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On a vu que Rohlfs dit

IN-ÇALAIl. il

coite d<?fl dattes, du tèaé, du blé, de l'orge, des légumes, des courges ; j'ai remarqué dans les jardins plusieurs espèces d'arbres fimitiers, entm aiitres des grenadiers, des abricotiers, et une espèce do cédratier.

'1 In-çillak est un centre de transit commercial trèS". important. Des caravanes nombreuses venant du Bournou^ de Tirabouktou et du Haoupsa, y apportent de l'indigo, da l'avoine, de la gomme, de la poudre d'nr, des plumes d'autruche, des parfum» et des esclaves ', o

M. Solcillet était arrivé au terme qu'il «i'étail proposé; mais là des diflïcujtés qu'il n'a pu surmont«r lui ont fermé l'entrée môme de l'oasis. Il avait écrit au ch6ik pour lui demander, au nom du commun iutérèt de notre Algério et des Oasis, une entrevue personnelle où les motifs de la mission seraifint verbalement expliqués. Le cheik-el-Eadj-Abdelkddcr et son frère, en leur nom et an nom des anciens, en aocusanl réception des lettres, déclarent « qu'ils sont sujets de l'empereur du Maroc, et que, comme tels, ils ne peuvent me recevoir et rien faire avec moi s'ils n'y sont autoriséB par leur souverain, qui,

I. La qDeMion de la position astronomique d'IntUali a trop d'intpoTlance pourquenousnelatouctiion» pas ici. UnedMdétermliulions

astroDomiques que l'on possède pour la carte du Sahara se rapporte ■n cttet-liea de cette oaùs; cette détermination est due au major X-aing, qui traversa le Grand Désert en 1B15 de Tripoli à Timbouklou, et qui fut uiasiiiii par les Maures peu aprbs avoir quitté cette deruièce place. Les notes du voyageur, dont une partie arriva en Angleterre, n'ont pas été publiées, sauf un extrait inséré dans le n- Lxn de la Quarterly Rtvievi, juin 18î8, p. 102; c'est par cet extrait que l'on a su que l'infortuné major avait trouvé par ses observations, pour la position d'Ins&lab, !7* II' de !at. N-, et 1*15' long. E. deGreenwioh (= 0° 6' 10" 0. de Paris). Toutefois, une lettre écrite dans le temps à feu H. Jomard par le capitaine Sabine apporte, d'après les lettres mêmes du capitaine Laing, une correction uotable à ces cbiflre^, qu'il faut lire, pour la latitude, S7» 1 1' 30", et pour la longitude, rapportée àParis, Otayo. (7. leBaUrtinde l»3oo.deGéogr., juin 1834, p. 360 et Renou SoUct géogr. iwr i'Aft. itpl., i, la suite des Ihehefcte» »««r tAlgérie mérid. de M. Caret», p. 308, 1844). 11 faut, du reste, ohmrver que diverses circonstances avd«it mis bon d'usage ou fortement

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trois fois déjà cette année, a envoyé ses goums dans le pays et qui seul dirige leurs affaires.

« Ils engagent donc l'envoyé à quitter le pays et à revenir sur ses pas, pour éviter les complications que pourrait amener, pour les uns et pour les autres, ma présence sur leur territoire. »

M. Soleillet ajoute les remarques suivantes :

<c Le Touât ne reconnaissait à Tempereur du Maroc qu'une suprématie religieuse, due à sa qualité de chéiif ; cette reconnaissance se traduisait par Tenvoi, à des épo* ques indéterminées, de dons volontaires de la part de la confédération, espèce de denier de Saint-Pierre offert aux Ghorfà du Fez.

<c Le Touât reconnaît également, mais à'un degré moiiidre, la suprématie religieuse des El Bakkaï de Timbouk* tou, dont les relations sont utiles au commerce du Touât.

