‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 32 sur 249 · CalctUa and soath*Eastern · texte numérisé non relu

CalctUa and soath*Eastern

132 ASIE. (n^ 89-122)

Deux lignes de grande direction étaient en outre à l'étade : la ligne de Lahor à llndus par le Pendjab, et la ligne du Scinde d'Haïderabad i Moult&n.

106. Davidson. The Railways 6f India. Lond,<, 1868, in-8*. 15 sh.

107. G. Chisnet. Indian ^olity : a view of the system of administration in India. Lond., 1868, in-8% xxiv-490 p. 12 sh. (Longman.) -

^ Livre plein de faits sur l'histoire administrative et économique de

rinde.

108. J. Forbes Watson and J. Will. Katb. The People of India; a seriet of photographia illustrations, with descriptive lettei^ press, of the Races and Tribes of Hindustan. Originally prepared under authority of the govemment of India, and reproduced by order of the secretary of State in Gouncil. I/nuk, 1868, gr in-4". Vol. I et II (ÂlIen).

La suite complète de cette belle publication aura 8 volumes; le prix de chaque volume, composé de &o à 60 planches montées avec textCi est de 21. 5 sh.— Nous n'avons pas besoin d'insister sur la haute uti* nté d'une semblable galerie de toutes les castes et de toutes les tribus de l'Inde, pour les études^ ethnographiques. Il est fâcheux que le prix nécessairement élevé de l'ouvrage en interdise l'approche précisément à la plupart au moins qui sauraient en tirer le meilleur parti scientifique.

109. Capt. G. £. Frbter. â. few words concerniDg the hill people inhabiting the forests of the Gochin state. /• of the Roy. Asiatic «oc., vol. m, part. 2.

110* R DB Ransonnet. Sketches of the inhabitants, animal life and végétation in the lowlands and high mountains of Ceylan. lond., 1867, in-folio. 2 1. 2 sh. (Hardwicke).

Ouvrage d'ane magnifique exécution.

111. T. G. Jbbdon. TheMammals of India, a natural History'of ail the animais known to inhabit continental India. honà,^ 1868, in-8. 15 sh. (Smith).

112. J. C. Mabsbitan. The History of India from the earliestperiod to the close of lord Dalhousie's administration (1856). lond. , 1868, 3 vol. in-8. 22 sh. 6 d.

L'aoteor s'est proposé de compléter History of India d*£lphiiistonè, malheureusement restée inachevée.

113. The History of India, as told by its own historians. The Mohammedan period. Edited f^om the posthnmous papers of the late H. M. Eluot, by Prof^ G. Dowson. vol. \l Lond,, 1867, in-8*, xxzli-542 pages.

M. Elliot, mort en 1853, avait réani des inatérianz conBldérablet poar la publication dot historiens musulmans de llnde ; en 1849 il avait publié Vintrodoetion de ce grand travail, sons le titre de Bibliographical Index lo tke hUtorians . of mohammedan Jndia, Cette première partie de la collection projetée est surtout consacrée à la géographie musulmane de Tlnde d'aprè^ les aatenrs originaux ; sous ce rapport elle est d'un très-grand intérêt. Le volume, imprimé au Cap, est fort rare; M. Dowson l'a repris, revu et complété d'après les papiers d'Elue t, ttil en a formé la !'• partie maintenaht publiée.

11^. Lieut.-col. C. B. Mallbson. History of the French in India, trom the founding of Pondichery la 1674, toits capture in 1761. lond., 1868, in-8«. 16 s,h. (Longmi^n.)

Lira un article de M. Blerzy sur cet ouvrage, dans la Bevtu de* Heuc- Mondety !•* novembre 1868. « A voir en quelle estime l'auteur du livre tient les fondateurs des colonies rivales.de l'Angleterre, avec quelles «ouleofs il peint les grandes figures de Martin,de Dupleiz et de Bussy, on ne dirait pas que l'ouvrage a été écrit par un étranger. »

lis. Major W. Nassau Lebs. Materials for the history of India for the 600 years of mohammedan rule previous to the foundation of the british indian empire. Jùum, of the Roy, At. «oc, vol. AU, part. 2.

