Ci-dessus, p. 153, no
;, août et septembre. Il n'y a qu'un enthonslasme sans s qui a pu soutenir Dollfus et son compagnon de voyage lieu de pareilles fatigues et dans un tel pays, i Ifus a payé cruellement cette ardeur excessive. Le climat ivalt bravé frappa d'une mortelle atteinte une constitution lus robustes. Revenu en France au commencement de et marié quelques mois après avec Mlle Gros, Dollfus bientôt les premiers symptômes du mal qui, dix-huit mois ard, devait l^emporter. — On trouvera de plus amples s dans la Notice que M. Marcou a consacrée au voyageur, in de la société de Géographie, août 1869, p. U3-152.
lDon (lady Duff-), morte au mois de juillet 1869. Ses s from Egypt. sont citées en Angleterre pour la grâce du it la finesse des observations.
IN (Jdiann^eOrg von-;, Consul général d'Autriche à Sa* le, mort le â3 septembre, dans sa 59* année. Cette perte le des plus grandes pour la science géographique qao lyons à enregistrer. Le nom de M. de Uahn restera indis^ ent lié à l'histoire géographique des territoires ottomans rope par ses savantes « Études sur l'Albanie » (1854), par Voyage de Belgrade à Salonique » (1861), et par son âge dans les vallées du Drin et du Vardar j (1867). Nous parlé plus d'une fois de ces belles recherches du Gonsol i, dans les volumes de l'Année géographique*
9Y (James), fondateur et président de VAnthitùpological / de Londres, c C'est une victime du Congrès scientifique ter, a dit un journal. La courte maladie qui Ta ema été causée par le désappointement et la mortification li avaient fait éprouver la manière dédaigneuse dont la le de Panthropologie a été traitée par cette assemblée. Il lit rendu avec plusieurs mémoires écrits par lui ou à lui s par leurs auteurs, mais la plupart n'ont pas été admis scture. Il en fut si vivement contrarié que, quelques jours rouverture du congrès, il était ramené chez lui d'Ëxeter, lalade, et ne s'en est pas relevé. » Ajoutons que la surezm causée par les discussions très- vives, et en partie perlies, qui avaient eu lieu Tannée dernière au sein de la é au sujet du journal qu'elle publiait sous la direction de
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M. Hunt, a bien pu ne pas être sans inflaenoe sur ce triste dônoûment.
Jablomski, Consul de France à Zanzibar, mort en France an mois de novembre 1868. Nous mentionnions tout récemment le nom de M. Jablonski, à Toccasion des excellents renseignements qu'il avait fournis à M. Germain sur Pile de Zanzibar (ci-dessus, p. 49).
Lamartine (Alphonse- Marie-Louis de), né à Maçon le SI oc» tobre 1792, mort le 29 février 1869, dans sa résidence de Milly, où se sont écoulées les dix-sept dernières années de sa vie. Cette glorieuse illustration nous appartient par son Voyagé en Orient (1832-33).
Laborde (Léon, comte de], fils du comte Alexandre de Laborde, né à Paris le 13 juin 1807, mort dans la même ville le 25 mars 1869. Il fit ses études à l'université de Gœttingue, et» à la fin de 1825, comme complément d'éducation, son père le conduisit en Orient, où de belles découvertes s'offrirent à son talent de dessinateur ; et lorsque son père, éprouvé par le climat, l'eut quitté en Egypte pour revenir en France, le jeune Léon continua seul, ou accompagné d'un compatriote, M. Linant de Bellefond, qui venait de se fixer en Egypte comme ingénieur au service du vice-roi, le j eune voyageur, dit-je» continua ses explorations d'archéologue et d'artiste dans la vallée du Nil, dans la presqu'île de Sinal et dans l'Arabie P6trée, en Syrie et en Asie Mineure. Cette belle et fructaenae visite aux pays du Levant fut à la fois le début et la fin de sa carrière de voyageur ; le reste de sa vie a été consacré en partie à des emplois diplomatiques (jusqu'en 1836), en partie à la publication des riches portefeuilles qu'à l'exemple de son père il avait rapportés de ses courses, en partie à des études et à des fonctions d'artiste archéologue. Membre de l'académie des Inscriptions, où il succéda à son père en 1842, conservateur des antiques au Louvre en 1845, enfin directeur des Archives de l'Empire en 1857, place qu'il a occupée jusqu'à sa mort, et où il a eu pour successeur M. Alfred Maury, son confrère à l'académie, M. Léon de Laborde a été du petit nombre de savants qui peuvent donner leur vie entière à des travaux de leur choix sous le sourire constant de la fortune. Ses publications archéologiques et artistiques sont nombreuses. On en peut voir
i liste dans les biographies ; je ne yeux relever qne celles qui juchent à ses voyages de 1825 à 1828. Outre quelques mereaux détachés, tels que le Journal (Tun voyage dans le Fayoum^ [orné à la Bévue française (juillet 1829), ces publications, qui appartiennent aux arts en même temps qu'à la science, sont au lombre de quatre : Voyage de V Arabie Pétrée. Paris, 1830-33, ^rand in-folio ; — Flore de P Arabie Pétrée, 1833, in-4*> ; — /oyage en Orient (Syrie et Asie Mineure), 1837 et a. suiv. ^rand in-folio; — Commentaire géographique sur V Exode et les Vomira, 184k2| in-folio.