ce Cette suprématie religieuse s'est augmentée de la

endommagré la plupart des instruments de Laing, ce qui jette sairement du doute sur les résultats de ses pbservationB {Quart. Jtim, p. 101). Néanmoins, celles de M. Henri Duveyrier, faites dans de meu* ieures circonstances, n*ont que très-légèrement modifié les déterminations obtenues par Laing à Gh'ad&mès (Laing, lat. 30* V, long. E. de Paris 6» 55' 50"; Duveyrier, lat. 30» V 48", long. 6* 52' 55"). Il eit toutefois bien probable, qu'à Insâlah les accidents s'étaient aggravés» Quoi qu'il en soit, l'habile constructeur de la carte où sont rapports les itinéraires de Rohlfs, M. Hassenstein, trouvant un écart CDiifidé«> rable entre la position astronomique d'Insàlah d'après Laing, et celle qui résultait de sa construction de l'itinéraire de Roblfs (qui n'a?alt pu noter que les directions et le temps), a cru pouvoir corriger la notation astronomique d'après l'itinéraire, et il a adopté 27* 30^ pour la latitude (correction bien forte!) et 0* 10' 10" 0. de Paris pour la longitude. (Mitthexl. de Petermann, 1866, p. 55 ot la carte n*xnr du volume de 1865). Cette correction pourrait être admise avec pleine confiance, si les meilleurs itinéraires, en dehors des déterminations astronomiques, ne comportaient pas eux-mêmes tant d'éléments d'incertitude. Le plus prudent nous paraît encore, en présence d'une aussi grande divergence, de s'en tenir aux notations du major Làing^ jusqu'à ce que de nouvelles observations aient lové tous les doutes.

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suprématie temporeile, à partir du monieiit où le commandaal Colomiou tenta do pénéircr dans le Touât et arriva avec une caravane jusque sous les murs de Timinoum.

'< La, crainte de l'occupation française, le besoin d'indépendance surtout, ont jeté le Touât dahs les bras du Maroc.,., »

Tel est, qnanl à présent, l'état des choses. Si M. Soleillet n'a pas réussi dans ;^a mission commerciale, il est du moins revenu sans accident, et son voyage ne sera certaÎDemcnt inutile ni à l'aucroissemenl de nos infonnalions sur la contrée dfs Oasis, ni pciit-ftre même au rétablissement des rapports interrompus. S'il faut dire toute notre pensée, nous croyons que les tristes événements que la France vient de traverser, en voilant notre ancien prestige, auront été pour beaucoup dans l'issue négative de la mission : revienne, après une période de sagesse, lesjours de notre grandeur éclipsée, et la parole de la France reprendra promptement son autorité. La Chambre d'Alger ne désespère nullement ni du présent ni de l'avenir. Dans un rapport destiné à provoquer un mo" dique subside nécessaire pour couvrir un découvert dans les frais de la mission, nous lisons : « Insâlab est à moitié roule de Timbouktou, presque en ligne droite à partir d'Alger, en passant par Lagh'ouàt. Or, Timbouktou est le point à atteindre tôt ou tard , si l'on veut que l'Algérie devienne le grand comptoir de l'Afrique centrale.

« Nous sommes encore bien éloignés de l'époque où arriveront ces choses, et nous n'y pouvons guère penser sans sourire; le chemin de fer d'Alger à Timbouktou s'arrâte actuellement à AfTreville, et nous en sommes à discuter sur la possibilité de le prolonger jusqu'à Boghari !

" Il n'en est pas moin« vrai que cette question do l'exploration du Sahara doit être poursuivie avec une grande

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persévérance, et que nous devons patiemment préparer l'avenir. »

Idée d*ane mer intérieure à créer dans le Sahara. a. Le projet. M. Rondaire.

Un de nos ingénieurs attachés aux travaux géodéaîqaes de TAlgérie, M. E. Roudaire, fut chargé en 1872^ avec le concours du capitaine de Yillars , des opérations de la méiidiennç de Biskra. H y avait là, en même temps, à résoudre d'une manière définitive un problème controversé, celui du niveau, par rapport à la Méditai^ ranée, de la vaste lagune de Melgh'ir où vont se perdre les eaux de toute la ligne des escarpements de l'Atlas, au S. des plateaux de nos. provinces d'Alger et de Gon*stantine. Depuis longtemps de très-habiles physicieas avaient trouvé que cette grande lagune saline, —cette sabkha, comme disent les Arabes, -^occupait un eofcnn cément qui descendait d'une quantité considérable mi^ dessotis du niveau de la mer; mais ce résultat laissait des doutes. En 1868, M. Yille, ingénieur en chef des ponts et chaussées, pensait encore que de toutes les données acquises on ne pouvait pas conclure, d'une manière absolument certaine, que le niveau du Melgh'ir était audessous de la Méditerranée. Ce n'était pas l'habileté des observateurs que Ton mettait eu doute, mais l'infaillibilité des procédés. Il y avait donc là une vérification délicate à faire. Laissons parler M. Roudaire dans l'exposé qu'il a rédigé de ses opérations (ci-dessus, à la bibliographie , n"' 18 à 21).

« Nous prîmes nos mesures (de concert avec le capitaine de Villars) pour déterminer avec toute la précision possible l'altitude du Gliott Melgh'ir. Au S. de. Biskra, il ne fallait plus compter sur le nivellement géodéaiqae, qui donne les différences de hauteurs par des observatkms

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