TURKE8TAN
Suite.
163. F. Marthe. KussischeÂrbeiten (iber Asien, ausdem Jahre 1870. Zeitschr. der Geseîlschaft fur Erdk. nu Berlin, 1871. n" 35, p. 440-475.
Cet aperçu des travaux scientifiques des Russes en 1870 dans la zone moyenne et le nord de TÂsie, fait nécessairement une part considérable au Turkestan russe, où des reconnaissances étendues et d'importants levés topographiqaes ont eu lieu, appuyés sur les déterminations astronomiques sans lesquelles il n'y a pas de géographie positive. Quoique succincte, à raison du grand nombre de sujets qu'elle embrasse, la Notice de M. Marthe est très-complète pour l'année 1870.
154. Â. Fedscbenko. Keise in Kokan und zum Nordende der Pamir, 1871. Mittheilungen de Petermann, 1872, n* 5, p. 161-
La première relation de cette course scientifique de M. Fedchenko dans les nouveaux territoires de Turkestan russe, a été publiée en russe dans une brochure imprimée k Tachkent en 1871 ; outre la rédaction allemande que nous en avons ici, M. Marthe en a aussi dnnné la traduction daçs le journal {Zeitschrift) de la Société de Géographie de Berlin, 1872, n* 38, p. 170-189. A la suite de sa version, M. Marthe a traduit (p. ldO-201) un autre opuscule de M. Fedchenko intitulé : « Catalogue des localités visitées par l'expédition scientifique envoyée dans le Turkestan par la Société impériale des Amis des Sciences Naturelles, de rAnthropologiej et de r£thnographie, de 1869> 1871,»
opuscule fort important par les données hypsométriques qu'il contient, chaque localité étant accompagnée de sa cote d'altitude. Enfin, M. de Khanikoff a bien voulu faire, pour la Société de Géographie de Paris, un extrait de ces documents que nous reproduisons ci-après, heurem de rencontrer un tel collaborateur. Le D' Petermann annonce an reste dans les Mittheilungen la publication prochaine d'une relation plos développée, accompagnée d'une carte construite sur les documents nouveaux, selon la coutume qui donne une si haute valeur au précieux journal géographique de Gotha. — On avait déjà de M. Fedchenko un aperçu descriptif de la vallée de la Zérafchàn (dont la célèbre Samarkand est le eentre), dont une traduction anglaise, accompagnée d'une carte provisoire, a été insérée au t. XL du journal de la Société de Géographie de Londres (voir le précédent vol. de V Année Géographie que, p. 51, n«94).
165. Du même : Note on the ruins in Samarcand; from the russian. Proceedings of the Roy. Geogr, soc, XV, n° 5, p. 303-396.
166. D' Radloff. Das mitllere Serafschanthal. Zeitschrift der Gesellsch. fur Erdk. zu Berliriy 1871, n*» 35, p. 401-439; n" 36,
' p. 497-526 (avec une carte construite par M. Radloff sur les reconnaissances militaires de l'expédition russe de 1868).
Ce morceau est le résultat d'un voyage fait par l'auteur en 1888, avec les instructions de la Société de Géographie de Saint-Pétersbourg.
167 Major-general Abramop, chief of the Zarafshan district. The principality of Karategin. Transi, from the russian by R. Michell. Journal of the Roy, Geoyr. soc, vol. XLI, 1871, p. 338-
Premières informations un peu précises sur un canton jusqu^à présent inexploré et tout à fait inconnu, si ce n'est de nom. — Voir ci-dessous la notice de M. de Khanikoff sur la relation du professeur Fedchenko.
168. Cbbpblew, officier d'état- major. Le défilé et les glaciers de Mouzarte, dans la chatne du Thian-chan (trad. du russe parM. BrossetiBnne). St. -Péter sh.f 1872, in-4% 16 pages.
L'original a été publié dans le Bulletin (Isvestïa) de la Société de Géographie russe, t. VIII, 1872, n" 4, p. 113-137. La chaîne neigeuse du Thian-chan (le Mouz-tigh, ou Montagne de Glace, des Mongols)» ai longtemps reléguée pour nous presque dans le domaine de la géographie mythique, va être enfin foulée par le pied des voyageurs européens. Ainsi que le fait justement remarquer M. Spôrer, dans son Aperçu des travaux de la Société de Géographie russe en 1871 {Mit' theil, de Petermann, 1872, p. 213), la prise de possession du Tarbagataï par les Russes ouvre un nouveau champ à Tactivité des explorateurs ru^K-s, dont Kouldja, par sa position, devient le centre naturel. Le Tbian>chan oriental cesse d'être une région interdite à nos investigations. Voir ci-après aux développements, le S 3*
169. Stbbnitzki. Les steppes des Turcomans. Bulletin de la Soc. de Géogr. de Paris, avril 1871, p. 457-467.
Cetto n*to n*Mt qu'un court extrait d'an traYail considcruble adressé
par M. ateimiliki à U Société rosse de Géographie de Tiflis, et qui donnera probablement liea à une publication plus étendue. La relation se rapporte aux steppes comprises entre la côte orieniale de la mer Caspienne et la moitié inférieure du cours de roxus ou Amou-déria, et ftcDc tribos turkomanes qui parcourent cette grande région entre Khita •t le Kboragân, particulièrement à la horde nombreuse des Téké. La partie aujourd'hui desséchée de Tancien Oxus est comprise dans ces limites, et elle est Tobjet d*une étude spéciale de Tanteur sur laquelle BOUS reviendrons oi-dessoas.