Lanolois (Victor). Voyageur et orientaliste, né à Dieppe en .829, mort à Paris le 15 mai 1869. Les études de M. Victor janglois ont eu pour objet exclusif l'Arménie, et il a apporté lans ses travaux un grand zèle et une grande constance, sinon me crilique bien profonde et une érudition bien étendue. Il ivait entrepris, dans les derniers temps de sa vie, une Collection les historiens arméniens^ dont il a paru deux volumes, et dont If. Ed. Dulaurier fait en ce moment Texamen dans le Journal les saoanis (ci-dessus, p. 335). V. Langlois fît en 1852 un voyage m Gilide (la Petite-Arménie), et il en a publié la relation : Voyage dans ta CUide et dans les montagnes du Taurus^ .852-53, Paris, 1861, grand in-8o. C'est une œuvre de jeunesse.
Lboott (Alfred), auteur de remarquables travaux statistiques sur la France et la Suisse, né à Giermont-Ferrand (Puy-de- )dme) le 18 novembre 1815, mort à Paris vers la fin de 1869. )epuis 1852, M. Legoyt occupait au ministère de l'Intérieur le X)8te de directeur du bureau de la statistique générale de la france, où il avait succédé à M. Moreau de Jonnès. Les princimles publications de ce laborieux économiste sont les suirantes : La France statistique^ 1843, in-S». — De nombreux norceaux insérés dans les volumes de la Statistique générale de a France^ grand in-4*, notamment le Mouvement comparé de a population en France et dans les autres étais de V Europe f 1859. — iâatériaux pour une histoire de la statistique^ in-8*. — La France et Vétranger; Études de statistique comparée, Strasbourg, 1864, in-8» (Levrault). — (Avec M. Vogt), La Suisse^ territoire^ jopidationt etc. Strasbourg, 1866, in-8o.
LÉVESQUB-DESVÀRANNESy né le 3 juillet 1830,morten juillet 1869, capitaine de frégate, a donné dans la Revue des DeuX'Mondes:
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ta Chine depuis le traité de Pékin (avril, 1863); L^ Coohinehim française depuis VanneoDÙm des provinces du Sud (février 1868)«
LoGAM, mort à Poulo^Penang en 1869» où il oocapait \m poBta public et dirigeait la Penang Gazette. Le nom de M. Logaii est tenu eu haute estime par tous oeux qui s^oecupent de la géogra« phie et de rethnologie du N. £. de Tlude, de rindo-Ghine et de la Malaisie, et qui trouvent d'abondants mat6riiiux dtns le Journal of Eastem ArchipelagOt que M, Logan fonda en 1847, .et qu'il a continué jusqu'en 1858. La coUeotion de ce reeoeili malheureusement très-rare en Europe, et qu'il est bien difficile de se procura, se compose de 11 volumes.
Phil. Marie Guill. van dbr Maelsn, né % Bruxelles la ^ dé* cembre 1795, mort le 19 mars 1869, avait fondé à Bruxelles un établissement géographique, d'où sont sorties, nonobstaDt son caractère essentiellement commercial, quelques produotions importantes. On peut citer, outre de grands atlas et de* cartes sans nombre; une suite de dictionnaires géographiques spé«* ciaux des provinces du royaume belge, publié de 1831 à lÛ$.
