Itinéraire, etc. Tuburto minus. XV milliapassibus
Cigisa XXVllI id.
Carthagine XVIII id.
UTIQU£« 209
gées de terre et de saUes, reprirent leur ceavre d'atterria^ement.
La ^lle vitpen àpenla mer s'éloigner cPellef et ses ports se combler : les eanx dii^Murarent du golfe entier. Ùtiqae fiit alors perdue sans espoir de retour.
Gomme ptaee d'armes, elle vit s'annihiler toute son importance stratégique, car le proche voisinage de Garthage, rede?enue capitde romaine de l'âirique, dispensa de tenter les efforts qui eussent pu la sauver; enfin, le Bagrada lui ayant été ses commnnieati<ms avec la mer, son commerce, source de sa pros périté, fat anéanti.
Ces changements paraissent s'être accomplis pendant la pé* ^ riode du Bas-Empire.
M. Danx topdie ici la question chronologique de la fon* dationdlltique. D'après les documents anciens, très-obscurs, du resta, sur ce point, cette fondation parait remonter à une date de beaucoup antérieure à la fondation de Garthage, que Ton place en Tannée 886 avant Jésus-Christ
L'examen des ruines démo|itre d'ailleurs que pendant les deu périodes successives, punique et romaine, Utique fut dotée de nombreux et splendides édifices publics. Un beau théâtre, — nn cirque magnifique, — un vaste amphithéâtre, — un port de guerre monumental, renfermant un palais de Pamirauté, — un port marchand fortement protégé, — un palais du sénat, ^ une citadelle importante, — un bel aqueduc au long parcours, — grand nombre de temples phéniciens et romains, — de vastes citernes publiques, — un arsenal, — enfin, de puissantes murailles reliant les forteresses, — etc.
Ses rues étaient dallées dès l'époque phénicienne, car Servius noQs apprend que ce furent les Phéniciens qui les premiers d'entre les peuples , inventèrent l'usage de daller les mes.
Nous voudrions pouvoir suivre le diligent investigateur dans le développement auzquel le conduit la recherche de la Garthage punique, recouverte par les constructions romaines. On y verrait se déployer partout la même sagacité
dans les recherches, la même sûreté dans les déductions, la L'AxaiB oÉooR. vn* 14
2 1 0 AFRIQUE . (n^* 1 9 1-208)
même netteté dans les résultats. Ce que nous avons raconté en commençant de la manière dont M. Daux a retrouvé le tortd'Hadrumète, est un exemple de Tintuition Bavante qui a partout dirigé cette difGcile étude d'un sol transformé depaU tant de siècles.
191. Tableau da la situation des établissements français dans l'Algérie, 186a^6. Parité 1868, in-folio.
192.. Rapport à TEmpereur sur la situation de la propriété territoriale en Algérie, par le gouverneur général. Moniteur du 5 mai
193. A. Béraud. Itinéraires des routes de l'Algérie. Alger, 1868, in-12.
194. J. B. BouRGDiGWAT. Souvenirs d'une exploration scientifique dans le nord de l'Afrique. II. Ëtude géologique et paléontologique des hauts plateaux de TAtlas entre Boghar et Tiharet« Parti, 1868, in- 4*, avec planches.
195. D' Armieux. Topographie médicale du Sahara de la province d'Oran. Bulletin de la Société de climatologie algérienne, t. I, 1864, p. 31-45, 55-63, 79-106; t. II, 1865, p. 14-26, 74-94; t. III, 1866, p. 9-42.
196. D' Seriziat. Études sur l'oasis de Biskra« Ibid.j 'i" et 4* années, 1866-67, p. 91-143, 201-253,460-485.
Excellente monographie, où Tethnographie tient une plaoe notable. Comme tous les observateurs qui Tont précédé, le D^" Seriziat signale la présence d'un élément blond au sein de la race berbère des monts Aorès, dont le fond est un beau type à cheveux noirs ; et de même aussi que la plupart des voyageurs et des antbropologistes , il se demande si c'est du contact des étrangers, Vandales ou Romains, que provient cette anomalie, oubliant que plusieurs siècles avaot qojt las Romains eussent mis le pied sur le sol africain, des tribus i chereux bloads étaient Dtentionnées en Ntimidie *. • Chei les Berl>er» de l*Auns
1. On peut voir, sur cette particularité de l'ethnographie berbère, notre ouvrage, le Kord dé l'Afrique dan» Vantiquité, p. S8.
