HAUTE NUBIE
circonstançeB qu'elle traverse^ la France se trouve en dehors de cette grande impulsion, dont elle a eu la première ini tiative.
NrBiË Et abyssinie
Î7. W. MuNziNGER. Die nôrdliche Fortsetzung der abessinÎFchen Hochlande; neue Forschungeii in den Gebieten der Beni-Amer und Habab, 1871. Mittheiliuujni de Pelermann , 1872 , n» 6 p. 201-206.
Avec une grande carte de l'extrémité méridionale de la Nubie, entre la frontière N. E. de l'Abyssinie (vers le parallèle de Massâoua), à peu près par 15» J de latit. N. et 17* .', de latitude.
18. Prof. A. IssEL. Viapgio nel Mar Rosso e tra i Bogos (1870); MilanOy 1872, in-S" 132 pages, avec 2 cartes et 18 figures dans le texte. 2 1. a.
En 1870, là société italienne de Géographie envoya à la mer Rouge une expédition scientifique, composée du marquis Antinori, naturaliste déjà connu par ses voyages dans le haut bassin du fleuve Blanc, du botaniste Beccari, et du géologue Arthur Issel, professeur à l'université de Gènes. La mission a visité la baie d'Assab, Tarchipel Dahlak, le pays des Bogo, et d'autres territoires des confins N. E. de l'Abyssinie, à Touest de Massâoua. Le volume ci-dessus est la relation personnelle du professeur Issel ; les relations de MM. Antinori et Beccari doivent paraître dans le 9* volume du Bolletiino de la société Géographique d'Italie, accompagnées de cartes.
Avant de nous éloigner des contrées du haut Nil, quelques mots encore sur la Haute-Nubie et sur. l'Abyssinie, où nous retiennent d'intéressantes publications, et où vient de s'accomplir un événement important.
$ l«r. M. Munzinger et ses explorations.
La communication de M. Werner Munzingér, à qui la idêncô doit déjà de si précieuses études sur les territoires et les populations du sud^est de la Nubie^ ajoute de nom--
breux renseignements aux notions antérieures et enrichit notablement la carte encore si incomplète de ce coin de l'Afrique. M. Munzinger, qui a été investi par le khédive des fonctions de moudir de Souâkïn, ou gouverneur du Soudan maritime (et qui exerce en outre à Massâoua celles de consul de France), meta profit sa position nouvelle pour étendre ses investigations sur une contrée qui est devenue pour lui conime une seconde patrie*. 11 y a trois ans, c'était une excursion dans le pays des Afar (voir le dernier volume de V Année, p. 264); aujourd'hui c'est une course chez les Habab et les Beni-Amer, deux tribus importantes qui se rattachent très-probablement à la famille aborigène des Bedjah. M. Munzinger promet un travail spécial sur ces deux tribus; sa communication actuelle se rapporte aux principaux traits physiques du pays, plateau montagneux dont le versant orienlal s'abaisse par étages vers la mer Rouge où vont se perdre de nombreux torrents temporaires, et que surmontent des pics nombreux d'une assez grande élévation. Un massif qui paraît être le point culminant de toute la contrée et d'où se détachent trois sommités, est situé vers le 16'^ degré 40' de latitude; il a par estime une altitude de 8000 à 9000 pieds (2500 à 2800 mètres). Des autres somrac;ts où M. Munzinger a pu porterson anéroïde, le plus élevé est l'EnyélafJatit. 16"* 3 i'), 2 57 9 mètres. Ce sommet ne di iiiiiie cepeuilant que de 176 mètres le plateau sur lequel il repose. Un peu plus au nord (entre 1 6*40' — 16^^50 deMatitu(ie),et à 60 ou 70 kilomètres de la côte, le plateau forme un magnificfue cirque appelé Nakfa, entouré
1, M. Munzinger est Suisse de naissance. Depuis 1871, le Soudan égyptien , dont Khartoum est la capitale, a reçu une nouvelle organisation. Il forme actuellement trois divisions administratives. La première, composée des moudirtèh ou districts de Dongolah et de Bcrber, relève directement du Ministère de Tlntérieur au Caire; la seconde, composée des quatre moudirièh de Bahr el-Abyad, Kordofan, Sennâret Taka, a Khartoum pour capitale; la troisième est le moudirièh de Souâkïn, avec Haasâoua et tout e littoral du pays Bedjah