1 16. BâboQ 60UBDA8S Btsack. Od the antiquities of Bâgerhftt. Jàumal of the Àtiatic soeiety of Bengalf 1867, part. 1, n*2, p. 126-135.

BâgherhAt est une petite ville, aujourd'hui fort insignifiante, du ddta du Gange, à une cinquantaine de milles à vol d'oiseau vers le S. E. de Jessore. Son nom même, qui signifie •< la Foire du Jardin, » parce qu'un marché s'y tient chaque semaine sur un terrain où furent autrefois les jardins du gouvernement, est de date toute récente, car il n'est officiellement consacré que depuis 1863 ; et cependant le nom antérieur est déjà oublié. Bàgherh&t, néanmoins, a eu sa période de prospérité et de splendeur relative, il y a de cela 4 ou ans, sous l'administration d'un certain khàn Djahàn appointé par le gouvernement de Delhy, et qui se plut à embellir sa résidence de constructions qui subsistent encore, d'une belle mosquée, notamment, que décrit Tautenr du mémoire.

117. J. MoLHEBAN. On the Cromlechs of central India. Proceedingt ofthe Atiatic, soc, ofBengalj avr. 1868, p. 116-118.

118. Rapport sur l'Inde anglaise, présenté à S. E. le ministre de l'agriculture et du commerce par M. J. Sieqfbibd. Moniteur du 24 novembre 1868, p. 1505.

(Voir ci-dessus, p. 19.)

il9. Annuaire des établissements français de Tlnde, 1868. Pondichery, in-18, 178 pages.

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*12a. Gk>l£B du Baogale. Gorrigôe, sept. 1867, n* 900.

ta. Solfe âii3)nigAe.t:afte'âes1xtt(dhBB An Mlg^lMifie oceiàenftûe, oompranant les rivil&it» ^u^^, Htftlsk lii IBourin-

!&&.▲.&• 3!àffLQB, I. XL, lCM»ée la oMe ocoidenUle âô tlhdousttan, loompwnagt le igolfis de Mantr, les Maldives et les laquedives. Trad. de Tangl. par M. a. Laffoot, «capH. de ^ssetu. Paris, 1868, Dôpôt de la marine, in-8, vm-478 pages. 8 fr.

iS t^. Lîftliaiftii»ldi 4a Jloid«G«ei4. SaieaDe

li «nnSG u 9t8 ImniB jrriî n MtéftttM fwpviftiKpio do l'Inde^ et surtout pour la littérature etlmographique. Les pul£catioxiB ont ité novUreaseB, comme on petit Je toir par notre hibliograpUa, et plosieiups eoal 2i'uae importance exceptionnelle. Il en est une, qui fi'«9t qv'anÉfmcée, il eat n^i (n* 91), ^i cornet d'éclairer oempléiettent un des c^îne jusqu'à présent les phis obscurs, ^u tocrt; n moins des plus jibsolument inexplorés de l'ethnologie aborigène; oepandast les tiiboa BMMatagaardes de rexirème norl-ouest, doit pas un seul voyageur n'ayait pu jusqu'à ptéseï^ visiter ka âpraa vallées, appaitiennant indubitaÛettaaft, par la langue et la physionomie, à la souche indo-européenne. Un antre ouvrage, celui-là oomplétement publié <a* 96), apporte à l'étude des tribua natives de Tlnde centrale et des contrées du Oange le puiesant secours de la philologie comparée; en même temps qu*une vaste galerie de représentations photographiques met sous nos yeux les représentants de ces tribus incultes et des autres classes de la population indigène, avec leurs traits, leur costume et leurs habitudes (n** 108). En remontant plus haut dans Téchelle sociale, le tableau de la vie indienne est exposé dans un volume intéressant (n* 100); et il n'est pas jusqu'aux rapports officiels sur les chemins de fer actuels de la péninsule (n* 1 05). parmi d'autres points de vue importants, qui n'apportent

de curieux indices du mouvement de trausformation qui s'opère dans les haintndes et les préjugés trente fois sécu» laires nés de la constitution des castes.

La guerre a eu son rôle dans ces notions nouvelles. C'est à des expéditions conduites contre les tribus insoumises de la frontière N. 0. que sera dû l'ouvrage du D' Leitner, ainsi que la relation d'un officier général^ sir Sidney Gotton (d? 92).

