‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 287 sur 337 · Le 3* volume n^est pas encore paru · texte numérisé non relu

Le 3* volume n^est pas encore paru

drito PaUadhu, Notes de ▼oyage de Peking à Blagovetchensk à travers la llandehoorie, en 1870. ^ B» Matdelj Notice sar les trayaaz de l'expédition de la MOQrmân.

— Section ethnographique, t. IV; rédigé par M. I. Savélief. 51. Pétersh,, 1871, in-8', 634 pages, avec 2 cartes.

Chants religieux de ]a secte des « serviteurs d^Dieu, » recueillis par M. Barsoff. — A. Galkïn^ Mémoire explicatif de la carte ethnographique du roy. de Pologne. — p. Mitkouizki, Fragments de la langue des Slaves de l'Elbe. — Villiers de l'hle-Adam, le village de Knësnala Gora et ses environs, esquisse ethnographique. — Polonskif les Kouriles, aperçu géographique, ethnographique et historique. — N. Mainoff, les Bulgares. — Archimandrite Leonidas. Éclaircissements sur la carte des trois églises slaves autonomes de la presqu'île de Balkan.

— Section Statistique, t. II, 5^ Pétersh. 1871, in-8% 385 p.

J. Màkchéïef, Matériaux géographiques, ethnographiques et statistiques sur le Turkestan. — A. Popoff, Mouvement de la population du gouvernement de Yologda. — Th. Popoff^ Notes de voyage sur Hankao et les fabriques russes de thé. — N. Troïanski, Notions statistiques sur la Servie. — W. Badloff^ Relations commerciales entre la Russie et la Mongolie occidentale.

399. J. Spôrbr. Die Arbeiten dcr Kaiserl. Russischen Geographischen Gesellschaft im Jahre 1871. MiWietlungen de Petermann, 1872, n^e, p. 211-216.

, Dans cet aperçu, M. Sp(3rer a concentré les résultats des principaux tpavaux contenus dans les publications que nous venons d'énumérer.

400. Manuel Militaire et Statistique. Russie. Édité par une société d'officiers d'État-Major, et rédigé par le G'» Obroutchcff. St. Pétersh,, 1871, in-4*, 1157 pages, avec un atlas de 36 cartes (en russe).

M. H. Wagner a donné dans les Mittheilungen de Petermann, 1872, p. 336, un aperçu analytique de cette importante publication.

Un mot sur la géographie militaire de la Russie.

Voici une courte notice qui a son intérêt; elle est empmntée par la Correspondance Slave à une publication du capitaine Brakenbourg.

La Russie, n'ayant point à craindre d'invasion du côté de Test, a porté vers l'Occident tout l'effort de sa défensive.

C'est surtout depuis la guerre de Crimée qu'elle a fait les plus grands sacrifices. La construction de ses chemins

314 EUROPE. (n*^ 391-400.)

de fer et de notryelles forteresses ont été, à ce point de vue^ sa préoccupation la plus constante depuis plus de dix ans.

Les chemins de fer ont, en effet, en Russie, une importance stratégique considérable.

Quatre lignes se dirigent vers l'ouest; quatre autres lignes ?ont au sud. Toutes sont disposées de 6içon à pouvoir concentrer et transporter rapidement, en très-peu de temps, une armée formidable, soit vers les frontières allemandes, soit sur les rives de la mer Noire.

En outre, les voies ferrées forment un immense réseau assurant les communications constantes entre les forteresses de Kertch sur la mer Noire, et de Rief sur le bas Dnieper, avec Moscou, aussi bien qu'entre celles du nord, telles que Sveaborg et Yiborg en Finlande avec Saint- Pétersbourg.

Mais où le génie des fortifications a vraiment fait des prodiges, c'est en Pologne.

On a transformé ce pays en un quadrilatère aussi redoutable que celui de l'ancien royaume lombard.

Il est formé de quatre forteresses, c'est-à-dire de Modiïn, Novogeorgievsk, Ivangorod et Brzesc-Litevski.

Ces forteresses constituent des refuges inexpugnables, celle de Modiïa surtout. Située au confluent du Bug et de la Vistule, elle est, suivant l'expression de M. Brakenbnrg, la forteresse idéale.

Immense, silencieuse et sombre, aussi propre à l'attaque qu'à la défense, elle n'a point de population civile. Des troupes de toutes armes, voilà ses seuls habitants. Donc rien k ménager en temps de guerre.

Ivangorod est moins important. Mais Brzesc-Litevski ne le cède guère à Modiïn. Toute armée s'engageant dans les plaines de la Pologne devrait immobiliser des forces énormes pour tenir tète à ces forteresses, qui sont approvisionnées et armées sur le pied le plus formidable. Modiïn, rien

que dans ses casemates, peut renfermer 20,000 hommes, et elle n'offreaucune prise à Tennemi, sinon par la bombe.

Cette dernière est l'œuvre du général Totleben, qui a hérité de la science de Yauban. Ce quadrilatère, placé dans l'espace que la Pologne occupe au centre de l'Europe, s'appuie au sud sur la citadelle de Zamosc, qui ferme la route de Léopold à Varsovie, et sur celle de Bobruïsk, commandant le pays entre la Dvina et le Dnieper, pendant que lé eentre de la défense, par le bas Dnieper, se trouve à Kief.

Dunabourg protège en arrière la Jonction des chemins de fer de Varsovie à Saint-Pétersbourg, et celle de Riga protège Smolensk, tandis que Gronstadt couvre la capitale rosse.

De plus, c'est à Varsovie que se rencontrent les grandes ▼oies de Posen et Breslei , de Lemberg et de Cracovie.

Ville fort médiocre par elle-même, Varsovie, au point de vue militaire, aime importance redoutable que lui donnent les travaux de défense de Modlïn et de Brzesc-Litevski. Enfin, commandant la Vistule, elle ferme hermétiquement les chemins de Pétsrsbourg et de Moscou.

Voilà quinze ans que le tzar et ses conseillers consacrent leurs efforts et tout i'argeni dont ils ont pu disposer à ce prodigieux et gigantesque travail. A cette heure, la frontière russe vers l'Occident présente un front redoutable de forteresses, reliées entre elles par des voies ferrées qui mettent toutes les parties de l'empire en communication.

316 EUROPE. (n" 401-412.)

Page 1