‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 173 sur 425 · MAROC · texte numérisé non relu

MAROC

la fonte (Jesaeigss dans les pâturageft ; et il conclut ainsi: » La création d'une mer intérieure danB ta dépression saharienne n'influerait donc {lau d'une manière sensible sur le climat de k France ou de l'Europe méridionale; mais elle promettrait pour l'Algérie, du côté du Sahara, une augmentation des pluies, sans cependant que cet avantage entraînât un nouveau développement des cultures: car dans notre colonie ce n'est pa^ l'homme qui manque de terre, c'est la terre qui manque de bras, »

Nous avons voulu, rapporteur fidèle, marquer le pour et le contre dans la queslion inattendue soulevée par M. Roudairo. Que le projet soit réalimable ou non, le remarquahie mouvementd'idties qu'il a provoqué au sein de notre grand corps scientifique montre assez que de grands intérêts s'y rattachent, aussi bien pour la science que pour l'avenir économique de l'Algério. Quelle que soit l'issue finale du débat, il on sera toujours sorti des notions et des faits importants pour la connaissance physique de cette partie du continent africain : ce sont ces faits et ces notions que dès à présent nous avons tenu à recueillir.

33. SCQOUSBOE (P. K. A.). Observalions sur le rhgaa Tcgétal au Ha-

roc; édition française-latine établie d'aprËs l'édition danoiselatine de Copenhague (IBOOj, par le D' E. L. Berlherand, secrétaire généra] de la Société de Climatologie d'Alger. Paris, 18"4, in-S, xvi-20! p. avec 7 pi. {forme Is 1" partie du AutJïtt'n de la Soe.algér. de Climatologie, a. 1874].

Let obtenatlani du natanllita danois Sehoiiiboa ont ilÀ noastlllai dlodeaionâ» ITTIànsi. EUu ont «idailrcmeat ponr objet la botanique mail «liai Mat pr^diu d'os* introdacUon tubilantietli où lont eondantâi l<i (aiti idalifi an ellmat, tu ni «t à la eonUgo ration du paTi. En lommo, os travail Ml une llMlIcnt» acquiallioa pour la coDuaisuDca pbjsiqae du Maroc.

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34# RoHLFs (Gerh.)* Adveadures in Maroooo^ and Joumeys ttirough the Oases of Draa and Tafiiet. Translated from the firat gennan édition published at Breméfi in 1873, at the express request of D'Rohlfs. With an Introduction by Winwoode Reade. Omd, 1874, petit iD-8, avec carte. 12 sh. (Low).

Les courseï recueillies dans ce volome, d*ane sérieuie valeor géograpbiqae, remontent & istfl et 1863. Klles ont été publiées originairement, ainsi qoe la carte, dans les Mmhêilungm do Peteramn.

Les études de M. Tissotsur la topographie littorale et la géographie com

du Maroo<

M. Tissot, ministre plénipotentiaire de France auprè» de l'empereur du Maroc, a mis depuis longtemps à profit. les facilités que sa position lui donne podr se livrer à des investigations topographiques et à des recherches étendues de géographie comparée et d'épigraphie, d'une importance et d'un intérêt tout particuliers dans un pays si peu ac> cessible aux voyageurs. Les matériaux déjà réunis par M. Tissot sont, paraît-il, considérables, et pourront former la matière d'une publication que Ton attend avec ime vive impatience. Dans un voyage qu'il a fait à Paris Tété dernier, M. Tissot a mis sous les yeux de la Société de Géographie quelques échantillons de son riche portefeuille, des plus remarquables même au point do vue artistique, et il a exposé en même temps quelques-uns des résultais de ses recherches. Nous reproduisons une note publiée à ce sujet dans le Journal officiel. Nous sommes très-sen* sible aux termes extrêmement bienveillants dans lesquels M. Tissot s'exprime à l'égard de la partie de notre ou* vrage sur le Nord de l'Afrique dans V antiquité qui se rapporte aux territoires maurétaniens que lui-même a étudiés sur place ; mais c'est surtout aux faits ainsi constatés par un témoignagne irrécusable que nous rapportons l'honneur de cette haute approbation,

