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PLATEAU MONGOL

La partie rosse du bassin de TOussouri, que les Chinois ont * définitivement abandonné à la Russie par le traité de Péking de 1860, s'étend du N. au S. depuis le 48" jusqu'au 42« degré de latitude. 11 est baigné à PE. et au S. par la mer du Japon, jusqu'à la limite de la Corée, au voisinage du port russe de Possièt, point où la ligne télégraphique russe se rejoint actuellement aux lignes sous-marines de la Chine et du Japon. A 1*0. , c'est d'abord TOussouri qui forme la limite entre l'Oussouri et la Mandchourie chinoise; plus haut le lacHanka, qui, toutefois, appartient au territoire russe, sépare les deux empires. Du lac Hanka, la limite russo-chinoise se porte d^abord au S. 0., puis au S., jusqu'au point où les frontières russe, chinoise et coréenne se réunissent. Le territoire ainsi délimité, qui formait antérieurement la partie orientale de la Mandchourie chinoise, est aujourd'hui l'Oussouri russe dans le sens le plus général ; dans une acception plus restreinte, les Russes appellent territoire de rOussouri le pays arrosé par les affluents du côté droit de la rivière, et ils appliquent communément le nom de Trans- Oussouri, Sa-Oussourisky Krài^ au pays situé au sud du lac Hanka, ce qui comprend ce côté du bassin du lac et la côte correspondante.

Une chaîne de montagnes connue sous le nom de Sikhoté- Aïin s'étend dans une direction parallèle à la côte et à peu de distance de la mer du Japon, depuis l'extrémité sud du territoire jusqu'à Fembouchure de l'Amour. La hauteur moyenne de cette chaîne est de 1000 à 1200 mètres ; quelques sommités, cependant, s'élèvent jusqu'à 1600 mètres et plus. A l'est, du côté de la mer, la pente est rapide et se termine fréquemment en falaises escarpées ; à l'ouest, vers l'Oussouri et l'Âmoûr, la descente est beaucoup plus allongée, et arrosée d'un grand nombre de cours d'eau qui vont aboutir à l'Oussouri. Cette dernière rivière a ses sources dans la partie méridionale du Sikhoté-ÂlIn, à 70 verstes (73 kilom.) de la mer ; elle n'est là, à son origine, qu'un ruisseau de quelques pieds de large. Elle prend bientôt le caractère d'un torrent, se fraye sa route à travers une étroite vallée, et jusqu'au point où elle reçoit par la droite la Lifoudin^ elle est appelée Sandogou. Plus loin, elle prend le nom d'^Oukikhé, C'est seulement après qu'elle s'est grossie à gauche de la Daubikhé qu'elle reçoit le nom mandchou d*Ou88ouri. C'est alors une rivière de 130 mètres environ de large ; néanmoins, à cause de sa rapidité et de la fréquence des bancs de sable, elle n'est encore accessible pour la vapeur

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qu'avec des petits ^teamers, et seulement au temps des hautes eaux. L^Oussouri ne commence à ôtre navigable pour les bateaux à vapeur à toutes les époques de Tannée qu'après avoir reçu à l'ouest le Soungadji, déversoir du grand lac Hanka. A partir de ce point, POussouri, devenu une grande et noble ri-* vière, coule au nord et reçoit de droite et de gauche des tributaires de plus en plus importants, notamment, à droite, Vlma^ la Bikïn et le Por^ et par la gauche, le Nourèn et le Nor. A son confluent avec l'Amour, près de Kabarofka, TOussoùri a 2 kilomètres de large. La longueur de son cours est de 800 verstes, environ 850 kilomètres.

Le lac Hanka, qui porte ses eaux à POussouri, a la forme d'une ellipse dont le grand axe se dirige du sud au nord sur une longueur de 80 verstes, avec une largeur de 60 verstes environ. Il est peu profond; on n'a trouvé que 7 ou 8 mètres dans sa partie centrale. A une demi-verste des bords, on trouve à peine 2 mètres. Ce peu de profondeur, joint à la fréquente agitation des vagues sous des rafales violentes, gêne souvent la navigation. De ses nombreux affluents, les principaux viennent du sud et de l'ouest. Le plus considérable est le Léfou; il est navigable pour les petits bateaux à vapeur sur une longueur d'une quarantaine de verstes au-dessus de son embouchure. Ainsi qu'on l'a dit plus haut, le Hanka se déverse dans l'Oussouri par le Soungadji. Bien que profond, le Soungadji est difficile pour les grands steamers, à cause de ses nombreux méandres.

Le bassin du lac Hanka est un pays plat ; des marécages im« pénétrables s'étendent au sud, au nord et à l'est du lac. A l'O. et au S. 0., il est bordé par des steppes montueuses, dont le sol extraordinairement fertile est très-propre à l'agriculture et à Pélève du bétail. Déjà quelques colonies russes s'y sont établies.