ALGtelB. 211
0^ thÈùii$Êh), Im eheTjRix tout ordintirtment lisses oo légèrement «Rdée; slli léitÉm Mséi, e'ist Thidiee d*eB croisement pins ou moins éloigné avee It née nègre, lors même qoe la «onlear i» là peso ne 11i)iMqiis«|i| glitf. &• nss eit dxMt on auûlin, généralMBeat bien fait; les Itivrts moyennes et droites, les dents Terticales, régulières, et d'une WWfihevcétbiteatA.»
Id7. t. DudousftKT. Les raees algériennes; les Kabyles du Djurdjura. Mémoire présenté à rAcadémie des sciences, le 30 mars 11158. (Extiaîlik) fHtmê dm Çmn mmifiq^mt b* 19« Il aftil, y. WXMVU
f tode phypiqoe et erftniologiqne. Après un aperçn historique et une ea4«!sBe de rorganfsetioil de la sotiété kabyle, le oojoAmiuidant Bo- %sisset rapporte eee ebtertatiofis snr la physionomie et la constitotion physique de cette race, dont il aeiamiRé un.gfwid nosriire dlndividus. La face présente un ovale plus large en haut qu'en bas. Le front est haut es dnit, SsaytHs tIIé, géaéralMMiit bnms, sevrant petits et eni WMée •#«§ d:épai8 .awreilk M. Puhoneaet en a «epeodaat tu dans toutes les nuances du blés jusq«% la mm^ teintée, sneempefiiint des ehereu blonds. La barbe est claire, rousse ou blonde, quoique les ehevffn aoient cbAlalns on Boin.U jms obI «oerbe^ firéQueiMseirt étniM et siillant ; communémsat la dépression du la sacloa ast alloi^ et peu l^fonde. Le teint, sobs l'aciiân diTerse des influences eiiérienres, préseftte toutes les Buances du bistre; rarathent, oMcndiuit, ils sont aussi fiMicés que les Arabes, qui approchent quelquérals dn bfun noi^. ritre. L'enfant, i sa naissance, est d'un Maiie sale; Il né tarde pas à se colorer, vivant nu et sans beaucoup de soins. — Le travail de V. Duhottsset sera imprimé dans Isa Méoi^ne do U Soeiét* d'Anthropologie.
198. Chfbbonneau. Ol^servations sur l'origine et la formation du langage africalii [arabe d'Afrique]. l^i?ue africaine^ n** 67, jaavler 1868, p. 69-78.
• L'origine de l'idiome afrieain est i« langue arabe proprement dite, à laquelle la fusion dee Arabes avec les Berbère et les Tures, quoique lente et jamais franche, n'a pas laissé d'apporter des modifications évidentes sous le rapport de la formation des mots. La syntaxe provient eaeore de la même source, comme il est aisé- de s'en convaincre par l'analyse des textes publiés récemment ; eile a seulement réduit le nombre des règles, et s*cst ainranehie de ce qu'il pouvait y avoir de trop compliqué pour les intelligences vulgaires. Mais l^lément qui a éprauvé la plus forte altération, c*eet le verbe, dont la conjugaison, bien que méthodique, ne serait d'aucune utilité pour la lecture des livres les plus populaires de la langue de Bf odhar.
]D9«Dii même. Eicursiou dans les ruines de Mila, Sufevar, Silà et Sigus, pendant l'été de 186H. CofisforUtne, 1868^ in-8, 64 p., avec une carte et 2 pi. (Extr. anticipé des Mémoires de la Suc. de Gonstantlne.)
îHO. A. Hanoteal. Poésies populaires de la Kabylie du Jurjura ; teats kabyle el Uaduction. Aiger, 1807, 1 vol. gr. in-8. 12 fr.
201. L. Fehaud, iotcrprèle de l'armée d'Alrique. Tournée dans la proviDce de Gonstantine 0867). Revue africaine, n" 67, janv. 1868, p. 47-60.
Détails pleins dlntérèt snr la grande tribu des Abd>in-Nonr.
