COSTA RICA
le capitaine Schnfeldt, car il est en quelque sorle indiqué par la configuration géographique.
S 3. Notes sur Costa Rica.
Nous extrayons de la communication de notre consul M. Cabarrus (n^" 392 ci-dessus) les renseignements suivants :
La république de Costa Rica ne possède qu'un seul port sur le Pacifique, Puntas Arenas (ou par une contraction usuelle, Puntarenas), dont la position astronomique est, en latitude, 9*» 56' 52", et en longitude 82« 35' 19*' à l'O. du méridien de Paris.
D'après le dernier recensement fait en 1864,1a population s'élèverait à 1 20 000 ftmes, réparties de la manière suivante :
Province de San José (capitale) 37,206
Id. de Cartago 13,064
Id. d'Alajuela 27,171
Id. de Heredia : . . . . 17,292
Id. de Guanacaste 10,431
^ Id. Puntarenas 4,836
Total 120,000
Dans ce chiffre la population indigène, qui vit encore à l'état sauvage, n'a pas été comprise ; elle peut s'élever de 10 à 12 000 âmes. La plus grande partie est établie sur le territoire situé sur l'Atlantique entre Moin et Boca de Toro. La population s'est augmentée en vingt années, de 1844 à 1864, de 80 000 à 120000, c'est-à-dire de 50 p; 0/0 ou 2 p. 0/0 par an.
La position financière de l^État est des meilleures, car, d'après les rapports des divers services administratifs, ses revenus, qui peuvent être évalués à 7 500 000 francs, lui
suffisent et au delà pour couvrir son budget, d'autant plus que la République n'a aucune dette.
Le commerce entre TÈurope et Costa Rica se résume ' en échange des produits de l'industrie contre les produits de la culture des plantes intertropicales, culture dont le travail est plus que facile, et que la nature a prodiguées dans ces fertiles contrées.
La nature du sol, qui, suivant la latitude des plaines et des vallées, est tantôt chaude et véritablement tropicale, tantôt tempérée comme le midi de l'Europe, rend le Costa Rica propre à des cultures et à des produits différents. Le thermomètre centigrade y varie de 19 à 25 degrés sur les plateaux qui s'étendent de la capitale à Cartago, tandis qu'il est presque constamment à 28 degrés sur les côtes du Pacifique et de l'Atlantique. Les eaux sont en général fraîches et de première qualité.
Le blé, l'orge, le maïs, toutes les plantes potagères d'Europe croissent au Costa Rica. Les animaux domestiques, tels que le cheval, le mulet, l'ftne, le bœuf, le mouton, la chèvre, le porc, sont les mêmes que ceux d'Europe, et les pâturages étant assez nombreux sur les hauts plateaux de Cartago, ils s'y multiplient facilement. Les plantes médicinales sont nombreuses mais peu connues, et recherchées par les naturels. La canne à sucre est indigène et croit indifféremment partout. Le sucre ne se fabrique qu'au prorata des besoins de la consommation locale. Le cacao est indigène et croît naturellement dans les forêts chaudes et humides du littoral du Pacifique et de l'Atlantique ; sa culture est négligée. Le tabac, comme les eaux*de-vie, est monopolisé par l'État, et sa culture est peu propagée, presque tous les bras étant absorbés par les travaux des plantations de café. Le caoutchouc se trouve en abondance et particulièrement sur les côtes de l'Atlantique ; quant aux bois de construction de toute nature et d'ébénisterie, ils se rencontrent dans presque toutes les forêts* Les mines d'or,