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CARTE DE L'ALGÉRIE

Dant-colonel Béraud, chef de la section topographique de Tarmée d'Algérie, et les officiers placés sous ses ordres, ont mis une infatigable activité à faire disparaître ces lacunes ; on peut dire aujourd'hui que la carte du Tell est complète. La carte de l'Algérie entière Test à peu près, car du côté du sud ont été également exécutés des levés importants.

De 1864 à 1867, à la suite de diverses expéditions, la brigade topographique a comblé la lacune qui existait entre Gery ville et le Djebel- Amour. De plus, elle a couvert de ses levés au 100 000* et au 200000* la vaste superficie de terrain qui se trouve entre le Djebel-Amour, le méridien de Paris, Boghar, Bôussaada, TOued-Ojedi et Laghouât. En 1866, elle a été dirigée entre Dellys et Bougie, afin de rectifier, par des levés complets, les reconnaissances dont les expéditions de 1853 et 1854 avaient été l'occasion. Cette opération a permis d'étudier de nouveau les vestiges de la domination romaine sur cette partie des côtes d'Afrique.

Le service topographique de l'Algérie est occupé en ce moment à dresser une nouvelle carte du pays à l'échelle du 800 000*. L'ancienne carte à la môme échelle ne contenait que la partie comprise entre le Teil et les régions sahariennes. Depuis 1855, époque à laquelle le Dépôt de la guerre fît paraître cette carte, de nombreux documents ont été fournis par les courses dans le sud. Ainsi, à Test du méridien de Paris, de fréquentes excursions dans le Mzad, entre Laghouât et Ouargla, permettent de donner de nouveaux détails sur ces contrées. Les itinéraires des colonnes de la province de Constantine dans l'Oued-Gh'ir et TOued-Souf, entre Biskra, Ouargla et El-Oued, une partie de l'itinéraire de la mission de Ghadamès sous les ordres du colonel Mircher, ont fourni des données excellentes pour remplir les blancs que présentait encore la carte de cette partie de nos possessions algériennes.

A l'ouest du méridien de Paris, les différentes colonnes d'opérations qui ont eu Gery ville pour centre, ont facilité le raccord entre les travaux de la province d'Alger et ceux de la province d'Oran. Le colonel de Colomb s'est même avancé jusqu'à la Daya d'Habessa.

Le massif du Djebel- Amour n'a pas été étudié encore d'une manière complète; mais on peut espérer que cette partie du travail sera entreprise dans le courant de Tannée qui va s'ouvrir.

Cette carte générale de l'Algérie au 800 000s qui reposera, pour sa partie nord, sur les points déterminés par la

triangulation dont il a été question plus haut, et pour la partie sud sur les déterminations astronomiques de M.Bulard,direoteur de Pobservatoire d'Alger, permettra d'attendre la publication de la grande carte entreprise par le Dépôt de la guerre, lequel, d'ailleurs, fait achever en ce moment la gravure d'une nouvelle édition de la carte au 400 000* de la province d'Alger : la feuille septentrionale ne tardera pas à paraître.

Un juste hommage doit être ici accordé aux efforts de l'infatigable directeur de l'Observatoire d'Alger, M. Bulard. Dô janvier à avril 1862, cet astronome accomplissait, dans le sud du Sahara, udc tournée dont les résultats méritent d'être signalée, car ils ont fourni des données précises pour l'établissement de la. carte de cette région. M. Bulard a déterminé astronomiquement, en latitude et longitude, les positions de Biskra, Touggourt, Ouargla, EI-Gourara, Berryan etLaghouât; ea latitude, les positions deEl-Hadjera, Biskra, Berryan et Laghouât avaient été déterminées par M. Renou ; Touggourt et Ouargla Tavaient été par M. le capitaine Vuillemot; on devait à M. Prax les latitudes de Touggourt et de Biskra, et au capitaine Vuillemot celle de £I-Hadjera.

Dans l'état actuel des choses, on n'est pas encore fixé sur la longitude du phare d'Alger ; les observations chronométriques exécutées par M. Bérard avaient donné 0°44',10'' de longitude orientale du'méridien de Paris : M. Bulard a trouvé, à diverses reprises, une position qui met Alger sensiblement plus à. l'est. Il convient, toutefois, de remarquer que cette même longitude, déduite des observations faites à Douera par le commandant Versigny, a été trouvée de û®45'22''; ce n'est qu'un peu plus d'une minute de différence avec le résultat de M. Bérard. L'auteur de l'immense œuvre du levé des côtes du Brésil, M. le capitaine de frégate Mouchez, doit faire, en vue d'un nouveau levé d'une partie du littoral de l'Algérie, des déterminations qui serviront à fixer ce point de la géographie algérienne. M. Bulard, du reste, ne donne pas son résultat comme définitif et reprendra sans doute ses observations.

Les notions sur le relief du sol de notre colonie vont se multipliant chaque jour. On peut évaluer à près de 30 000 le nombre des cotes altitudlnales déterminées jusqu'ici par divers moyens et sur divers points du pays. Les principales de ces altitudes ont été réunies sur un tableau, dont l'auteur h fait hommage à la Société, par M. Mac Carthy, l'un des hommes qui

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connaissent le mieux l'Algérie. M. Mac Gartby met en ce mo^ ment la dernière main à un grand ouvrage sur la géographie de cette contrée '•

S 3. IfoQTtUt orgaoiBatioQ de la province cle r.onstantine.

Le document Fuivant est tiré du Journal officiel.

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