203. Ch. DE ViGNBRAL, caplt. d'état-major. Ruines romaines de l'Algérie, subdivision de Bône. PariSy 1867, gr. in-8, 108 pages, accompagné de 8 pi.
203. Commandant E. Dewulf. Note sur Khamissa. Ree. de Notices de la Soc, de Cowttantiney nouv. série, I, 1867, p. 99-101.
204 . Fouilles des dolmens du pliiteau des Beni-Messous, par M. le D' E. Berthkrand. Bulletin de la Soc* algér. de climatologie ^ 5« année, 1868, n»» 1-3, p. 88-101.
205. Gén. Fàidberbe. Recherches anthropologiques sur les tombeaux mégalithiques de Boknia. Bulletin de V Académie d^Hippon«,n* 4, p. 1-76. Bône, 1868, in-8.
206. De Mas-Latrie. Traités de paix et de commerce, et documents dhrers concernant les relations des chrétiens avec les Arabes de l'Afrique septentrionale au moyen âge, recueillis par ordre de l'Empereur, et publiés avec une Introduction historique. Paris , 1868, in-4% xxvii-403 p.
• 307. Revue africaine, journal des travaux de la Société historique algérienne. 12* année. 1868, in-8. (6 cah. par an. 14 fr. Paris y Ghallamel.)
U noo8 faudrait transcrire la table tout entière du journal de la Société historique d'Alger, dirigé par M. Berbnigger, si nous voulions mentionner tout ce qu'il renferme d'intéressant et de scientifiquement utile; nous dotons nous borner aux travaux qui touchent plus spécialement à la géographie et à l'archéologie géographique :
Janvier. Berbruggtr^ Épigraphie d'Auzia; du même, Province de Gonstantine. Archéologie. — Féraud^ Tournée dans la province de Constantlne (ci-dessus, n** 201). — CherbonneaUf Origine du langage aÇriedn (Ci «dessus, n« 198).
Mars. Berbrvgger, Comment on écrit l'histoire d'Afrique.— O. Jfereter, Aoxia.
Mai. Berirruggir, les Inscriptions libyques; du même, Excursion an C Matifou.— L. Godard j noms sfricains renfermés dans le Johanaidos de Conripos. — L. Mercier, Notice sur les Almoravides et let Almohades.
Juillet. Cherbônmau^ Note sur des Inscriptions de Gonstantine.— IK Judas, Sur ving -sept inscriptions libyques. -^ La Beaume, le Goraa par ordre de matières.
208* Recueil de Notices et Mémoires de la Société dé Conataiftiiit. Nouv. série, t. I, 1867.
Nous avons relevé dans ce volume la Notice du commandant Dewiill
sur Khamissii, ilon^ nous donnons ci-aprùs la substance, et une Noie du même investigateur sur la découverte du site de Vatnri : nous la reproduisons égiJeiDent. Nous avons aussi remarqué l'extrait d'une lettre de M. Léon Renier, qui touche pareillement à la géographie romaine de la Numidie. Il s'agit, dans cette dernière note, d'une inscription trouvée en 1866 dans le cercle d'Aïn-Beïda, où se lisent les lettres très-frostes Ro*Ar. Cette inscription, très-importante, dit M. Léon Renier, est malheureusement mutilée. Les trois premières lettresdeit dernière ligne doivent se lire, sans aucun doute : Hes Pu» hUca Colonig. Ce qui suit est donc le nom de cette colonie, nom qui commençait par Ro, une lettre p< rdue, et a. Il y a en effet une ville de la Numidie, dont on n'a pas encore retrouvé la position, quoiqu'elle fût assez importante pour avoir eu un évéque, et dont le nom satisfait i toutes ces conditions : c'est celle de ffotorta, dont le nom aurait pu être abrégé ainsi sur ce monument : Rotar, pour Rotariemsium . •— • D'après cela Aia Temlooka occuperait la position de Rotaria.
S 1*'. Géographie. La nouvelle carte de l'Algérie.
