‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 135 sur 337 · FRANCE. ETHNOLOGIE · texte numérisé non relu

FRANCE. ETHNOLOGIE

dence : Tart et le goût, dans leur simplicité sévère, ont subi le même affaissement.

S 1. Ethnologie de la France.

6)8. Paul Broca. Nouvelles recherches sur l'anthropologie de la France en général et de la Basse-Bretagne en particulier. Mémoiret de la Soc, d'anthropologie de Paris, t. III, 2* fasc., p. 147-209; avec pi.

Voici le sommaire de ce remarquable travail : $ !«. Sur la répartition de la race Kymrique et de la race Celtique en France , d'apiis les résultats fournis par les recrutements de Tannée (avec une carte). ~ S 3. Sur la dénomination qu*il convient de donner aux deux races gauloises. — S S. Sur les origines de la population de la Basse-Bretagne. — S 4. Répartition des deux races de la Basse-Bretagne (avec une carte). -^ S ^* Comparaison de la carte ethnologique de la Bretagne avec celle de la France. — Appendice sur quelques questions relatives au recrutement de l'armée et à Tappréciation de la taille des populatioua.

619. D' GuiBERT (de Saint-Brieuc). Ethnologie armoricaine. Bulletin

de la Soc, d'anthropologie de Paris, t. IV, 1870, p. 252-265.

L'auteur s'est proposé de reprendre le sujet au point où Ta laissé le D' Broca, « qui s'est arrêté aux temps historiques. » On comprend que se plaçant sur le terrain anté-historique, le travail de l'auteur doit être ' surtout une œuvre d'hypothèses. Pour lui, les Ligures et les Oaëls (quUl sépare des Celtes) sont de race touranienne, c'est-à-dire frères des Lapons, des Samolèdes et des Mongols.

620. J. P. Bladé. Études sur Torigine des Basques. TouUnue, 1869}

in-S", iv-553 p. {Paris y Franck).

— (d*A?é2ac). Examen critique d'un livre intitulé Étude sur V origine des Basques f par J. F. Bladé. Paris, 1870, in-8*, 24 pages (Extrait de \2l Bévue critique d'histoire et de littérature, mars).

621. E. CoRDiBR. De Torganisation de la famille chez les Basques. Pa-

ris, 1869, in-8% 117 p., 2 fr. (Durand).

Extrait de la Revue histor. du droite 1868-1869.

Les études du D' Broca sur l'ethnologie gauloise.

L'anteur de ce grand travail, rappelant rhistoriqne de la distinction des races kimriqne et galliqne dans les limitée

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de la Gaule, remonte nécessairement à V Histoire des £fau« Uns d'Amédée Thîerry.

<x Ce savant écrivain avait proclamé que les Belges et les Celtes de la Graule appartenaient à deux races différentes, appelées par lui race kymrique et race gallique. Mais M. Âmédée Thierry, historien éminent, n'était pas anthropologiste; il ne s*était pas préoccupé de la question des caractères physiques. Ce qui à ses yeux constituait et distinguait une race y c'était son évolution historique et sa langue. Son coup d'oeil d'historien lui avait fait deviner que les CelteSy fixés dans la Gaule depuis une époque antérieure aux plus anciennes histoires, et les peuples appelés Belges, arrivés au moins dix siècles après eux, (levaient différer les uns des autres plus que ne diffèrent deux peuples de même race. Mais il comprenait toutefois que ce n'était là qu'une présomption, et, cherchant des preuves à Pappui de son hypothèse, il en trouva, ou plutôt il crut en trouver une dans la linguistique. Je dirai tout à l'heure comment il procéda; je m'efforcerai de démontrer qu'il fut victime d'une illusion, et l'on comprendra ainsi comment sa doctrine de la dualité des races gauloises a pu donner lieu à tant de contestations. Telle qu'il l'avait présentée, elle n*était pas tenable; et il ne fut pas difficile de prouver qu'elle reposait sur une base arbitraire et fragile. Mais elle avait trouvé dans l'observation anthropologique un appui plus solide. Dès que l'hypothèse ethnologique de M. Âmédée Thierry fut promulguée, et pendant que les historiens et les linguistes examinaient la valeur de ses arguments, William Edwards comprit qu'il ne s'agissait pas de discuter, mais d'observer. Initié par ses études de physiologie et d'histoire naturelle aux lois de l'hérédité et de l'atavisme, et sachant que les types anthropologiques survivent presque toujours aux croisements, il pensa que s'il y avait réellement deux races dans la Gaule, ces deux races devaient avoir encore dans la population actuelle de la France

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