en déterminer les méridiens, ont quitté la France dans le courant de 1867 ; et déjà le Bureau a reçu un certain nombre de registres contenant leurs observations astronomiques. La Commission chargée par le Bureau de fixer les longitudes des méridiens fondamentaux, conclusions définitives de ce grand travail, s'est aussitôt mise à rœuvre,mais sa tâche ne laisse pas que d'être longue.
La discussion des séries d'observations et des erreurs instmmontales, d'oil doivent résulter les ascensions droites de la lune ; la réunion des observations correspondantes qui ont été faites dans les principaux observatoires et leur comparaison, devant faire connaître Terreur des tables lunaires pour chaque jour d'observation ; enfin la détermination finale de la longitude, qui devra être soumise à Tapprobation du Bureau : tels sont, pour chaque station, les différents points qui seront traités successivement par la Commission des méridiens fondamentaux. Ce travail est en voie d'exécution ; les calculs relatifs à la station de Montevideo sont entièrement achevés, et les résultats ont pu être imprimés dans les additions à la Connaissanee des Temps pour 1870. Mais, à raison de la longueur des opérations, la Commission a pensé qu'elle ne devait pas attendre qu'elle eût terminé son travail pour présenter un rapport au Bureau; au contraire, il lui a paru convenable de faire connaître dès aujourd'hui ce qui a été exécuté et ce qu'on doit attendre du zèle et de l'habileté des officiers qui se sont dévoués à une entreprise si utile. I^ous allons donc rendre compte des opérations qu'ils ont faites dans les diverses stations, en commençant par celle de Montevideo dont les registres nous sont parvenus les premiers ; et suivant l'ordre des dates, nous nous occuperons des autres stations.