Le journal le plus important ^'Angleterre écrivait tout récemment (le 7 octobre), à propos de cette guerre de frontière, un article qui a été fort remarqué et qui nous paraît digne d'être reproduit. Nos lecteurs jugeront cotnïH'e nous, sans doute, que les considérations du pùblîciste anglaîs sont instructives sous plus d'un rapport.

> fi y a juste quelque vingt ans que nos armées de Tlnde effectuaient, après une lutte acharnée, la conquôte du grand royaume de Pendjab. La nation turbulente çt guerrière des Seïkhs devint un peuple de sujets britanniques, et Ton eut tant de succès dans l'administration de cette nouvelle possession, que sa force et ses ressource^ devinrent le salut de notre empire sous la direction de sir John I)a\\Tence dans les terribles insurrections de 1857. Mais en faisant la conquête du Pendjab nous nous trouvions naturellement avoir une nouvelle frontière au nordouest. La ligne de nos postes avancés se trouvait portée du Satledj à rindus, et franchissait même le grand cours d'eau qui forme ia limite historique de l'Inde. En faisant ce pas en avant, nous contractions des obligations d'un genre nouveau et assez gênant, si gênant qu'aujourd'hui môme, au bout de vingt ans d'expériences politiques et militaires, ces obligations paraissent plus onéreuses que jamais. La guerre des Seïkhs a éliô définitivement terminée en 1849, et en 1850 commençait la guerre des frontières. Depuis cette époque jusqu'à l'heure actuelle, les expéditions contre les tribus limitrophes se sont succédé avec une régularité si peu interrompue, que la petite guerre dont nous soutenons actuellement les charges est en réalité la vingttroisième de la série.

Dans tous ces troubles, il n'y a rien qui soit au plus léger degré incompréhensible ou en opposition avec la nature des

choses. Au contraire, diversesraisonsconspirentpour nous faire douter ^e jamais l'état de choses auquel nous somnaes en butte puisse disparaître devant aucune mesure politique que ce soit. 11 faut bien se rendre compte qu'entre Tin dus et la grande chaîne de montagnes qui en borne le bassin du côté de Touest, se trouve une longue bande de terrain fertile et bien cultivée. Ce pays fait partie de nos possessions, qui s'étendent ainsi jusqu'au pied de la chaîne. Les (labitants de la plaine sont donc nos sujets, et comptent sur notre protection *pour sauvegarder leur sécurité. Quant aux montagnes, elles sont habitées par des tribus qui descendent de la race des Afghans, mais qui ne relèvent que d'une manière nominale des souverains de l'Afgha-

»nistan. Ces montagnards constituent eux-mêmes une race brave et guerrière, dont les traits amaigris respirent le besoin. Habitant sur des points presque inaccessibles, ils sont endurcis à la guerre, et élevés dès l'enfance à regarder la rapine et le pillage comme la première occupatiou de la vie.

Voilà le premier motif permanent et éternel qui pousse les habitants d*un pays de monlagnes à chercher leur proie dans' les plaines situées à leurs pieds. Ils descendent des hauteurs, tout à fait comme des loups, ^pour emporter chez eux ce qu'ils • peuvent saisir. L'Afghanistan est l'une des contrées les plus pauvres et les moins productives du monde, et ses habitants affamés et sauvages ne peuvent regarder les scènes d'abondanc» qui se déroulent en bas de leurs montagnes sans éprouver le besoin impérieux d'en enlever quelaue chose à leur profit. Mais ce n'est pas là toutefois le seul motif qui pousse les montagnards en question. Ils sont de la même religion que ces tribus qui dans les temps passés descendirent de ce même miissif montagneux pour marcher à la conquête de l'Inde et en faire leur possession. On n'a point encore oublié les traditions que conserve le souvenir des victoires des Afghans, de la prise et du pillage des cités* opulentes, et, en outre, l'élément du fanatisme relfgieux a été avivé chez eux par une série bizarre d'événe-*

