TIBET
153. Herm. von Schlagintweit. Reisen in Indien und Hochasien, 1854-58. T. II. Hochasiea : der Hymalaya. lena, 1871, in-8*
Il y auraua S* volume. Voir le précédent vol. de Y Années p. 27, n* 61.
154. La Mission du Tibet, de 1855 à 1870, comprenant l'exposé des affaires religieuses, et divers documents sur ce pays, d'après les lettres de M. l'abbé Desgodins, missionnaire apostolique , par C. H. Desgodins, inspecteur des forêts en retraite. Verdun, 1872, in-8*, iv-419 p., avec une esquisse du Tibet oriental. (Paiis, Palmé).
155. Itinéraire de Pa-tang à Yerk^Io, et description des vallées du KIn-cha-kiang '(fleuve Bleu) et du La&-sang-kiang (Camboge), entre le 30* et le 29* parallèles environ. Extrait d'une lettre de M. l'abbé Desgodins à M. Francis Gamier. Bulletin de la soc, de Géogr.f nov. 1871, p. 343-348.
La moyenne de cinq observations de haateur méridienne iolail«, faites par M Desgodins et recalculées par M. Garnier, a donné pour la latitude de Yerkalo 29*'i*30'* N. 11 y a une autre lettre de Tabbé Desgodins à M. Fr. Garnier, au cahier d'octobre 1872 du Bulletin^ p. 416.
Les lettres de M. l'abbé Desgodins.
Un missioEiiaire français, M. Tabbé Desgodins, a recueilli sur le Tibet en général des informations qu'il a consignées dans sa correspondance de famille, et que son frère a récemment publiées (n° 154). Le livre aurait gagné à ne renfermer que les communications du missionnaire, sans additions étrangères sur lesquelles il y aurait fort à dire; tel qu*il est, c'est encore une bonne acquisition sur un pays si peu connu. On ne saurait oublier que le plus clair de nos renseignements sur l'intérieur de la région tibétaine, c'est aux missionnaires que nous le devons, au P. délia Penna, notamment et surtout à MM. Hue et Gabet. Le chapitre
consacré aux tribus barbares de la frontière du sud-est, là où le Tibet confine à la Chine méridionale et à l'Indo- Chine, n'est pas la partie la moins intéressante du livre de M. Desgodins. Ces peuplades inhospitalières n'ont par ellesmêmes rien de bien attrayant; mais, dan s leur configuration physique et dans leurs dialectes incultes^ on retrouve souvent, sur l'origine et le mélange des races, des données qui n'existent plus ailleurs. Est-il besoin de rappeler quel admirable parti les études contemporaines de philologie comparée ont tiré de cet élément?
Les itinéraires de M. l'abbé Desgodins à travers un pays frontière absolument inexploré seraient d'un grand prix pour la géographie, s*ils étaient accompagnés d'observations et de remarques précises. D'après des lettres adressées à M. Francis Garnier (voir ci-dessus le n'» 155), le missionnaire aurait déterminé les latitudes de quelques points importants dans la contrée qui touche à la frontière sud-est du Tibet; mais ces observations ne nous sont pas données dans le volume actuel. Comme marque de sa haute estime pour le zèle de M. l'abbé Desgodins, et pour lui faciliter ses observations ultérieures, la Société de Géographie de Paris a décidé qu'un compteur serait mis à sa disposition.