VI
UVINGSTONE.
411. Letters from D' Livingstone, 8 july 1868. Proceed, of the R, Geogr.
soc, vol. XIV, 1870, p. 8-18.
412. Aug. Petbrmann. Eine Kartenskizze von D' Liviogstone's neuen
Forschungen. MUtheilungen de Peterm., avril 1870, p. 184- 194 (carte).
En pointant sur nne carte provisoire les dernières indications transmises par Livingstone sur la région do Tanganika et des lacs enprironnants au sud et an sud-oaest, M. Petermann y a rapporté aussi comme point de comparaison la route de Lacerda du Zambézi à Lucenda (ou ville de Cazembé) et celles des pombeiros portugais postérieurs. A la suite de ses remarques sur quelques points des dernières lettres de Livingstone, M. Petermann a placé le relevé desconrses et des investigations du grand explorateur anglais (1840-1869).
Les nouvelles que l'on a eues depuis du voyageur, par des voies indirectes, sont consignées dans les Proceedings de la Société de Londres, vol. XV, no* 2 et 3, juillet et août i871, p. 115 et 206.
413. Kfiith JoHNSTON. On the lake basins oC Easter Âfrica. Proceedings
of the Roy, «oc. of Edinburgh, 1869-1870, p. 122-141.
414. T. Wakefield, Missionary at Monbasa, Routes of native caravans
from the coast to the interior of Eastern Africa, chiefly from information given by Sàdi Bin Ahôdi, a native of a district near Oazi, in Udigo, a littla north of Zanzibar. Journal of tke R, Geogr. soc, vol. XL, 1870, p. 303-339. Map.
Le long intervalle écoulé depuis notre dernier volume de Y Année géographique nous oblige de remonter un peu loin pour reprendre la suite connue des mouvements du D' Livingstone (voir t. YIII, 1870, p. 44); mais comme ces deux dernières années ne nous ont pas apporté de
nouvelles directes du voyageur, celles que l'on a reçues de lui à Londres au mois de novembre 1869 (elles n'ont été publiées qu'au mois de février suivant) gardent toute leur importance et leur actualité.
Ces lettres, au surplus, écrites par Livingstone à la date du 8 juillet 1868 (il y a aujourd'hui trois ans et cinq moisi) sont bien loin encore de répondre à la vive impatience avec laquelle nous attendons en Europe les résultats que le nom et la persévérance courageuse du grand explorateur, aussi bien que son habileté éprouvée, mettent en droit d'attendre de son expédition actuelle pour la géographie positive du plateau de l'Afrique australe. Néanmoins elles nous apportent déjà des faits d'un grand intérêt et des indications précieuses ; surtout elles nous rassurent de plus en plus sur le voyageur lui-même, dont la constance ne faiblit pas au milieu des épreuves parfois très-rudes qu'il lui faut traverser.
Les lettres antérieures un peu circonstanciées de Livingstone étaient du 2 février 1867; elles laissaient le voyageur dans une localité appelée Bamb^a, vers le 10' degré de latitude australe, à peu près à mi-chemin entre le Nyassa du Sud ou lac Maravi et le Tanganika, que nous appelons par excellence le grand lac central de l'Afrique du Sud. C'est de ce point que part le récit sommaire des lettres du 8 juillet 1868, écrites au voisinage d'un lac appelé BangouéolOf situé vers le S. 0. du Tanganîka à la distance d'une dizaine de journées. Une lettre adressée au D' Kirk, consul britannique à Zanzibar, en même temps que les dépêches destinées à l'Angleterre, présente sous une forme résumée les principales observations géographiques du voyageur, ainsi que les vues qu'il s'est formées sur la position des sources du Nil.
« Ponr le capitaine Fraser et pour nos amis de Zanzibar, liton dans cette lettre intime, je puis dire que j'ai trouvé ce que
je crois être les sources du Nil, entre le 10« et le 12« degré de latitude sud, par conséquent dans la position à peu près que Ptolémée leur assigne. Ce n'est pas seulement une source sortant d'un lac, mais au delà de vingt sources. Il y a un lac appelé Liemba, peut-être en communication avec le Tanganika, où affluent quatre rivières déjà considérables. L'une de ces rivières, dont j'ai pris les mesures, apporte au lac les eaux de onze gros ruisseaux qu'elle reçoit. Prenant ces quatre rivières (et Ton en peut ajouter une cinquième qui passe à Maroungou) comme formant un système particulier d'écoulement ou de drainage, le Tchambézé forme un autre système latéral, centre d'une grande vallée où se trouvent trois autres cours d'eau aussi forts que l'Isis à Oxford ou TAvon à Hamilton. Le Tchambézé se déverse dans le lac J^an^ou^o^o, reçoit deux affluents, puis change son nom pour celui de Louapoula; puis coulant au nord il reçoit deux nouveaux tributaires larges d'une cinquantaine de mètres, et va se déverser dans le lac Moero où arrivent cinq autres rivières, dont une de quatre-vingts mètres de large, que l'on ne peut traverser qu'en canot. A sa sortie du Moero la rivière est appelée Loualaba ; elle se grossit encore de deux courants assez forts avant d'aller former VOuîènghé, Ce dernier nom s'applique soit à un lac avec beaucoup d'îles, soit à une division de sa rivière avec beaucoup d'affluents ; le tout va se réunir au Loufira, rivière considérable formée de cinq branches qui réunit les eaux du côté occidental de la grande vallée, laquelle, probablement, n'est autre que celle du Nil. I) me reste à descendre la Loualaba, et à vérifier si, comme le disent les indigènes, elle passe à Touest du Tanganika, ou bien si elle s'y jette pour en ressortir sous le nom de Loanda, d'où elle arriverait au lac Tchouambé que je conjecture être celui que M. Baker a découvert *.
« S'il arrive des lettres pour moi, ajoute le docteur Livingstone en finissant, veuillez me les adresser à Oudjidji, jusqu'à nouvel avis *. d
Quelques courtes observations sur cette lettre d'envoi au docteur Kirk, avant de rapporter les missives plus détail* lées que le voyageur adresse à Londres.