‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 200 sur 337 · AFRIQUE OCCIDKNTALE. LE CONGO. L'OGOVAÎ. LE GABON · texte numérisé non relu

AFRIQUE OCCIDKNTALE. LE CONGO. L'OGOVAÎ. LE GABON

33. C. Neveu, aide-commissaire delà Marine. Notes sur les colonies du Portugal, et principalement sur la capitainerie générale de Mozambique. Revue Maritime et Coloniale j nov. 1872. p. 247-

«Un: s'agit point ici d'une étude approfondie des colonies portagaises; nous ne livrons au lecteur que de simples notes recueiUiea presque toutes dans la publication périodique intitulée Annaes de Coti' selho UUramarino, et destinées à donner une idée de la population, des produits et de l'état politique ou militaire de ces pays généralement peu connus. »

Les Notes de M. Neveu ne touchent pas seulement aux établissements d'Angola et de Mozambique, mais à toutes les autres colooies portugaises, en Afrique et hors d'Afrique.

34. P. Du CiuiLLU. The country of Ihe Dwarfs. Lond, 1872, in.8% 320 p. 3 sh. i (Low).

3.S. Vice-amiral Fleuriot de Langle. Croisières à la côte d'Afrique. Tour du Monde, T. XXIll, 1872, n- 093, 594, 595, p. 305-352,

l'ogovaï. route d'exploration. 53

L'Ogovaï.

Une notice excellente sur rOgovaï, publiée récemment dans le journal VOffîcielf mérite d'être reproduite comme document à conserver. Cette notice est signée seulement des initiales E. F.; mais elle sort évidemment d'une plume autorisée, et je regrette de n'en pouvoir faire remonter nominalement le mérite jusqu'à son auteur. Elle expose des faits et renferme des vues d'une importance capitale pour les grands problèmes géographiques qui s'agitent en ce moment, et les explorations qui ont pour objet de les résoudre. L'Ogovaï est un fleuve de l'avenir. Les Anglais ont choisi la ligne du Zaïre, qui leur appartient, en quelque sorte, par droit de première reconnaissance; le remarquable article que nous allons reproduire montre avec évidence que les chances sont pour le moins égales du côté de rOgovaï.

Aux environs de i'équateur on rencontre, en longeant la côte ouest de l'Afrique, trois grands estuaires qui par leurs dimensions doivent évidemment servir d'embouchure à des rivières ou à des fleuves d'un volume considérable. Ce sont, du nord au sud, le Gabon, l'Ogovai et le Zaïre ou

Congo.

Au delà de ces embouchures, sur une étendue de plus de cinq cents lieues de profondeur, s'étend précisément la zone la plus inconnue de l'Afrique. Il y a trente ans, nous n'avions pas la moindre notion sur cette immense contrée. C'est à la marine française que revient l'honneur d'avoir fourni celles, bien restreintes encore, que nous possédons aujourd'hui. De la station que nous avons occupée au Grabon pendant un certain nombre d'années, sont parties presque toutes les expéditions de reconnaissance, et les ' renseignements que nous leur devons viennent d'acquérir,

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grftce aux dernières déconvertes de Livingstone, une importance toute nouvelle.

N'ayant pu suivre jusqu'à leur terminaison les énormes cours d'eau qu'il a rencontrés dans rintérieur du continent; les ayant vu couler tantôt à l'ouest, tantôt vers le nord, le célèbre voyageur s'est demandé successivement s'il avait afi'aire aux sources du Congo ou à celles du Nil. La ques- Mon demeure encore indécise, et au cas où elle se résoudrait dans le sens de la première alternative^ on comprend de quel intérêt il deviendrait de reconnaître le cours des grands fleuves équatoriaux de la côte occidentale, de bien préciser la position, à peine soupçonnée, de leurs sources. De toute façon, il est évident qu'au cœur de l'Afrique il existe, sous cette latitude, des bassins hydrographiques de premier ordre, dont les relations sont encore à déterminer. Aussi, dès à présent, peut-on être assuré que des découvertes considérables attendent les voyageurs qui pénétreront dans ces contrées.

L'estuaire du Gabon, aujourd'hui connu, n'a géographîquement qu'une valeur secondaire. Il sert de déversoir commun à un grand nombre de rivières qui sortent toutes des Montagnes de Cristal, situées à une distance relativement médiocre de la côte. Le Zaïre ou Congo, le plus méridional des trois, et dont la partie inférieure seule est bien connue, a beaucoup plus d'importance. Mais le plus considérable est très-probablement l'Ogovaï.

Placé sous l'équateur, il se partage à son embouchure en un immense delta qui conduit à l'Atlantique, à travers un pays marécageux formé par ses alluvions, un énorme volume d'eau. Au-dessus de ce delta, à une soixantaine de lieues de la mer, il est formé par la réunion de deux grandes rivières, TOkanda et le N'Gounyai. L'Okanda vient du nord-est, peut-être du nord. Il forme avec la par-

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