Sans avoir à sigiâaler de travaux fort importants sur TAlgérie, nous y pouvons mentionner cependant plusieurs morceaux intéressants à divers titres. Le Mémoire du docteur Armieux sur la topographie médicale du Sahara d'Oran est deoe nombre.L'auteur, dans ce tableau, dépeint cequ'ila vu, sans négliger les observations faites avant lui. « La topographie médicale de TAlgérie n'a été qu'esquissée, dit-il ; celle du Sahara algérien est à faire. En attendant des ouvrages plus étendus, j'apporte une pierre à l'édifice. La partie du Sahara que j'ai étudiée est la plus intéressante de l'Algérie, parce qu'elle est le chemin le plus CQurt et le plus facile pour pénétrer dans l'intérieur de l'Afrique. Elle mérite une description particulière par sa physionomie spéciale, ses limites bien déterminées, son altitude, sa configuration, son climat, ses produits. C'est une vue d'ensemble que je me propose de donner.... >
Le docteur Armieux trace en effet un aperçu général de la configuration du Sahara algérien, de sa géologie, de sa géographie botanique et de sa faune, de ses conditions climatologiques et de l'hygiène qui leur est propre. Nous ne
pouvons emprunter à cet intéressant travail que quelques lignes. Voici ce que dit M. d'Armieux de la végétation :
Les végétaux qui croissent dans le Sahara sont bien certainement primitifs et tels qu'ils ont été créés pour ou par le sol et le climat. Ces vastes steppes n'ont jamais été cultivées; elles ne sont arrosées que par les rares pluies de l'hiver : parcourues par de nombreux troupeaux, elles leur offrent au printemps une herbe fine et rare, bientôt dévorée par eux ou desséchée par le soleil.
Le Sahara constitue une zone botanique à part, dont la limite sud est encore inconnue. La limite nord est à la lisière du Tell et la ligne de démarcation tellement tranchée, qu'il suffît d'une heure de marche pour changer l'aspect du pays. C'est uu véritable coup de théâtre, un chanijement à vue; la transition est si brusque, qu'elle frappe les observateurs les plus vulgaires.
On quitte des forêts magnifiques, dont les principales essences sont les cbénes verts et chênes ballotes, le tnya articuléi le pin d'Alep, etc. Certainement on s'attend à ne plus voir d'arbres; mais pour cette végétation qui tapisse la terre, on s'étonne de la voir disparaître aussi complètement et dans des limites si étroites. C'est qu'on abandonne la région méditerranéenne, qui finit avec le Tell : aussi plus de palmier nain, plus de cactus, d'agave, plus de scille, d'asphodèle, etc., végétaux si familiers aux Algériens. La latitude n'est pour rien dans le phénomène, c'est la différence dans la nature du sol qui fait tout le miracle. Miùs Pimpres^ion est profonde, elle indique qu'on entre dans un pays étrange, inconnu, nouveau....
Les renseignements qui suivent sur les travaux de la nouvelle carte topographique de TAlgérie sont empruntés au Rapport de M. Charles Maunoir, secrétaire général de la Société de Géographie, sur les travaux de la Société en 1867; nous n*avons pas besoin d'en faire ressortir Tim^ portance.
La géographie de TAlgérie nous intéresse trop directeme&t, pour qu'il ne soit pas opportun de donner ici quelques détails sur l'état actuel des opérations destinées à l'exécution d'une
AlfGlilUB. 215
carte à grande éehellf de cette r%ion, qui, reliée à l'Europe par la Mêdîterranéèi iftàitùikcé, du ëAlé dt ttidi, M taM des solltades sahariennea*
Depuis Tôpoqne de la conquête de l^éiHe fûÈqpni Tannée 1859, on n'avait Ikit, dans cette partie de l'Afrique, que des triangulations partielles sur lesquelles S'appuyaient les ietés et les reconnaissances qn'étaient chai^^s d'exécuter les ofllcieni d*état-major attachés àrartnée. En 1859, on sentit la nécessité de couvrir TAIgérie d'un réseau de triangles semblable à celui de la France, et qui pût servir de base à l'établissement d'une, carte régulière de notre possession africaine.
On arrêta donc l'exécution d'une chaîne de premier ordre passant j^rès d^Alger, reliée à cette ville, et dirigée à peu près parallèlement au littorali de la fîrôntière de la Tunisie jusqu'à celle du Maroc.