170. Les Turkomans Tomouds. Extrait de la Revue tilitaire russe, janvier 1872. Ibid, juillet, p. 158-170, et sept. p. 3l9.
S !•'. Les parties inexplorées ou peu connues du Turkeskan fasse.
Notes de M. Fedchenko.
M. Fedchenko, professeur d'histoire naturelle à TUniversité de Kazan,areçu de la Société des Sciences naturelles à% Moscou la missioa d'étudier les nouveaux territoires du TupkestftB russe, et eu particulier la célèbre vallée de Samarkand arrosée par hZarefchân. M. Fedchenko a fait connaître les résultats physiques et géographiques de sa mission dans quelques publications fragmentaires qu'ont reproduites les deux principaux organes géographiques de rAJIemagne (ci-dessus n^ 1 64 et 1 65) , et dont M. de Khanikoff a donaé k la Société de Géographie de Paris une analyse succincte, avec des remarques que nous reproduisons :
Les exploratLons de M. Fedchenko comblent des lacunes considérables dans nos connaissances du territoire de Khokand, et redressent beaucoup de renseignements erronés admis sur la foi de rapports verbaux peu exacts. Le vaste terrain montagneux qui s'étend entre la limite méridionale de Khokimd et la chaîne de THindou-kouch n'est maintenant resté inexploré que sur une longueur comparativement insignifiante, car il se borne à l'espace compris entre le Kizil-sou, dernier point au sud visité par M. Fedchenko, et le lac Siri-koul (lac Victoria) découvert et déterminé astreoomiquement par le voyageur anglais le capitaine Wood.
La lai^ur de cette bande ne déi)asse pas la distance de Tacbkend à Samarkand, à savoir, 420 kilomètres. M, Fedchenko a donné & 3es lecteurs une idée claire et assez détaillée sur
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l'orographie et Phydrographie du khanat de Khokand ; mais ce sont surtout les renseignements qu'il a fournis sur les confins orientaux de cette province qui ont une haute importance géographique, car là le zélé voyageur a pu déterminer la position du partage d'eau entre POxus et le Jaxartes, TAmou et le Syr« Daria des géographes modernes, de môme que la position de Ouzkend. Cette ville, qu'on plaçait à 120 kilomètres au sud-est d'ÂndIdjân, n'en est éloignée que de 63 kilomètres et se trouve exactement à l'orient de ce dernier point. En général, le levé de M. Fedchenko recule considérahlement à l'orient la frontière qui sépare Khokand des possessions de Yacoub Bek de Kachgar.
Les montagnes méridionales du khanat de Khokand ne sont pas très-élevées, et s'étendent en collines alignées parallèlement en plusieurs chaînes. Au delà de ces élévations, aux sources du Sourkbab (Eau rouge, Kyzil-sou en turc) se trouve un plateau élevé d'un peu plus do 8000 pieds anglais (environ 2(i00 mètres), nommé Âlal. 11 est borné au sud par une puissante chaîne de montagnes, dont les cimes sont couronnées de neiges éternelles. M. Fedchenko croit que la hauteur moyenne de ces cimes n*est pas inférieure à 5500 ou 5800 mètres, mais que les plus élevées ont certainement 25 000 pieds anglais de hauteur absolue (7600 mètres). Quant à la hauteur de la ligne des neiges éternelles dans cette partie de l'Asie, le voyap^eur russe la fixe à 4c300 mètres. M. Fedchenko nomme cette large bande de montagnes chaîne Trans-alaîenne, et dit que sa pente septentrionale sert de limite au sud du territoire de Khokand, contigu en cet endroit au khanat de Karatéghin, ou Karaduighôn, qui n'a pas 100 000 habitants, tandis que la population du khanat de Khokand est évaluée par M. Fedchenko à 7 ou 800000 hommes. Karatéghïn est peuplé de Tadjiks purs, tandis que Khokand, d'après le voyageur russe, est habité par des Sartes, mélange de Turcs et d'Iraniens. En outre des Tadjiks, la province de Karatéghïn contient aussi des nomades , les Kara-Kirghiz. Le chef de Karatéghin se considère comme étant issu d'Alexandre le Grand, et prend le titre de chah. Les chefs de district, à Khokand, se nomment serkerdeh ; dans le khanat de Karatéghin, ils portent le nom de beks. L'administration du Karatéghin est concentrée dans les mains d'un employé supérieur nommé mirzadar^ qui a plus de pouvoir que le chah lui-même. Les impôts sont payés en produits de terre et en travaux publics. Ghaqae famille est astreinte à fournir annuellement an