GÉNÉRALITÉS. ANGLETERRE
Pourquoi, continue VAthenœumy ne nous déciderions-nous pas à donner en&a k notre race issue de mélanges avec le sang celtique le nom que cette race doit réellement porter ? Appelons notre race anglo-celtique au lieu d'anglo-saxonne, et nous-mêmes, proclamonsnous Anglo-Celtes,
520. Arthur de La Borberie. Les Bretons insulaires et les Anglo- SaxonSy du cinquième au septième siècle. Nantes, t873^ in-12, 271 pages. (Paru, Didier). 3 fr.
521. Our great Ports : Liverpool/ Newcastle and the Tyne* ports. Cardiff* Sonderland. * iVaultcol Magazine, iéyr., mars, avr. , mai 1873.
Notices historiques, géographiques et commerciales. Notre Journal officiel, qui s'applique à tirer des publications étrangères les notion j utiles, a traduit la plupart de ces notices.
522. Gapt. H. S. Pâlmer. The Ordnance Survey of the kingdom ; its objects; mode of exécution, history, and présent condition. Lond., 18/3, in-8. (Stanford).
Vordnance Survey est pour la Grande-Bretagne un instrument de levés topographiqnes et de déterminations cadastrales. L'intéressante notice du capitaine Palmer, du corps royal des ingénieurs avait été donnée, par parties successives, dans les Highways,
523. J. M* Arthur. The antiquities of Arran; with an historical description of the island. Edinhurgh, 1873, in-8, with map and views. 6 sh. 6 d. (Adam). 2' édit.
524. Graeme (Lilia8).Home life in the Highlands. Lond., 1873,in-12, 382 pages, grav. 5 sh.
EUROPE ORIENTALE
525. Leboy-Beaulieu (Anatole). La Russie et les Russes. Revue des Deux-Mondes, 15 août 1873, p. 737-778; 15 sept., 241-285; 15 cet., 860-901.
Travail extrêmement remarquable , sur lequel nous reviendrons plus b^s.
626. SiMÉNOFF(D.) . La Russie d'après les descriptions des voyageurs et leurs investigations. T. I. Région du Nord et Finlande. Saini-Pétershourg, 1873, iu-8, 238 pages (en russe).
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527. Besobrasofp (W.). Etudes sur les revenus publics de la Russie, leur classification, leur situation actuelle et leur mouvement : 1866-1872. Saint-Pétersbourg , 1872, gr. in-4, 87 pages.
Extrait des mémoires de l'académie impér. do Saint-Pétersbourg, t. XVIII.
528. Statistiche und andere wissenschaftliche Mittheiiungen aus Russland. V»" Jahrgang; SainUFétersbourg^ 1872, in-8. 4 fr.
Extraits du calendrier de Saint-Pétersbourg.
529. Ujfalvi de Mezô Kôvesd. Les migrations des peuples, et particulièrement celles des Touraniens. Faris^ 1873, gr. in-8, avec 32 cartes et 6 pi. 30 fr. (Maisonneuve).
Ouvrage basé sur les travaux d'Ad. Pictet, de Kuhn, de Max Mûl- 1er, de Bopp, etc. Études des migrations des races d'origine asiatique qui ont peuplé l'Europe avant l'ère historique. Sorties du plateau central de la haute Asie, les races aryenne, tourano-altatque et chamite se sont répandues sur l'Europe qu'elles ont couverte. Les Hamites, selon les vues de Tauteur, seraient descendus sur l'Europe méridionale pour remonter ensuite vers le N. par l'occident, et auraient donné naissance aux Gaulois et aux Bretons. Les Tourano- Altaîtes auraient peuplé la Russie, toutes les presqu'îles de l^urope septentrionale, et même les lies Britanniques. Outre ces deux grands courants parallèles, serait venue en dernier lieu la race aryenne, c'est-à-dire les Pélasges, les Celtes, les Germains, les Scandinaves, les Lithuaniens et les Slaves, qui auraient occupé surtout le centre et l'est de l'Europe. L'ouvrage est accompagné de cartes, où Ton peut suivre avec l'auteur la succession des migrations et les fluctuations des peuples refoulés les uns par les autres du S. au N., du N. au S. et de l'E. à 10., jusqu'au moment où l'histoire les trouve établis dans les contrées que l'on connatt.
