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le voyageur. Toutes sont datées de Bemba, 2 février 1867. Livingstone lui-même y indique la situation précise de cette localité, dont le nom était déjà connu par les relations assez vagues des pombeiros portugais ^
0 Mon cher sir Roderick, voici la première occasion que j'ai eue d'envoyer une lettre à la cô*e; j'en charge une caravane d'Arabes noirs de Bagamoïo, près de Z mzibar, qui font le commerce des esclaves. C'est la première fois qu'ils pénètrent jusqu'ici ; ils y sont venus par un chemin plus court que le mien. Dans ma dépêche à lord Clarendon*, je n'ai pu consigner qu'un assez maigre rapport géographique, irttendu que les Arabes ne voulaient pas s'arrêter plus d'une demi-journée; mais ayant écrit celle-cidans la nuit, j'ai obtenu d'eux qu'ils me donnnassent une heure ou deux ce matin. Si la lettre qui vous est destinée est plus ample que celle de Sa Seigneurie , elle lui servira de complém^int.
« Je dis dans ma de'pôche à lord Claiendon que je n'ai pu contourner l'extrémité nord du Nyassa*, parce que les hommes de Johanna auraient fui à la première vue du danger; comme en effet i!s se sont enfuis à son extrémité sud, .Mir le sijTiple rapport des actes de cruauté des lerribles Mazitou. Si j'avais pu les conduire de l'autre côté du lac, ils seraient restés avec moi; mais tant que nous rencontrions des troupes d'Arabes trafiquants d'esclaves retournant «à la côte , il n'y avait pas à compter sur eux. Tous étaient d'ai. leurs de fieffés vo'eurs, et sous ce rapport ce fut un vrai soulagement d'être déDarrassé d'eux, quoique par là ma suite se trouvât réduite à neuf jeunes Africains libres, élevés dans une école à Nassik , de la province de Çombay,
« Mon intention en quittant la ville de Ngamano,[sur la haute
1. On la trouve marquée sur l'excellente carte do l'Afrique du sud, tout récemment construite par Aug. Petermanri d'après les documents récents, pour la nouvelle édition de l'Atlas de Stieler. (Gotha, chez Fertiles.)