\ ments, jusqu'à ce qu'il soit arrivé à prendre trop d'importance pour qu'il soit pos&ible de le négliger. 11 y a environ quarante ans de cela, un fanatique musulman à moitié idiot vint se fixer chez une tribu de^ montagnards à l'angle nord-ouest du Pendjab et proclamer une guerre religieuse contre les Seïkhs. La colonie fondée par cet aventurier était représentée il y a cinq ans par les fanatiques de Sitana, contre lesquels nous envoyâmes alors une expédition, et elle existe encore en se donnant

hautement la mission de nous chassef de Plnde et de rétablir la prépondérance de la loi musulmane. Quand nous aurons dit que ces fanatiques n'ont jamais été plus de quelques centaines, et que le chiffre auquel ils se vantent aujourd'hui d'atteindre est de dOOO, le lecteur sera disposé à sourire de leurs prétentiens ; mais ce qu'il y a de vrai, c'est que ce levain peu important sifîSt pour mettre une multitude de montagnards en pleine fermentation. La colonie ou Técole même se recrute sur notre propre territoire et surtout dans le Bengale, où l'on envoie des hommes et de Tangent avec une confiance des plus vives dans le soccès de leur missioA. Maintenant, comme les montagnards sont tous musulmans, et pénétrés plus ou moins profondément de l'article de leur doctrine qui proclame la guerre sainte contre les infidèles, cette petite troupe de fanatiques peut aisément jeter de Thuile sur le fen, et persuader aux habitants des frontières de faire cause commune pour la lutte sacrée.

Cette combinaison du principe des croisés avec les instincts pillards de la race constitue un mobile des plus puissants, auquel nous pouvons probablement ajouter une influence occulte qui leur donne sous main une nouvelle impulsion. Derrière ces montagnards à demi indépendants se trouvent, en effet, les Afghans proprement dits, et derrière les Afghans se trouve la Russie. Il n'est pas nécessaire de supposer que les Russes ou les Afghans excitent effectivement les montagnards à la guerre ; mais la seule convi tion que les Anglais ont un puissant ennemi qui se trouve déjà à Bokhara peut bien être une circonstance déterminante pour ce qui se passe en ce moment '. Gomme fait matériel, on 'nous dit que l'on a déjà massé dans ces régions vingt mille hommes des meilleures troupes de l'Inde, et qui sont toutes prêtes à agir. Nous n'avons pas besoin d'insister sur les provocations qui nous ont portés à nous mettre en mouvement, ni sur les probabilités de l'issue de la guerre ellemême. Coûte que coûte, nous atteindrons le but de l'expédition, et peut-être détruirons-nous le repaire de ces fanatiques. Mais la question est de savoir s'i nous est possible de modifier notre politique de manière à éliminer les causes de cette guerre de frontière. Le projet principal que l'on conseille d'adopter pour pacifier la frontière consiste à mettre fin à son existence, c'està-dire à annexer le pays et à absorber à la fois les habitants et

1. Voir ci-dessus, p. 125, les réflexions analogues de sir Henry Rawlinson.

lenrs montagnes dans nos propres possessions. Une proposition de ce genre n'est pas sans ajtrait. Nos postes avancés sont éta« bïis dans une plaine chaude et insalubre, avec un grand cours d'eau qui coupe la retraite de nos troupes par derrière. Une telle position n'est pas moins défavorable au point de vue stra-^ tégique qu'au point de vue sanitaire. Nos fatigants ena* mis contemplent nos établissements du haut de leurs repaires escarpés, et de là ils peuvent faire leurs incursions avec une entière impunité.... Pourfairede ce côté le service de la frontière, nous avons constamment douze mille hommes engagés à poste fixe, sans compter les expéditions éventuelles analogues à celle d'aujourd'hui. '