530. Mémoires de l'Université de Kazan, 1870-72, in-8 (en russe).
Cette publication universitaire, composée soit de travaux de professeurs, soit des thèses doctorales jugées dignes de figurer à côté des travaux des maîtres, parait par livraisons de deux mois en deux mois, et forme un fort volume à la fin de chaque ahnée. M. J. Martinov a donné, dans la Bévue bibliographique universelle du mois d'août dernier, une intéressante analyse du volume actuel, ù laquelle nous empruntons quelques extraits que l'on trouvera plus loin. '
531. Peters des Grosseu Verdienste um die Erweiterung der geographischen Kcnntnisse.
Forme le XVI« volume, depuis très-longtemps [annoncé et préparé par M. Baer, des Beitnege zur Kenntniss des russischeti Heichesund der angrensenden Lxnder Âsiens. Saint-Pétersbourg y 1872, in-8«» xiva42 pages, avec deux cartes.
Travail important pour l'histoire géographique du N. de l'Asie uu dix-seplièinc siècle.
A cette occasion, mentionnons un très-intéressant travail que M. FouciiEii DE Careil a lu, dans le courant de juillet dernier, à l'acadéniic des sciences morales et politiques, • sur Leibnitz et Pierre le Grand • M. Foucher de Careil croit apercevoir encore l'in-
fluenee leibnitiienne dans l*essor que les éludes géographiques ont pris de nos jours en Russie, et qui se manifeste surtout par de nombreuses explorations dirigées sur l'Asie centrale et la haute Asie. L'ambition moscovite avait d'abord inspiré à Leibnitz d'assez sérieuses inquiétudes. Il craignit un instant de voir les u nouveaux Scythes» se ruer sur TAllemagne et sur TOccident. Peut-être a-t-il contribué ù détourner ce torrent en lui montrant la route do l'OrieQt.
En même temps qu'il rapprochait stratégiquement la Russie de rinde et de la Chine, Pierre I**^ voulait aussi la rapprocher de l'Eu* rope, mais d'une tout autre manière, c'est-à-dire en familiarisant ses sujets avec les arts et les sciences de TOccident; et c'est pour cette œuvre que les lumières et l'expérience de Leibnitz lui étaient surtout nécessaires. < Je suis, lui écrivait Leibnitz, du nombre de ceux qui désirent très-humblement contribuer de toutes leurs forces au bien-être et à la prospérité de votre empire. » Et dans une autre lettre : < Je serais ravi de pouvoir contribuer au beau et grand dessein que le tzar a de fairer fleurir les sciences et les arts de son grand empire, qui fait la connexion de la Chine et ,de l'Europe, et peut profiter des lumières de l'une et de l'autre, m Et il indique comme moyens, rétablissement; des académies et des écoles, et la fondation d'une Société des sciences. Il signale aussi au tzar les recherches et les explorations scientifiques qu'il pourrait ordonner, notamment des observations relatives à la déclinaison de l'aiguille aimantée, et une expédition ayant pour but de reconnaître si l'Asie et l'Amérique ne forment qu'un seul continent, ou si elles sont séparées par une mer ou par un détroit. Pierre le Grand récompensa son zèle en le nommant son conseiller de justice, par un diplôme qui . atteste la haute estime et l'amitié du prince pour le philosophe : estime et amitié réciproques et fondées sur des analogies, sur des affinités que Tauteur du mémoire fait ressortir dans un ingénieux parallèle entre ces deux personnages également célèbres.
532. F. VON HocHSTETTER. Ucber den Ural. Berlin, 1873, in-8, 56 pages. 1 fr, 25 c.
Forme le 181* fascicule du Recueil intitulé Sammlung gemeinverêh wissenschaftliche Vortrœge.
M. Hochstetter combat l'idée généralement répandue que la civilisation expire aux pieds de iroural, et que derrière cette chaîna commence la barbarie asiatique. D'après lui, c'est le contraire qui est vrai. Le versant 0. de l'Oural, qui n'est qu'une suite de collines formant la ligne de partage entre l'Europe et l'Asie, n'est pas le brillant côté de la montagne. Pour le trouver, il faut passer sur l'autre versant.
