LES PA^DIT8 EXPLORATEURS
ceHe de son maître. Seolement le vol fut accompli assez adroitement pour qu'on n'ait pu l'en convaincre, quoique personne ne doutât du fait. Les dernières nouvelles qu'on ait eues de lui sont qu'il s'était attaché à Tiufortuné Hayward, et l'on croit qu'il a été tué avec celui-ci ; sinon, il ne serait pas imprd)able quHl ait trempé dans le meurtre de notre explorateur.
« Au surplus, les officiers de notre corps d'ingénieurs ont grand soin de n'en pas trop apprendre à ces hommes, attendu qu'on ne peut mettre une confiance illimitée dans leur caractère moral et leur véracité ; on les dresse seulement au détail pratique de ce qu'ils ont à faire. On leur enseigne à observer, mais non à calculer leurs observations. Ce sont par le fait des observateurs merveilleusement exacts, attentifs et patients: mais c'est tout. On n'en veut pas d'eux davantage. Malheureusement leurs observations ne donnent les éléments que d'une ou deux coordonnées pour obtenir une position ; les autres, celles qui se rapportent à la longitude, sont d'une détermination très-difficile, beaucoup trop difficile pour ce qu'on peut attendre d'un observateur indigène '. Pour en venir là il faudrait des hommes d'une plus haute intelligence et d'une éducation plus avancée ; mais alors leur esprit s'ouvrirait trop pour la confiance qu'on peut mettre en eux.
« Dans leurs voyages, nos explorateurs indigènes notent la direction de leurs routes et comptent leurs distances en pas, en ayant égard à la nature du pays. Ils se servent à cet effet de chapelets bouddhiques qui ne sauraient éveiller le soupçon. A chaque cent pas ils laissent glisser un grain du chapelet; à mille pas ils en laissent glisser un plus gros. Dans l'exploration du Tibet, les pandits avaient été munis de ce qu'on nomme des roues à prière^ dans lesquelles ils pouvaient dissimuler lehr boussole et leurs notes.... »
Le colonel Walker entre ici dans quelques détails parement techniqpies où il nous paraît inutile de le suivre.
1. Nous craignons que cette conclusion ne soit un peu excessive; pour juger de ce qu'ils pourraient faire, il faudrait au moins les préparer par une éducation scientifique complète. V. S. M
l'année céoOR. IX.
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Explorations russes sur le nord et le centre de la région Aralienne.
TURKEST4N RUSSB. BOUKEIRIB. KHIVA.
68. F. Marthe. Die Reise Valikhanofs nach Kaschgar, ergânzt durcb neuere russische Reisel)ericbte. Zeitschrift der GeseUschaft fîir Erdkunde %u Berlin^ 1870^ n" 26, p. 151-180.
Le voyage de M. Valikhanof, officier kirghiz de rarméa ruiie, est de 1858 ; les documents plas récents d'après lesquels M. Marthe complète la relation de ce voyage sont: l» le voyage de M. le baron d'Osten- Sacken en 1867 (voirie vol. précédent de VAnnée^ p. S54et267)| t* celai de M. Severxoif dans les mêmes cantons i la mémo époque ; I" le voyage du capitaine Steinthal à Kachgar, dans Taatomne de iMf .
89. Colonel Vénioukhof. Additional Remarks on tlie Bolor Highland.
Transi, from the russian by T. Michell. Proceed. ofthe Geogr. soc. of LondoHy vol. XIII, 1869 , p. 342-351 (avec une carte du système du Bolor entre Kokhand et l'Hindou-kouch).
Note à consulter dans les études cartographiques sur oettt région limitrophe du bassin araiien et du Turkestan oriental.
90. N. Severtsop. A Journey to the western portion of the Celestial
range (Thian-Shan) , or Tsun-lin, of the ancient Ghinese, from the western limits of the Trans-Ili région to Tashkend (1864). Transi, from the Journal ofthe Russian imper. Geogr. soc, 1867, by T. Michell. Journal of the R, Geogr, 90c* of lond., tdI« XL, 1870, p. 343-419,
Travail important pour l'étude orographique de TAsie intérieure, ainsi que le suivant.
91. P. Sekenoff. ffarrative of an exploring expédition ftrom fbrtVeiu
noyé to the western shore of the Issik-kul lake, eastem Turkistan. Transi, from the russian. Ibid,, vol. XXXIX, p. 311-338.
92. Colonel Poltoratskt. Esquisse générale de la contrée située à
l'ouest du pays Trans-Ilien, et comprise entre les fleuves Tchoa et Syr. Extrait des Mémoires de la Soc. imper, de géogr. de St-
Pétersb. par M. P. Vœlkcl. Bulletin de la Soc, de géogr, de Pans, déc. 1869, p. 433-454.
93. Delmar Morgan. Progress of russian explorations in Turkistan,
Proceed. of theRoy. Geogr, soc, vol. XIV, 1870, p. 229-234.
Cette note n'est qae l'extrait d*un mémoire qui sera publié ultérieurement Qans le Journal de la Société.
94. A. Fedchenko. Topographical skeKîh of the Zarafshan Valley.
Transi, from the russian. Journ. of the il. Geogr» soc,, vol, XL, 1870. p. 448-462. Map.
L*étude locale de M. Fedchenko, et le levé d'une partie considé» rable de la vallée de ZérafchAn (la Sogdiane des anciens pays célèbre dès les plus anciens temps de la tradition historique), levé sur lequel est basée la carte de M. John Arrowsmith, ont eu lieu en 1869. L'altitude de Samarkand, déduite de trois mois d'observations barométriques calculées par la formule de Hauss, est de 2154 pieds anglais, = 657 mètres. La position astronomique de la ville est donnée par les observations de M. Struve, latit. N., 39o 38* 45"; longit. B. de Pouikova, 36" 38' S4"; de Paris, 6l» 38' 35*.