EXPLORATIONS DE CARL MAUCII
informations récentes, ont reçu du voyageur, en même temps que des lettres et de nouveaux mémoires (ci-dessus, n° 18), les éléments d'une carte complète de TÉtat de Transvaa], dans laquelle M. Maach a résumé les itinéraires dont il-a sillonné le pays depuis plusieurs années, les nombreuses déterminations astronomiques auxquelles il a rattaché ses lignes d'exploration, et les informations locales de nature à compléter ses reconnaissances personnelles. Ce sont là de ces travaux solides dont j'aime à saluer Tappalilion, de ces travaux qui tout à la fois enrichissent et transforment la cartographie d'une grande région. (Cidessus, n? 23 de la bibliographie.) Il y a vingt-cinq ans à peine, les vastes contrées de TAfrique australe, sauf une étroite zone littorale, ne présentaient qu'un vide immense sur la carte du globe ; que de conquêtes dans ce court espace d'une génération ! Trois noms s'y inscrivent avant tous les autres, Livingstone, Burton et Speke , noms glorieux autour desquels se groupent bien d'autres nom9 dignes d'honneur et de sympathie : — le missionnaiie Krapf, précurseur de Burton ; Baker, heureux émule de Speke ; du Chaillu, l'explorateur zélé de la terre des Go* rilles ; Ladislaûs-Magyar, le révélateur du Congo, et tant d'autres dont je ne puis dresser la liste. Parmi ces intrépides champions de la science, Cari Mauch travaille à se placer aux premiers rangs, entre les plus méritoires et les plus glorieux.
On doit aussi à M. Baines, connu depuis longtemps comme explorateur zélé et chasseur intrépide dans ces contrées australes, un itinéraire que les cartographes consulteront utilement (n° 25). Une expédition encore plus importante est celle du capit. Fred. Elton au Limpopo, en 1870, pour l'étude de la partie moyenne de cette grande rivière (ci-dessus, n** 27), dont la partie inférieure avait été déjà explorée en 1868 par M. W. Erskine*.