Richesse, comfort, éducation, le luxe même, produit des richesses et de l'industrie des mines, se rencontrent beaucoup plus au delà qu'en deçà. Du reste, l'Oural ne forme pas une ligne de démarcation bien tranchée, comme le sont les Alpes, par exemple, où, après avoir franchi les défilés des hauteurs, on se sent dans un autre pays au point de vue topographique, linguistique et fluvial. Si les forôts n'étaient pas abattues sur la ligne-frontière, et si des plaques indicatives n'annonçaient point sur toutes les {routes où est cette frontière, on remarquerait à peine qu'on l'a passée et qu'on voyage en Asie.
C'est surtout l'industrie de l'or, du fer et du sel, et aussi l'exploi-
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tation des pierres précietfses^que le Toyagenr a étudiées peûdant son
séjour
Il signale d'abord un fait curieux ; c'est que, bien que l'Oural soitcouvert de forêts et que le voyageur traverse toujours des espaces boisés, cependant le manque de bois est tel qu'il exerce une influence fâcheuse sur certaines grandes industries. Cette disette est due, selon l'auteur, à la consommation excessive de bois qui se fait dans les districts miniers, ainsi qu'à une mauvaise gestion forestière. Ajoutez-y des incendies monstres et d'énormes chablis. Les salines d'UssoIje et d Béresnik, sur la Kama, sont les plus riches du globe.
Quant aux mines de fer, que le célèbre forgeron de Toula, Nicetas DemidofT, le père de la famille si connue de ce nom, et un nommé Henning ouvriront les premiers, elles sont exploitées depuis le règne de Pierre le Grand. Hochstetter décrit un établissement à Perm même, qui occupe près de 3000 ouvriers, et fabrique des canons de siège, d'autres de marine, des mortiers et des projectiles, ne le cédant en rien aux produits de l'usine Krupp.'Mais c'est à Nijni- Tagilsk et Kouschva, mines appartenant en grande partie à la famille Demidoff, qu'il faut chercher la richesse principale en minerais de fer. La puissance des aimants qu'on y trouve est très-énergique. C'est aussi dans l'Oural que se recueillent les plus grosses pépites d'or.
Enfin, c'est dans les environs d'Iékaterinenbourg que POural fournit les produits les plus intéressants en minerai de cuivre; c'est là qu'on rencontre la malachite avec laquelle on fait de ii beaux vases.
Des deux grandes vQles de l'Oural décrites en détail dans le travail de M. Hochstetter, l'une, Perm, en deçà de la chaîne, a 30 000 habitants; l'autre, lékaterinenbourg, plus au S., en a 22 000. Mais la dernière venue parmi les villes de l'Oural, Nijni-Tagilsk, a déjà dépassé lékaterinenbourg en population, et avant peu de temps elle sera plus peuplée que Perm. Sous le rapport de la magnificence, il est vrai, aucune ville de l'Oural ne peut lutter avec lékaterinenbourg. Celle-ci, largement bâtie, avec ses palais sur la rivière Issed, rappelle l'Orient: les Russes en sont très-fiers et l'appellent le petit Saint-Pétersbourg.
533. HuNFA.Lv Y (P.). Reisef in den Ostseeprovinzen Russlands. Aus dem Ungarischen. Leipz., 1873, in-8, 268 pages. 6 fr.
M. Sayous a donné à notre Société de Géographie un compte rendu substantiel de ce livre {Bulletin de la Société, mars 1873, p. 535-547.) Il y a toujours grand profit à lire de telles analyses faites par des hommes particulièrement compétents.
534. C. VON Seidlitz. Das General-Nivellement Esthlands. Dorpat, 1873, in-8, 41 pages. 1 fr. 25 c.
535. MuLLER (Ferd.). Beitrâge zur Orographie und Hydrographie von Esthland. Saint-Pétersbourg, 1872, 2 parties in-4, cartes. 8 roubles. (Schmitzdorff).
536. iGNATius (K. E. F.). Renseignements sur la population de la Finlande. Helsingfors, 1869, in-8, 37 pages, 9 cartes.
537. DoRN (B.). Die jetzigen Kubâtschi : eine Erlâuterung zu Abu
Hamid el-Andalusy's Nachrichten ûber diesem Volkstamzn. Bulletin de VAcad. impér. de St-Pétersb., XVIII, 1873, n» 3,
538. Plan des Passes de Kertch et d'Yénikalé (mer d*Azof). Carte révisée en 1873. Dépôt de la Marine (n» 1718).