Maoé (E.), lieutenant de vaisseau, mort en mer, sur les pètes de France, en décembre 1869. La catastrophe qui a tm>ebé si prématurément une carrière déjà honorablement remplie et encore si pleine d'avenir, est un de ces drames lugubres qui viennent assombrir par intervalles les fastes de la marine. Mage venait de prendre le commandement de la corvette à vapeur la Gorgone, Parti de Cadix, le bâtiment se rendait à Cherbourg. Le 30 décembre, il devait se trouver à la hauteur de Brest. Cette nuit-là. d'effroyables coups de vent avaient soulevé la mer et battu la côte. Le lendemain et les jours suivants, la plage couverte d'épaves annonçait d'une manière trop certaine que la tempête avait prélevé son sinistre tribut. De pauvres pécheurs, quelque frêle navire de oaboteurs, auraient péri sans doute au milieu de l'ouragan. Mais parmi les débris que le flot amène, on en trouve qui portent inscrits le nom de la' Gorgone, Une affreuse anxiété s'empare de tous les esprits, et bientôt cette anxiété se change en une douloureuse certitude. Les jours se sont écoulés, et, non-seulement la Gorgone n*a pas paru, mais d'incessantes épaves, trop aisément reconnaissables, ne permettent plus ni doute ni espoir. Un grand bâtiment de l'État, avec ses cent-vingt hommes d'équipage et l'état-major tout
kr, et l'offider distingué qui les commandait, tout a périf pi et biensy durant cette nuit funeste, sans qu'un seul nme ait survécu pour raconter les circonstances de ce grand asirel
it lieutenant Mage, jeune encore, avait attaché déjà son nom ilusieurs expéditions à la fois politiques et scientifiques, 18 les contrées qui touchent aux firontiëres intérieures du légal. En 1856 il faisait partie d'une reconnaissance qui, sur ^isD à vapeur le Dialmath^ fut chargée d'étudier le réseau de ièrss enchevêtrées qui couvrent au sud les limites maritimes Sénégal, et ce fut lui qui en construisit la carte avec une ice dans la Ravue du ministère de la marine '. En 1860, il fut noDEibre des officiers que le gouverneur Faidherbe choisissait mi les plus instruits et les plus énergiques, pour aller chez lilaores de la droite du Sénégal nouer ou consolider des rapts de bomie entente, en môme temps que Ton relèverait au ien de ces tribus turbulentes le respect du drapeau français, a-seulement le but politique et commercial de ces missions 1860 a été complètement atteint ; mais il en est sorti des lières toutes nouvelles sur les parties du Sahara comprises re notre colonie et le Maroc. M. Mage avait eu pour sa part mission du Tagant ; il en a écrit une très-intéressante rel&-
d. Mage nourrissait une plus haute ambition. Sur la fron« re orientale de notre grande colonie sénégalaise s'étend une te région à peine connue, que traverse le Çbioliba dans son irs supérieur et qui aboutit à Timbouktou. Deux ou trois ropéens seulement ont pénétré dans ces parties intérieures m ont ébauché l'exploration. Depuis quinze ans une nouvelle nination s'y est élevée, provoquant Texcitation religieuse au »fit de ses vues politiques, et ne visant à rien moins qu'à der un empire foulah qui soit dans TOuest du Soudan ce que Foulah du Haoussa sont depuis soixante ans dans le Soudan sntal. Cette puissance nouvelle nous est hostile, et nos armes dent dû la refouler, dès l'origine, au delà du haut Sénégal.
. Les rivières de Sine et de Saloum (côte occidentale d'Afrique), me maritime et colon, j année 1863, p. 673-679. . Revue alg. et colon,j t. III, 1860, p. 1-28, avec une carte.— Vincent et M. Bourrel étaient chargés chacun d'une mission simulée dans TAdrar et chez les Braknas. Voir le l*^ vol. de VArmée >graphiq%ie, p. 95, et t^ V, p,j 385.