La côte du nouveau territoire russe sur la mer du Japon présente plusieurs baies assez spacieuses ; les plus importantes portent les noms russes de Saint-VladimiT, Saint- Olga, Baie Pierrele-Grand (la Victoria Bay des cartes anglaises). Celle-ci, qui est tout à fait dans le sud, se ramifie en plusieurs baies ou anses plus petites avec de bons mouillages.

A cette esquisse topographique du territoire de l'Oussouri, M. Przevalski ajoute un tableau développé de la végétation de cette région.

183. W.H. Mbdhdrst. Brit. consul, Shangai. The foreigper in far Cathay. Lond., 1872, petit in-8''. Map. 6 sh. (Stanford).

Gaide pratique.

184. D' Martin, de la légation de France à Pékin. Sur la statistique relative au dénombrement de la population en ^Ghine. Bulletin de la Soc, de Géogr,, juillet 1872, p. 120-132.

— Quelques généralités sur ralimentation en Chine. BuUelin de la Soc. d'Acclimatation^ oct. 1872, p. 609-622.

' — Ëtude générale sur la végétation dans le Nord de la Chine, et son importance au point de vue de la question de Tacclimatation. Ibid., mars.

— Considérations sur la valeur ethnique de la mutilation des pieds de la femme chinoise. Dans le Bulletin de la Soe. d'' Anthropologie de Paris, nov. 1871, p. 304-313.

185. B»" P. V. RicHTHOFEN. Lettof on the provinces of Chékiang and Nganhwei. Shanghai ^ 1871, în-4*, 17 pages.

— Letter on the régions of Nanking and^Chinkiang. ïbid,, 187] , in-4», 17 pages.

Deux lettres adressées à la chambre de Commerce de Changha!.

186. Fug. Simon, consul de France. L'agriculture en Chine, à propos d'une carte agricole de la Chine. Bulletin de la Soc, de Géogr,, déc. 1871, p. 401-423.

187. M. Vabbé David. Lettre sur ses voyages en Chine, au secrétaire général de la Soc. de Géographie. Ihid,, p. 465-478.

188. E. BmssoNNET. De Pékin à Shangaî, souvenirs de voyages. Paris, 1871, gr. in-18. 3 fr. 50. (Amyot.)

189. C** Ludovic DE Beauvoir. Pékin, Teddo, San Francisco (3* vol. du Voyage autour du Monde). Paris, 1872, gr. in-18 avec cartes etfig., 4fr.

Voir le vol. précédent de Vannée géogr.^ p. 88, n» 164.

190. Fr. Garnier. Des nouvelles routes de commerce avec la Chine. Bitlletin de la Soc. de Géogr., févr. 1872, p. 147-160.

L'auteur s'occupe particulièrement des tentatives faites par le nord

176 ASIE. (n- 183-195.)

da Barmà 6t par le Mékong, — la route anglaise et la roate friafi^e.

191. P. Gâte, lieut. de vaisseau. L'Europe et la Chine. Revue Marii, et Colon., i«nv., et févr. 1872, p. 5 et 217.

Étude historique, politique et commerciale.

192. H. Fritsche. Ueber die geographischen Constanten Pekings. Bulletin de l'Acad. impér, de St-Pétersh., t. XVI, n* 6, p. 46o- 486. Sl-Pétersb., 1871, ln-4-.

Les résultats de M. Fritsche. déduits pour la longitude de 42 cnlmi> nations lunaires, et pour la latitude également d'une longue série d'obseryations lénitales, lui ont donné

en temps en aro

Longit. E. de Greenw. 7 h. 45 m. r>4 sec. 55 ~ 116*28'44" — (Paris — — 114» 8*35*0

Ltt.N. — — — sy^se'M"

La Connaissance des Temps (i 87*2) donne

Longit. 114» 8'30^

LatlU 39«»54'13''

— Geographische, magnetische und hypsometrische Bestimmungen an 22 in der Mongolei und dem nôrdiichen China gelegenen Orten. St-Péiersh,, 1871, in-4", 40 pages, avec une carte. (Extr. du Repertorium fiir Météorologie publié par TAcad. impér.}.

193. Rev. J. Edkins. The Miau-tsi tribes; with a Vocabulary of the Miau dialecLs.Foochow, 1870, in-8% 17 pages. (Lond., TrQbner. 1 sh.)

104. Ney Elias. Mapof the Tellow river. lond., 1872, 2 feuilles (aa 146 000-).

Cours inférieur du fleuve, Tancien et le nouveau lit.

195. D' J. Bechtinger. Het eyland Formosa. Batavia, 1871, in-4*,

Excursion sur la rivière Tamsoul. Notice sur les aborigènes.

Notes diverses sur la Chine. M. l'abbé David.

Dans une lettre adressée aa secrétaire général de la Société de Géographie (ci-dessuSy n"* 187), Tabbé David rend compte des courses qu'il a faites sur différents points de la Chine et dans quelques-uns des territoires limitrophes; il est arrivé dans le pays en 1862, et ne Ta quitté qu'en 1870. On peut croire que dorant ces neuf années, en dehors de son roi*

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