ANTIQUITE
innés inscriptiçns italiennes, 4o Fabretti^, en le ramesur ce terrain (ci-dessus, n** 714), lui a donné lieu >oser les résultats auxquels ses propres recherches conduit.
• Maury rappelle la tentative d'élucidation du vieil ique faite par Lanzi , à la fin du siècle dernier, dans Saggio di lingua etrusca^ tentative restée à peu près le pour la science , parce que les données alors ac- 9s n'étaient pas assez nombreuses :
Les travaux des savants allemands et italiens, dit-il, Sclairé à des degrés divers les inscriptions osques, ommes, volsques, sabelliques et messapiennes. La langue }que seule, quoique représentée par un contingent icoup plus considérable de textes épigraphiques, a répresque totalement à l'analyse. Gomme elle n'offre pas ilogie manifeste avec Tancien latin, comme on n'y t de prime abord aucune affinité bien accusée avec *ec ni aucun idiome connu, on a manqué, pour son 3, d'une base certaine. Cependant les documents étrus- , actuellement placés entre nos mains, sont loin d'être à fait muets ; ils se sont assez accumulés pour qu^il )nne possible de tirer de leur classement des indiea- I positives et neuves. De là l'utilité d'un répertoire où les mots recueillis dans les inscriptions se trouveraient is et reproduits d'après les originaux avec la plus puleuse exactitude. Cest ce qu'a compris M. Ario- B Fabretti et ce qui lui a suggéré la pensée d'entredre l'œuvre qu'il vient d'achever. Dans ce répertoire )us les matériaux de nature à éclairer la constitution
Corpus inscriptionum Italicarum arUiquioris œvij ordine geottco digesiunij et Glossarium licdicum in quo omnia vocahula lenturex UmbriciSf Sabinis^ Oscis^ Volscis, EtrusciSj aliisquemontis quœ supersunt collectif, et cum interpretationibus vario- *splicantur, cura et studio A. Fabretti. Aug. Tauriaor., ex Offic. , 1861-67. 10-4".
516 GÉOGRAPftlE tîÉNÉRALE. (n»* 702-727)
ôl lé voéabnlaitiB des laUgilôs ilâliK)ti^S| il txfai apporte lé dei^èr mot des étudeà entreprises à leur s^ijet. Sa publication se décompose en denx parties : 1^ im dlôssAîre k«nf armant tous les mots de ces divers idiomélBy tes noms d'hommes et les lieux compris, qtie Uotks ont ttUii^mis les auteurs ou que nous fournissent lés inscriptions, les Tases, les kniroirs et les médailles ; t" un Corpïis dé tdtotes les inscriptions italiques icottïiues dressé par ordre géogtuphi* que, et dans lequel les textes sont dobnés d'après les collations les plus authentiques , les variantes indiquées pour les lectures incertaines ; le tout accompagné des informa* tiens nécessaires sur les monuments où sont gravés œs textes antiques. Ce Corpus inscriptionum Itaiicarum atrfiquioris œvi reproduit même quelques inscriptions du latin le plus archaïque qui , par leur teneur et leur forme, n rattachent aux idiomes primitifs de l'Italie. Le même motif a fait donner place dans le Glossaire k divers mots dn vieux latin.... »
M. Maury, entrant plus avant daiis le %tijet, ajoutée ce Dans le bilan qu'il nous faut dresse!* de nôtfé nVoîr en ét^sque, les non-valeurs dépassent de beatrco'tap iss créances recouvrables. A Tabsence d'iùformationé ^aà" tiveô slit* la famille linguistique dont cet idiome ttit sotli, se joigù^t les incertitudes qui baissent de l'usé^e incessant des abréviations. La suppression fréquente des vûjfriles et des lettrés finales s'oppose bien sot^veUt k M <]|!IM nous puissions constater la véritable forme dû ttibt. Sliis doute l'alphabet est aujôtird'hui parfaitement cotûiYk, Bt nous lisons saùs difficulté toutes les inscriptions; fiDais hi textes bilingues sont si rares, surtout si courts et si pen explicites, qu'ils ne nous apportent que des seconn bieo insuflisaM». Malgré cela, il n'est pas impossible û^tfÊtm à des résultats, les uns iucuntestables, les autres ajant vâ haut degré de probabilité. La plupart ont été Baisie, eiiopt au moins entrevus, par les savants iiaiiens qui ont dir^é
ÀIKflQttîTt. ^11
?B èftolrte de ce cftté, Vermiglioli, OtioU, MigliaHni, testabile, etc. Il ne reste guère qu'à les formuler en des nés plus précis et à les établir avec plus de solidité. )t ce que je tâcherai de faire, ajoutant çk et là aux dévertes de ces isavants anti(}uaire8 le fruit de mes obserons personnelles, que le livre de M. A. Fabretti m'a mis de compléter. »