Ou'adviendrait-il si nous établissions nos postes avancés sur le^ hauteurs elles-mêmes, et si nous plantions nos forts sur ces montagnes fraîches et pleines de charme que les Anglais, haletants sous le soleil de la plaine, contemplent de loin sans pouvoir en jouir? A cette question nous ne saurions répondre que piar une autre question : Quels seraient alors nos voisins ? fi faut bien que nous ayons une frontière quelqife part, et au del^ de cette frontière, il faut bien qu'il y ait des populations d'un genre ou d'un autre. Améliorerons-nous les choses en allant plus loin ? En supposant que nous soumettions ces tribus indé* pendantes et que nous fassions notre frontière de leurs montagnes, nous nous trouverons en contact avec ies Afghans euxmêmes. Sera-ce là un voisinage tranquille? Nous pouvons préférer à cette ligne de conduite une autre politique, celle de la conciliation-. Mais comme c'est cette politique qui a produit 2â guerres en 19 ans, on doit la. considérer comme ayant totalement échoué. Jusqu'ici nous n'avons pas acquis un seul mètre carré de territoire de ce côté. Nous occupons simplement le pa}^ qu'occupait avant nous Randji Sing en qualité de souverain de Pendjab, rien de plus. Nous avons essayé de convaincre ces montagnards de nos bonnes intentions; et bien qu'il soit vrai de dire que nous ayons été constamment en lutte avec eux, c'e^t leur jTaute et non la nôtre si l'on en eroit notre propre version. Quoi qu'il en soit, nous n'avons fait aucun empiétement ni sur leur territoire ni sur leur indépendance, mais il est possible que l'on puisse trouver désirable aujourd'hui de modifier un peu cette indulgence. On allègue aussi qu'en présence des progrès de la Russie, notre politique, par rapport à notre frontière du nord-ouest, a besoin de subir un nouvel examen des pluà sërîeuk. Nbîis craignons qu'il ne soit inutile d'espérer le

/epos et la traïuiaillitô à la fin d'aucune eiq[>érienoe faite dans (jette voie. Mais nèOB somifaes heureux de penser après tout qtfô cette ^eeCidn est ènborë entre les mains de sir John iLàw* rétine,

DeQx^eURiKes^pkw tatd 6n reoewt à Londres le téMgrMMM MivMtft et vi6e-toi dels Ittdèfs, daté dd Sim)ii,

« L^eipidiâon au JSazara -est revenue dans le pays de fiîleiu\ fl y A «V f&BL ie cpmtNrt^ l^enBemi s'étant eonttis et «ffeM «Mflé Mft HJôndilîôtaè. De réftn^^ "est satisfais

Le fiazara eA un point âe là l!N>ntiir6 autre que ceux âoaft il «t qeogtiea Âftis r«iiîele d^ 3^m05. II «sttiÈ peu phtt n N.) mMfcmms td'Âttdk suf k ^^M^e oti ^ TE. ^«i SittA» «litre tè !^)iitkfr ^ te fletiVf^. lÛ^st ïlïï dôiB càUtô^À littîlr<^h^ àt Jrïiys des bardas, oii nous conGtuih)nt les études du D' Leîtner «ur les tribus du Nord-Oaesf-.

S 2. L'Himalaya.

Geites dti <iapîtàiné Loar^f (n« 94) notis rtitoètoetil à THi- BQ&laya. C*ei6t Xiti aperçu excellent et de6 plus intéressante de cette diaîne gigantesque, de ses prociuctions et de ses hâbîtanU. Voici la première impression que le voyageur y

Par ta oonstitution géologique, rHîknâlâya n\)ffire ni plateaux auxtommetfe, ni vallées au pied des motitagnes; on n'y voit qtie des gorges étroites, et la rencontre de deux chaînes ne forme jamais qu'une ravine profonde, rocheuse, sotnbre et tourmentée. Les couches schisteuses sont si friables que l'eau les entaille et entr. ine les débris avec facilité; le gneiss, naturellement fendillé dans tous les sens, ne résiste guère mieux à reflet alternatif des gelées d'hiver et des torrents de l'été. L'absence de plateaux, la pente rapide, la nature des terrains