Il pouvait cependant y avoir un grand intérêt à renouer de ce côté de bonnes relations ; un des projets du général Faidherbe avait toujours été de nous ouvrir la route de Timbouktou, le marché de la haute Nigritie. C'était aussi depuis longtemps l'entreprise que rêvait M. Mage dans le secret de sa pensée ; aussi ce fut sur lui que le gouyemement jeta les yeux quand fut venu le moment de la réaliser. Le général Faidherbe jugea prudent d'associer à M. Mage le docteur Quintin, chirurgien de marine capable et résolu. La mission était à la fois politique et scientifique; il s'agissait de nous attacher d'amitié Omar-el- HadjI, le chef du nouvel État, et d'opérer entre le haut Sénégal et Timbouktou une bonne reconnaissance, appuyée sur une série de déterminations astronomiques. M. Mage et son compagnon se mirent en route au mois de mai 1863; leur expédition a rempli trois années entières, jusqu'au milieu de 1866. Des circonstances difficiles, souvent périlleuses, n'ont pas permis de la pousser aussi loin qu'ils l'avaient projeté ; la route de Ségo à Timbouktou leur est restée fermée. Les résultats obtenus n'en sont pas moins considérables. Pour ne parler que du côté géographique, les relevés de M. Mage et ses observations nous ont donné d'excellentes lignes de route entre le haut Sénégal et le haut Dhioliba (fleuve que les relations nomment trèsimproprement le Niger). Des notions . importantes ont été obtenues sur les pays intermédiaires. Les déterminations astronomiques de Mungo Park, restées ouvertes à la discussion, ont été contrôlées avec autorité, rectifiées sur quelques points, confirmées sur d'autres * . En un mot, la carte de M. Mage ajoute une page extrêmement importante à la géogmphie positive du nord-ouest de l'Afrique, en même temps que l'ample relation qu'il a rédigée est pleine d'incidents et de détails curieux sur les mœurs et les habitudes des populations de cette haute région*.
La mort si tristement tragique du lieutenant Mage est un deuil profond pour ses amis et pour les amis de la. science; mais du moins il avait conquis un titre qui associe noblement
1. Voir le Bulletin de la Société de géographie, octobre 1866, p. 290 et suiv,
2. En voici le titre : Voyage dans le Soudan occidental {Senégamhie et Niger) y par H. Mage, lieutenant de vaisseau, 1863-1866. Paris, Hachette, un vol. grand in*8 de 706 pages, avec une grande carte originale.
1 nom à ceux des plus courageux et des plus habiles explo- ;ears de notre époque.
. BlâRnN DE MoussT (le D' Jean-Ântoine-Victor), ne en 1810, mort à Paris le 29 mars 1869. Il avait embrassé la profession médicale. £n 1840 il conçut le projet d'un voyage dans TAmérique du Sud, où il se proposait d'étudier d'une manière spéciale les modifications que les Européens éprouvent dans leur organisation sous l'influence de ces climats. 11 se proposait également d'étudier de près la géographie des provinces Argentines et leur ethnographie. L'ouvrage qu'il a publié sur ces provinces depuis son retour à Paris montre qu'il a magnifiquement rempli son programme ; une mission qu'il avait reçue du ministère de l'iostructioa publique devait lui faciliter ses recherches. Il partit en 1841. 11 rencontra d'abord des difficultés de plus d'une sorte. 11 dut rester douze ans à Montevideo en attendant l'ouverture des régions de la Plata, dominées alors parla cruelle dictature de Rosas. Il employa ce temps à étudier le pays, à faire des observations météorologiques, à organiser des hôpitaux et à soigner les troupes qui défendaient la ville pendant le siège de neuf ans. qu'elle eut à soutenir. En 1864, la Plata s'ouvrit enfin devant lui, et sous les auspices du gouvernement argentin il parcourut ces régions pendant cinq ans, recueillant une masse énorme de documents sur lesquels il rédigea sa Description géographique et statistique de la Confédération argentine (Paris^ 1860-64, 3 forts volumes in-8). Le Sénat argentin venait de décerner à l'auteur une récompense nationale de 30 000 piastres, lorsque le coup mortel l'a frappé. Martin de Moussy venait de mettre la main au grand et bel atlas qui forme le complément de son ouvrage, et qui a paru il y a quelques mois seulement '.
PoucEL (Benjamin), mort à Marseille à la fin de décembre 1869. La mort a frappé à quelques mois d'intervalle deux hommes que les hasards de la vie avaient conduits presque en même temps dans la même contrée, et qui, dans un cercle de travaux différents, s'y livrèrent à des recherches analogues. M. Benjamin Poucel, de même que le docteur Martin de Moussy, arriva dans les provinces de la Plata vers 1841. Quoique son objet principal fût l'élève sur une grande échelle des