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tie inférieure de l'Ogovai une vaste courbe dont la concavité, tournée vers le nord-ouest, embrasse le bassin secondaire du Gabon.

Quant au N'Gounyai, il descend du sud, et son bassin est évidemment limitrophe de celui du Zaïre. Les deux fUuveSy vers leurs sources, doivent être très-voisins Tun de l'autre. M. l'amiral Fleuriot de Langle pense même que certaines rivières considérées par Liviogstone comme dts affluents du Zaïre se déversent au contraire dans le M'âounyai. L'Ogovaï doit à ces affluents la particularité qu*il présente : il a deux crues, qui concordent parfaitement avec Thivemage tropical du Nord et du Sud. La première, de mars à juin, et produite par l'Okanda, est la plus forte. La seconde, de septembre à octobre, provient du N'Gounyai.

Tous ces détails, inconnus il y a vingt ans, nous les devons à la marine française. Un voyageur, dont les relations ont été très-discutées, du Chaillu,s'élait bien engagé déjà dans cette contrée. Mais ses descriptions, dont on a depuis lors reconnu Texactitude, manquaient de précision. Certaines parties, par leur évidente exagération, avaient d'ailleurs soulevé des doutes, et c'est de juillet 1862 que date la première expédition sérieuse.

Entreprise parMM. Serval et Griffon du Bellay sur l'aviso le Pionnier, elle pénétra dans TOgovaï après avoir reconnu une partie du delta du fleuve. Mais arrêtée d'abord par les eaux basses, puis par l'hostilité des naturels, elle fut obligée de revenir sur ses pas avant d'avoir atteint l'Okanda. Dès le mois de décembre de la même année, les deux voyageurs renouvelaient la tentative, mais par une autre voie. Il existait une route de terre suivie par les naturels et conduisant du Rhamboé, affluent méridional du Gabon, à la grande rivière inconnue. Ils s'y engagèrent, et M. du Bellay ayant été arrêté par la maladie, M. Serval arriva seul sur les bords de l'Okanda. Deux ans après, M. le lieu-

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tenant de vaisseau Genoyer, puis un Anglais, M. Walker, y parvenaient à leur tour par des routes analogues. Mais dans ces tentatives, on avait pu seulement constater Texistence de la rivière; encore n'était-on pas sûr que les deux voyageurs l'eussent rencontrée au-dessus du confluent. Plus heureux que ses devanciers, M. le lieutenant de vaisseau Aymès réussit, en remontant rOgovaï, à pénétrer dans rOkanda , à reconnaître son cours sur une étendue assez considérable. Nous lui devons les seuls renseignements que nous possédions encore, et ils confirment de tous points ceux donnés par les naturels.

Les proportions de TOkanda sont à peine infé^'ieures k celles de rOgovaï. Au-dessus du confluent, il coule au milieu d'une vallée de 10 à 12 000 mètres de large, qpi'il couvre au moment des crues ; et la rapidité de son conrant, l'énorme volume des eaux qu'il roule en toute saison, annoncent évidemment que la source qui l'alimente est des plus puissantes.

D'après les naturels, la rivière sortirait du lac Tem, situé à une grande distance dans l'intérieur des terres, à dix mois de marche de la côte. Elle franchirait peu de temps après des montagnes qui la rendraient impraticable, et reprendrait ensuite jusqu'à son embouchure, à travers un pays de plaines, un cours tranquille et une grande profondeur. Un second lac se trouverait m4me sur la rive gauche, à une certaine distance du confluent. Ce serait lui qui recevrait les rivières que Livingstoue aurait à tort considérées comme des affluents du Zaïre.

On s'est demandé dans quelle région de l'Afrique pouvait se trouver ce lac Tem, source de l'Ogovaï; et comme l'embouchure du fleuve est située sous le même parallèle que les grands lacs reconnus par Speke et Baker à l'autre extrémité du continent, on avait supposé déjà qu'il pouvait descendre des massifs montagneux d'où sortent ces énormes réservoirs. La découverte par Livingstone de grands cours

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