IN-<,AL&H. S
un^ritent d'autant plus d'être roproduiies, que le rapport Buthograpbié de M. Solcillct ne saurait avoir une grande publicité ; et nous croyons devoir y joindre quelques notes additionnelles empruntée» it dc^ relations antérieures peu répandues. Le sujet ne nous est pas aussi familier qu'il devrait l'être, d'après notie position dans le N. de l'Afrique.
Par un temps somLre, froid et pluvieux (qui a presque conslemmeut accompagné la petite caravane, aller et retour, souB cette latitude quasi tropicale), M. SoleîUet arrive le 6 mars au terme do son voyage, « Au lever du jour nous apercevons au fond d'un vallon, à demi envîronné de montagnes aux pentes très-rapides, une oasis couverte de jardins, de palmierH et de verdure; plusieurs séguias déversent leurs eaux le long des jardins qui se succèdent du N. au S. au premier plan, et à l'E, des jardins se détache un Qiié'-ai- ou kasr, situe environ à 7 kilomètres de nous : c'est l'oasis d'In-Cfilah '. "
'< L'oasis, située entre des collines élevées de cent à cent-dix mètres, occupe une moyenne de 13 à 1400 mètres ; elle renferme quatre kçours dont les noms m'ont été donnés pai' Bahous, et écrits sous sa dictée : 1° Miliaiiah, a° Sala Et Fot/imia, 3° So^la El Tnlania, k° Kasr Satah, 5' Kasf El Amb.
Dans les ouvrages publiés par M. Henri Duveyrier et par le voyageur prussien Gerhard Rnlilfs, les nome de ces
1. M. Soleillet écrit aiosi le nom de l'oasis. II y abeaucoup d'incer- Utode sur la véritable orthographe du mot, aussi bien que suc son origine {Y. Hsdj Kâsem, dans les Rnh. lur VAfriqut lept. du baron Walckenaer, p. 411; la colonel 14 s veu, dans le Bulletin de la Sœ. lie Giogr., aav. 1856, p. 399; eU;.); dans tous les cas, il est certain que la forme arabe [véritable ou corrompue] est AlnSalah, c'est-i-dira ■ U tonlaiiie de Salab, • ou peut-être ■ la fontaine des Saints, > et la prononciation courante Insftiah, II. Duveyrier adopte cette demiin forme; Roblfa, la première.
i6 AFRIQUE. (n«* 1-32.)
fcçDurt ne conoorctetot fèM «tee èeta qiii ai\fllÉI itô ^onnéa parBahous^ ,
«c In-^ah, p(mt«uit le rapport^ n'enste fÊB^^amÊÊ» Éom de localité prop^rement dite^ M. Henri Du^eyrier lé idit lui-même ; c'est le nom d'une twuis qui fMfiMtte obiq kçours, dont MiltiEina, on Milîaiiah, est h pAmimr am M.
a In-çâlah ne forme pas, comme on pourrait h tUfite^ une ville compacte ; <^è su compofe» d'un eatoemb!» de villages ou kçours complètement diatinets las «w dM autres^ et àouveiiit habités par dés poj^ulalffens -d'^rigins différente. La population nègre y ^st aasea ttaDli>rèUBe^
tt Les cinq kçours coiàapôsant In-çàlah «^éteniteiit 4n pied d'Bl-Gth)^ jusqu'à une forêt de palriÉien qui rhoriîon au S. sur une longueur de dix kilotadèti^ viron. ^
<t Le kçar El Âr'b, le plus impôlrtant de tous^ reafbiim une population de 17 à 1900 habitants \ Les ^cêkrm sMt beaucoup moins p«eupiés, et le chiffre des «édèntàifes yMt s'élever à 4000 habitants environ. Beaucoup de ^illÉ d'In-çâlah vivent en nomades, soûs là tenté ; ils niis re« viennent dans les divers kçours que pour la réooita ttofe dattes, époque à laquelle le chiffre de la population é0it' se trouver porté à 10 ou 11 000 habitants.
<t Tout le terrain de l'oasis est bien ctdtiVé; oh j f^
1. L*oàsis d*In-Ç&lah, ou Insàlah, d'après Gerhard ïtèhlft, j^hjhhne 13 kçours ; Id plus considérable, celui où résidiB le eheik dé la tflftfL dominante, est Ksor-el-Âr*b. Rohlfs en évalue la .population I 1500 âmes, non compris la population flottante que le commerce y amène. On y trouve toujours, en effet, des cens de IliAboaklfta, de Gh'ad&mès, du M'zab, du Tou&t, des Gha*amba, etc. G^est parlé tM commercial qu*Insâlah a une très-grande importance. « C'est là, itilÉit le colonel Neveu en 1856, que se groupent les carayattta ^ Ito rendent à Aghadès, à Kano, à Timbouktou, etc. C'est là que M séparent celles qui viennent de ces régions méridionales pour se rèndté à Gh'adâmès, à Tlmlmoûn, au Tafllelt, à Fez, à Fighig et sar d'ïUitreB points. »