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FRANCE. VOIES DE COMMUNICATION

commerciaux, économiques et financiers, relatifs aux voies de communication.

Il est divisé en cinq parties. La première partie traite des routes etdesponts. Les voies de terre, en France, sont de deux sortes : celles de grande voirie^ routes nationales et routes départementales ; et celles de petite voirie^ chemins vicinaux de grande communication, chemins d'intérêt commun et chemins vicinaux ordinaires.

En 1870, les grandes routes nationales formaient un réseau de 86 000 kilomètres , et les chemins vicinaux offraient un développement total d'environ 270 000 kilomètres. C'est aux Romains que la Gaule a dû ses prefliières grandes voies de communication ; les voies construites avec tant d'art et tant de soin pour lo service des armées devinrent un bienfait pour les relations de toute nature entre les diverses parties de la Gaule. Les grandes routes militaires établies pendant la période gallo-romaine avaient une longueur totale d'au moins 1 5 000 kilomètres ; celle des routes secondaires était encore plus considérable.

Pendant les premiers siècles qui suivirent la chute de la domination romaine, ces routes cessèrent d'être entretenues et furent en grande partie détruites. Gharlemagne chargea des commissaires royaux de les visiter et de les faire réparer ; mais après lui ranéantissemcnt graduel du pouvoir central, et les progrès de l'anarchie féodale, rendirent de plus en plus rares et difficiles les relations commerciales, et les anciennes routes, faute d'entretien, devinrent tout à fait impraticables. Cependant, des marchés ou foires s'étant établis en divers lieux, généralement dans ceux où les fidèles étaient attirés par quelque pèlerinage en renom , la circulation se rétablit peu à peu ; les croisades contribuèrent aussi à la généraliser.

Le service des messagers de l'Université établi au treizième siècle, et celui des postes royales créé en 1464

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par Louis XI, enfin Tintroduction en France des coche» et des carrosses sous Charles VIII, marquent les progrès les plus notables accomplis au moyen âge dans le système des moyens de communication. Mais ce fut seulement au seizième siècle que le pouvoir royal s'occupa sérieusement de les réorganiser. On trouve dans le Guide des chemins de France^ publié en 1553 par Charles Estienne , la nomenclature des grands chemins qui existaient à cette époque, et dont la longueur totale était d'environ 25 000 kilomètres. Les grands ponts construits antérieurement au dix-septième siècle ont peut-être atteint le nombre de 2000, y compris ceux d'origine gallo-romaine ; mais leur construction était en général vicieuse et leur débouché trop faible, et beaucoup s'écroulèrent.

Sous Henri IV, Tadministralion des voies publiques, antérieurement placée dans les attributions des trésoriers royaux, fut confiée à un fjrrnid voyer de France (édit de mai 1599); mais cette charge fut supprimée sous Louis XIII. Il faut arriver à l'administration féconde de Colbert pour trouver ([uol([ues mesures efficaces prises en vue de la construction et de l'entretien des voies de communication; et ce n'est qu'au dix-huitième siècle que notre pays a été doté de ces routes larges et droites qui faisaient alors l'admiration des étrangers. En 1716 fut organisé le corps des ponts et chaussées, et l'école spéciale où devait se recruter sou personnel fut instituée en 1747.

M. F. Lucas évalue à quatre cents au moins le nombre des grands ponts qui ont été construits dans le cours du dix-huitième siècle. Il indique ensuite les modifications introduites, depuis Iti révolution de 1789, dans l'administration des routes. U remarque que les chemins de fer ont déplacé la circulation sur les routes sans la diminuer en moyenne, et qu'ils n'ont pas, par conséquent, amoindri la nécessité de les entretenir, de les compléter et de les rectifier.

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