‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 219 sur 337 · L*ANNI*.E GÉOGR. XI · texte numérisé non relu

L*ANNI*.E GÉOGR. XI

98 ASIE. (n** 85-97.)

vantes études et d'infatigables investigations sur quelques* unes des régions les moins fréquentées des pays musulmans^, conçut la pensée, il y a deux ans, de remplir au moins une partie de cette lacune. Quoiqu'il n'ait pu faire tout ce qu'il aurait voulu, — chose fort ordinaire en de telles entreprises, — il a cependant rapporté de sa course une quantité considérable de notions absolument nouvelles et d'un grand intérêt. Joint aux informations recueillies par le capitaine Miles et son compagnon M. Munzinger, ce voyage ajoute une page importante au livre chaque jour moins incomplet de notre connaissance de l'Arabie, et remplit, d'une manière au moins provisoire, une partie blanche de la carte. Pour donner uner idée générale de la notice de M. de Maltzan, je vais en détacher quelques passages.

« Au point de vue climatologique, l'Arabie du Sud a deux régions bien différentes, l'une qui reçoit les pluies tropicales, l'autre qui ne connaît que les pluies d'hiver, sur lesquelles on ne peut jamais compter avec certitude, car elles font défaut quelquefois pendant trois ans. A cette dernière région appartient tout le littoral. Malgré sa position sous les tropiques et sa grande proximité des terres qui reçoivent les pluies tropicales, ces dernières lui font complètement défaut. Là où ces plaines portent une'végétation luxuriante, comme à Lahedj et à Abiân, ce phénomène est dû uniquement à un ouâdi, qui, plus au nord^ reçoit les pluies tropicales et leur ramène de l'eau. Les terres qui manquent de pareils ouâdis sont pauvres et ne peuvent jamais compter sur une récolte assurée. Il est vrai que quelquefois les hivers sont pluvieux. A Aden même, on a vu les citernes se remplir jusqu'à déborder. Mais ces faits sont rares et ne changent rien à la triste condition générale du littoral. — C'est tout différent dans

Page 1