l. Maury pose en fait trois résultats principaux qui ibl6tot pouvoir èlre regaMés Comme déE(ormais acquis lô terrain de l'étrusque : 1<> là coânaissàùce du s^^stème noms propres en usage dans TÉtrurie et des diverses eUations qui figuraient dans les épiiapfaes ; S^ le caracs indoHsuropéen de l'idiome étrusque, Caractère moins Doncé sans doutô que celui qu'offrent le ^ôc 6t le tàtiii, Ls qui se révèle à des signes certains; t"* les lois princids de la vocalisation de cette langue^, ifournies par la ipuraJieÉ des ttcMB grecs et lati)nà avec leur transbripi étr^qile. M. Màury a consacré uh attièl^ s^édiÉi} à icun Àe ces trois points ; nous devons, dans nôtre èô'ùrt luné » nous mainteuir sur le terrain des généralités ûotogiqires et ImguistiquëSé M. Maury les formule
iâfafliilie à laeqùelie afqÉirtient la langue étiteque a été, lies un demi siècle et plus, l'objet d'un débat qui n'est peint ore clos. Si la majorité des antiquaires a cru devoir rapprof^ cé^idièmè dn^èèl du léttih, tea^élà distance àssee senlé qui Peu )épare^ quelqué^-unS), comme le P. Tarquini \Bt Stickel, l'ont résolûmrat classé parmi les langues sémitiffl. En examinant la valeur des lettres de l'alphabet étrusque, il. Noël àes Vergers, sans se montrer aussi affirmatif, a <èhdkat laissé pefrcfer uïïe èertàitfe propension vers la i!néme nièi^'. Ce qui a fait iiicHneY de ce côté, c^est, il faut bien le e, moins l'examen intrinsèque des éléments vocaux et gramticaux, que l'origine lydienne attribuée généralement, chez les ûens, à la nation étrusque. Cette tradition admise, coname rtàinés données tendent à faire supposer que la langue
lydienne sortait de la souche sémitique, on en a conclu que Tancien toscan devait être rattaché à la môme souche. Cette préoccupation de mettre d'accord une tradition que Denys d'Halicarnasse a seul repoussée et les témoignages apportés par les inscriptions, est surtout visible dans le livre du regrettable M. Noël des Vergers. Cependant, Porigine lydienne des Étrusques fût-elle établie, elle n'entraînerait pas nécessairement ridentité ou Taffinité étroite de leur idiome avec celui que parlaient les Lydiens. Que la Lydie, d'abord occupée par les Méoniens, ait ensuite reçu une émigration venue des contrées sémitiques, cela ressort de toutes les informations que l'antiquité nous fournit ; mais cela n'implique pas que les nouveaux occupants aient imposé leur idiome à la Lydie. Le peu de mots de la langue lydienne qui nous sont parvenus ne suffit pas pour décider si elle était indo-persique ou sémitique, ou si elle avait pris naissance du mélaoge de ces deux familles. Mais, quand même le lydien eût été congénère de l'araméen et de Thébren, faudrait-il pour cela supposer que les colons qui de Lydie allèrent aborder en Italie, y implantèrent leur propre idiome et qu'ils effacèrent ainsi la langue que parlaient les populations qu'ils s'assimilèrent ? Ce qui s'est passé en une foule de contrées montre que la conquête étrangère n'a pas toujours pour effet d'introduire une langue nouvelle ; ce sont, au contraire, souvent les envahisseurs qui prennent l'idiome des envahis. Les Lydiens, à supposer qu'ils aient été Sémites, auraient donc bien pu adopter la langue qu'ils trouvaient répandue dans la partie de TOmbrie où la tradition les fait arriver. Ainsi Ton ne saurait rien préjuger sur le caractère de l'idiome étrusque, de l'origine lydienne prêtée à la nation tyrrhénienne, et le plus sûr est de ne prendre pour guide que les doni;ées fournies par les monuments eux-mêmes....
M. Maury passe en revue les mots étrusquesi peu nombreux encore, que les inscriptions fournissent à la critique des philologues, particulièrement les noms de nombres et les inflexions grammaticales qui se peuvent déduire des différents cas où se présentent les noms propres, et il résume ainsi son étude. « J'ai passé en revue les principaux éléments grammaticaux que les monuments nous fournissent, et cet examen suffit pour nous convaincre du caractère indo-européen de l'antique idiome des Tyrrhènes. Ce ca-