Le travail fut divisé en deux sections. Celle qui s'étend etatre * Blidah et Iji Tunisie fut confiée à M. le commandant Yersigny, qui la commença en 1859 et la termina en 1865, après avoir fait, en 1864, des observations astronomiques dont il sera question plus loin. M. 2e capitaine Perrier. notr^ collègue, Chafgé de l'exécution de la seconde partie de la chaîne, commença ses opérations en 1864, et les terminera probablement en 1869 ; mais il dut les interrompre en 1866 el 1867 pour mesurer deux bases de vérification.
La première partie de la chaîne littorale se compose de 71 triangles, en y comprenant, ceux qui la relient à Alger. Les triangles de la seconde partie seront probablement au nombre de 30, dont 16 sont déjà terminés.
Une base de départ, longue de 10000'«186, avait été mesu^ rée en 1854 près de Blidah. Une première base de vérification de 10 315™ 167 a été mesurée dans la vallée de la Seybouse, près de Bône, en 1866, sous la direction de M. le capitaine Perrier. Ce même officier, pendant la campagne de 1867, a également dirigé la mesure d^ude seconde base de vériiication dans la plaine du Figuier, près d'Oran. La longueur de cette ligne est d'environ 10 000 mètres.
Pendant la campagne de 1864, M. le commandant Versigny a exécuté, à Douera, des observations astronomiques destinées à déterminer la latitude et la longitude de ce point, afin d^en déduire la position exacte d'Alger, que la détermination ftdte par M. Bérard, en 1837, place un peu trop à l'ouest. M. Versigny a également relié géodésiquement la station de Douera
216 AFRIQUE. .'n"» 191-208;
à la chaîne de premier ordre. En 1866, il a commencé Tezécation d'une chaîne méridienne de premier ordre passant par Alger et dirigée vers le sud ; il en a déjà calculé 9 triangles.
Des opérations géodésiques de deuxième et de troisième ordre ont été exécutées pendant les campagnes de 1861, 1864, 1866 et 1867r dans 12 rectangles de 2560 kilomètres carrés. Ces opérations doivent servir de hase pour la topographie.
Pendant la campagne de 1867, 19 officiers d'état-major ont été attachés aux travaux de l'Algérie. Sur ce nomhre, 9 sont employés aux opérations géodésiques et 10 s'occupent des travaux topographiques.
M. le commandant Versigny doit rattacher la hase de Bône à sa chaîne de premier ordre, et si le temps le lui permet, continuer sa chaîne méridienne. M. le capitaine Perrier rattachera également, dans le courant de cette campagne, sa base d'Oran à la chaîne parallèle au littoral.
Enfin, 5 officiers ont exécuté la triangulation de deuxième et de troisième ordre, de quatre rectangles de 2560 kilomètres carrés.
Quant aux opérations topographiques, les officiers qui en sont chargés ont levé ou reconnu chacun de 20 à 40 lieues carrées, soit 320 à 840 kilomètres carrés selon l'étendue des parties cadastrées comprises dans son travail. Les travaux topographiques exécutés cette année forment un ensemble de 295,75 lieues carrées ou 4700 kilomètres carrés.
Là nouvelle carte de l'Algérie, dont les levés sont exécutés à l'échelle de 1/80 000«, doit être gravée à la môme échelle. Elle comprendra un nombre de feuilles dont le chiffre n'est pas encore arrêté, et dont chacune aura une surface égale à un ^oart de celle d'une feuille de la grande carte de France.
Indépendamment des travaux ci-dessus, des levés et des reconnaissances sont exécutés par des officiers d'état-major attachés au service topographique de Ti^rmée d'Algérie. Les dessins de ces levés sont envoyés au Dépôt de la guerre qui les utilise, pour compléter, en vue d'éditions nouvelles, les cartes publiées jusqu'à ce jour. On remarquait, par exemple, sur les cartes de la province d'Alger et de la province de Constantine, des lacunes regrettables ; c'était à l'est de Boghar, tout le Fitri et le terrain qui lui fait suite jusqu'à la subdivision d'Aumale; c'était encore la majeure partie de la région qui s'étend des environs d'Aumale à la Medjana; c'était, enfin, tout le vaste territoire des Némencha, dans l'angle sud-est du Tell algérien. M. le lieute-