où il n'existe aucune stratification, font que cette masse d^eau' s'écoule immédiatement vers les plaines, et peu de semaines après la saison des pluies on ne tjpouYe plus que quelques maigres filets d'eau qui se perdent à travers les fissures du gneiss. Rien n'égale la grandeur sévère de ces montagnes, formant une série continue de précipices au fond desquels il n'existe ni ces vallées fertiles et riantes, ni ces lacs transparents, ni ces chutes d'eau gracieuses ou grandioses qui font de la Suisse un séjour si cher au touriste. Tout concourt à produire sur le voyageur qui se trouve pour la première fois en présence de ce spectacle sublime une imptression péniËle de désappointement; tout, jusqu'à ces étemelles et monotones terrasses qui succèdent si régulièrement, sur les fiancs des montagnes, à ces fouillis non moins monotones de maigres bambous au feuillage rare et jaunâtre. Le spectacle de cette^ lutte opiniâtre de l'homme contré un sol ingrat et contre des éléments déchaînés remplit de tristasse celui qui s'attendait à des vues gracieuses. L'Himalaya n'est pas dameret : il faut du temps pour s'habituer à ses lignes un peu rudes, mais éminemment grandioses. Quand on le comprend, tout s'efface devant lui. Il faut, après une première visite à ces montagnes, avoir été retenu pendant de nombreuses années dans les plaines embrasées et empoisonnées de l'Inde par les austères nécessités d'un travail souvent peu rémunérateur, pour être capable de concevoir avec quel amour on se retrace les moindres accidents que l'on a jadis effleurés d'un regard distrait....

Tout charme en ce moment : arbres, buissons, fleurs, oiseailz, insectes, ont des harmonies jusqu'alors inconnues. Ces précipices, au-dessus desquels les porteurs se plaisent à balancer les nouveaux arrivés, n'ont plus rien qui saisisse. L'homme le plus intrépide ne peut se défendre, à la première ascension, d'un sentiment de terreur en voyant sa litière suspendue au-dessus d'un abime de quelques mille pieds de profondeur. Pour l'habitué, la plaisanterie n'a plus d'effet; il en profite au contraire pour jeter un regard scrutateur en-dessous de lui, et les montagnards narquois, voyant que leur malice est éventée, suivent désormais le miheu du sentier.

L'auteur poursuit :

Vous entendez au-dessus de vous un chant saccadé, sorte de tyrolienne de sept à huit niesures sans cesse ramenées : vous

levez la tète, et vous apercevez une file de cinq à six jeunes femmes revenant de la source au village. Chacune porte sur sa tôte trois vases de cuivre superposés et de grandeurs graduées, de manière à en former une élégante pyramide étincelante an soleil. Ce sont ces femmes qui d'une voix éclatante chantent sur un ton haletant et triste, mais cependant pfein de charme, une phrase qu'elles répètent successivement sur trois tons de moins en moins aigus : c Voici venir ta fiancée, fraîche et brillante comme Peau de la source, parfumée comme la fleur sacrée du Lotus. > Ces femmes sont toutes remarquables par la beauté de leurs traits ; de grands yeux bruns ou gris, un nez aqoilin quelquefois un peu trop accentué , mais toujours élégamment ciselé, des lèvres fines, de belles dents, un visage du plus pur ovale toujours animé par une gaieté franche que Ton ne trouve pas chez l'habitant des plaines, un teint que ne dédaigneraient pas beaucoup d'Espagnoles, donnent à la physionomie de ces femmes un attrait réel. Souples, sveltes, élégantes, elles exposent sans réserve une jambe nerveuse et bien arrondie, et de petits pieds déliés garnis d'anneaux d'or massif qui résonnent sous leurs mouvements cadencés. Tout cela fait de la Paharl un être aussi simple que gracieux; ajoutons que ces femmes sont, assure-t-on, aussi sages qu'elles sont belles. Toutes les fois qu'elles sortent, elles portent des bijoux d'or aux ailes du nez, aux oreilles, au cou, aux bras, aux jambes. Leurs orteils disparaissent dans des rangs serrés d'anneaux d'or. Cet étalage de richesses prouve Taisance produite par le travail qui à première vue parait si rude et si peu rémunérateur, et proclame l'extrême sécurité de ces montagnards dont la probité proverbiale contraste avec la fourberie de l'habitant des plaines.

Les Paharias ne sont pas moins bien partagés que leurs femmes : rien n'égale la solidité et l'élégance de la jambe d'un porteur de litière. Quatre de ces hommes montent au pas de course une pente de 45 degrés, chantant de temps à autre l'unique phrase musicale de ces montagnes : a Voici venir ma fiancée, i et portant une litière qui, avec les bagages, ne pèse jamais moins de 150 kilogrammes. Gais, polis, obligeants, ils feront tout ce qu'on exigera d'eux avec alacrité, mais ils exigent un haut salaire. Ces hommes ont la peau d'un brun clair, quelques-uns sont presque blancs, et rien n'est plus commun que de voir patauger dans une mare une troupe de jeunes enfants dont les joues brunes sont enluminées d'une belle couleur rose.

