XI
En résumé, votre commission a pensé :
l» Qu'en présence des leçons du passé et des incertitudes de l'avenir, il serait d'une suprême imprudence, malgré le calme dont jouit actuellement la capitale, d'y ramener l'Assemblée et le pouvoir exécutif ;
2« Qu'au contraire, l'établissement à Versailles des administrations et des services publics nécessaires à la facile expôditioa des affaires et h la sûreté du Gouvernement, offrait des garanties puissantes pour la liberté, pour l'ordre, pour la défense natio-
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Haie, pour la discipline de Tarmée, pour la décentralisation, pcfwr la moralité publique ;
3* Que les circonstances actuelles offraient une opportunité toute particulière pour accomplir cette grande mesure ;
4» Enfin, qpie la prospérité de Paris n'en serait pas atteinte.
Votre commission a pensé d'ailleurs que cette mesure, dont slle-atteDd la plus heureuse influence pour l'avenir du pays, ne poavait produire tous ses effets qu'avec le secours du temps 3i par la volonté soutenue de la nation, et qu'il y avait lieu, pour le moment, de se borner à mettre fin au statu quo actuel, dont les inconvénients sont reconnus de tous, et à installer dés a présent à Versailles, avec le moins de frais possibles, les adiaolnistrations et services publics nécessaires à la marche du (SoBTemement.
En conséquence, votre commission vous propose d'adopter le projet de loi suivant :