M. Tissot, durant un séjour de trois années au Maroc, y a fait quatre grands voyages.

M. TISSOT. LE MAFIOC. 43

Lfl premier ds txs voyages daie do l'aulomM d« ISTl. Ayant à remeitre à l'emperciir Sittt Mohammed la» lettres qui l'accrédiiaierK en cjitalité do mÎDinlro plénipot«ntiure de France, M. Tissot se rendit à Fez, accompagné de tout Id personnel de la légation, «l prii, à partir de Kaw el Kéhir, une route qui n'avait pa« encore été décrite. De ce point, en effet, notre ministre se dirigea sur Fei par la gnuide plaine du Sbou, le défilé de Bab Tsiooka, le col de Zeggôta, et le verront Heptonti-ional du E^ebel ^crhoun.

Toute cette région montagneuse qui sépare la plaine du Sbou de celle de Fez nous était inconnue : le pic du Tselfat, point culminant de ce massif et aussi remarquable par sa forme conique que par sa hauteur reUtiTe(1400"'). ou ne figurait pan Kur les précédentes reconnaissances, ou n'y occupait paa ea véritable position. M. Tiasot la releva avec soin, ainsi que celle du Djebel Ighal et du Djebel Zalagh, qui dominent au N. la plaine de Fez. Des circonstances de force majeure ne lui permirent paa do. suivre, au retour, un itinéraire différent.

En mars 1873, des nécesBilés de service engagèrent M, Tissot à se rendre à Maroc. Débarqué à Mazagran, le ministre de Francf se dirigea siii- la capitale du S. de l'empire, eo traversant les deux provinces de Doukala et de Rahamna. A Maroc même, il recueillit quelques renseignements intéressants sur les divers passages par lesquels les caravanes franchÎBsenl l'Atlas pour se rendre dans le Sous. Au retour, M. Tissot longea la chaîne atlantique et les montagues du Haba jusqu'à Mogador, d'oii l'aviso de l'État le Kléber le ramena à Tanger.

Appelé en janvier 1874 à Rabat, où résidait alors le ministre des affaires étrang&rea du sultan, M. Tiflsot profita de la plus grande liberté que lui donnait l'absence de toute escorte officielle pour explorer aussi complètement que possible tout le littoral, de Tanger à &k, et tout le

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cours inférieur du Sbou, de Tembouchure de ce fleuve jusqu'au point (Sidi-Ali ben Djenoun) où s'étaient arrêtées ses précédentes reconnaissances.

Dans le cours de cette troisième excursion, M. Tissot réussit à combler toutes les lacunes qu'avaient laissées entre eux les précédents itinéraires et parvint à rétablir ou à nous faire connaître :

\^ Le cours inférieur duMharhar et de l'Oued el Kharroub (Mechrat el Hashef), Fossuaire du Tahaddart et la topographie exacte de toute la région comprise entre la route de Fez à Ksar el Kébir, l'Oued Loukkos, et le littoral ;

2'' L'ossuaire du Loukkos et la topographie de Tehem^ mich, l'antique Lixus ;

S"" Le vaste plateau qui s'étend entre le littoral, le Loukkos, l'Oued Mda et la plaine du Sbou, et notamment le cours de FOued Soueïr et de FOued Draher,- et le bassin de la lagune d'Ezzerga, où se jette ce dernier cours d'eau ;

4° Les grands lacs d'eau douce de la rive droite dm Sbou : la Merdjaa de Ras ed Doura et la Merdjaa da Grharb. M. Tissot put constater que contrairement i ¥hj» pothèse admise par nos géographes, « il n'existait et n'avait jamais existé aucune communication entre la Merdjaa de Ras ed Doura et la mer, non plus qu'entre ce même lac et le Sbou. >> Ce dernier fleuve n'a jamais en d'autre lit que le lit qu'il occupe actuellement, et son embouchure n'a jamais pu varier.

Le Subur s'est toujours jeté dans l'Océan par la ooih pure de Mehdia, c'est-à-dire par l'unique solution de continuité que présente dans son bassin la chaîne de collines do tuf calcaire qui forme le littoral. Pline a donc été induit en erreur par un faux renseignement, lorsqu'il affirme que le Subur se jetait dans la mer à égale distance de Lixus (El Âraîah) et de Sala (Ghella, près de Sla) ; -

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