On^Wilfià hilfk Umi^ supteionmides. hMiiIxMis». oq x^.«iit rell^ QWtfmBUAtq]4^.<IHQll9(^l^Q9i9t3.épan^ plus Qn ploarohâr ti&f^];^. %pbioxl^.(mi< tout A I/heniâ» cafilmmi, te» noobea^.

i]|^ Qèd^nti l^ plafiA wic rosAoées< qm dominont déM^aia^ ^ âMen^lpiUs %8».6pm.6^)ms à de»* distances iQOQmuiMiQmiBun x)ope> Qbaqm iwûne eii.vm0i à. la petite caimyaoe. da» hfiufftea d?miebri9eréellemeidiGDoide eltobarg^^e doliarome desioanifè-* M|»«.qni> qQtajODtB^s loio^^mius q^ 1!go a'apen9oU: paS: enoeve; eÂfioi. a^ dAtouFr d!un» pi!omoAtpica, laa Paharis. pousftSQk une epsplamf^QAi Jf^HS0> vêlaltil i^lalti l (rOoeLdeutli votre: payai) ekle mala^eakd6pos(6.aa.i)iediduip]»miai\pm. Cctori uo/idlm paaiavec moiqvrdfbQtuinQe» en cette oireQiui^ce,.que oeliûid» 1)wv^^•ten!el i!i6vAUlaAt;delaar^gQmedesj)aufi)agô& moum^ ^ndflpi\6» jftwnfte; fréle>barque« auic fumurs^de: llOoém* léd aiimif Imgiffiiùh ^■eet-^, piae un. messager greoieux» qui» aSeil aventaré ^«loo inèitndi^aQrdeMQu^de aea>fràréa> pour, aoeoeilliic llil^alidefO^ loi dire : voici ia< santé etvl&.vie? Ce syoïholB d'ear jg^yipçetet.de salut vient^ même temps-nappeler^à soniSeuvAr Air lei toit; pateraeii le3 jeux de son> enfance, des amiSj^Ues cbera^: ilis^'élanco, cpeiUe^unebranohodefcet^aibrai amM^ww da»lai.patrie!abientei.eyt Uiporte involontairement àises Uvraai

ilne couleur bnllantOf quirni6sttpaaiCett&foi«$oausée>parrlA» aidanra^dé la.flèvrei paiee sur'sesjones creuses et. ôtiolteAi.le long deaqu^ei^iroalent deuxilaratea<8ileiioieuaeafc U faut peuW teeiamr éité lengtamp%éloign6»dft sof^paya^Uifant avoir^^lcdiar temps lutté contre la fortune adverse, pour pouvoir apprécier toute la;suàvit6 déohirattte4o oe seatiment qniifaiti d^un arkre mi amif un ftère^ lapalrle; mais il: faut plàîadre^ celui, qniiea de namhtobtefr cireoneianoeaf n^épranveraitt pas- le même be^r beor«... *

Laivégéti^on trQpioale«8t<déjà^loindMi*^Jee<|iroioiideura.âei gUÊfe»*: autoujr.de nous est: une épaisse' forêt (^^ se pressent tous-. les<arbres qui ont , des analogues en Europe, et' d^autree ' pUntes apéc^es.à cette région.de l^Hin^ftlaya....

Bctur la première fois^ ûonks apercevons devant nous. un. es» pifedeiterraintassear considérable dhmo' pente trés<modéréB4 Q^eifc un>dea«rares valions da PHimàli^. AUi centre ^s^ève une beUfr maison) évideinment doioonstruction européennet eV entourée de b&timents plus modestes. C'est une plantation de thé ;

OU voit les rau{^ pressés de ces arbustes faisant de cette vallée un immense échiquier, au milieu desquels on a laissé subsiste^ , comme ialoos, quelques cèdres et quelques chênes gigantesques.

Cette indostrie, introduite dans l'Inde il y a à peine vingt ans, donne, ,en dépit de nombreux obstacles, de si beaux, résultats, que la France ne saurait, sans manquer à ses intérêts, négliger plus longtemps de s'occuper de cette question importante.

S 3. Le prochain recensement de l'indt.

Cette question du recensement général de lapëninsule^ lequel est maintenant, parait-il, tout à fait décidé pour l'année 187 1, a beaucoup occupé dans ces derniers temps les journaux locaux, européens et indigènes. Cette vaste opération, qui doit porter surcoût cinquante millions d'âmes,— presque la moitié de la population de l'Europe, — n'est pas une bagatelle ; mais ce n'est pas le côté purement matériel du travail qui a préoccupé- Tadministr^tion. Un dénooibrer ment fait dans les conditipns européennes n'a jamais, été tenté dans aucun pays asiatique, et l'idée seule en soulève une vive répugnance chez les indigènes, qui redoutent (non sans quelque raison, peut-être) qu'un accroissement de charges fiscales n'en soit la conséquence. Aussi n'épargne-l-on rien pour tes rassurer, et en même temps pour les accoutumer par des relèvements préparatoires à l'opération générale. En dehors de ses résultats administratifs^ à ne prendre cette opération qu'au point de vue des études, elle est aussi grandement de nature à nous intéresser. Sous ce dernier rapport, une des meilleures publications de l'Inde anglaise, le Friend of India (5 décembre 1867), a présenté des considérations que nous voulons reproduire. L'auteur de ce travail y signale les lacunes qui existent encore dans les moyens d'étude générale du pays et des populations.

Il manque kTlnde, dit-il, une carte, un bon système métro-

logique^ et l'uniformité dans ses rapports administratifs annuels ; il lui manque une histoire qui descende jusqu'à l'époque actuelle, un Dictionnaire géographique et un véritable recensement. Quant à lacaurte, le cheldu corps des ingénieurs (surveyor gênerai) fait de son mieux pour y pourvoir; et si le gouvernement local veut seulement veiller à ce que les informations soient fournies, nous aurons d'ici à peu une carte presque parfaite *. Le comité général qui doit se réunir prochainement k Calcutta par ordre du gouvernement de l'Inde fera beaucoup pour introduire un système plus rationnel de poids et de mesures, sinon pour donner à l'Inde le système décimal dans lequel toutes les nations civilisées d^ l'Europe et dç l'Amérique ont devancé l'Angleterre. En juin prochain (1868), les rapports administratifs pour Tannée courante devront être pubUés sur le modèle uniforme donné par le Bureau de statistique et sanc* tipncé par le ministère. M. Marshman a terminé son Histoire de Vln^j jusqu'à lafin de Tadministration de lord Dalhousie*; et à ceux qui voudront une chronique animée, quoique nécessairement partiale, des événements ultérieurs, nous indiquerons VHistoire du soulèvement, de M. Kaye, et ses autres publicatîons.

Reste à publier un Dictionnaire géographique de l'Inde actuelle ; l'ouvrage de Thornton, par l'inexactitude de ses indicacatibns, était pis qu'inutile. Ce travail, qui doit exposer Thistoire, la géographie, la statistique et la condition actuelle de chacun des 216 districts de l'Inde anglaise et des 144 États feudataires administrés par leurs propres chefs, a été ordonné par le gotttemement de l'Inde. Un jeune employé civil, M. Hunter, l'a

1. A la condition, toutefois, de raviser, ou plutôt de refaire une partie des anciennes feuilles, dont beaucoup sont déplorablement impariaites. Cette carte est à une assez grande échelle chorographtqae, mais les formes du terrain y sont* très-mal exprimées. Et que dire des formes barbais, horriblement méconnaissables, que d'ignorants praticiens ont données à la' nomenclature locale, déguisée sous les déplorables aberratiocs de Torthographe anglaise ? Sous ce rapport seul ce serait une œuvre à refaire. Sur la grande carte de Tlnde et son degré d'avancement, voir le précédent volume de VAnnée^ p. 199, n" 143. — Il a été formé à Bombay, au sein de la Société de géographie, un comité chargé de reviser la nomenclature topographique des cartes anglaises. Hercule, chargé de nettoyer les étables d'Augias, n'avait pas une plus grande tâche. (V. S. M.)

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