MUSULMAN
Ulil. N.
Lonfit.
Tahouflkia, station
Confluent du Bahr
Giraf et duFleuïQ
Blanc
Gondokoro (aujour-
d'hui Is m allia
Il 54' 30
Aronddo([brahimeTa
station égyptienne)
it 38
Loboré
Ié 130
Fatiko
Les observations du tiâutenanl Baker lui oot donna pour l'altitude de Fatiko, 3542 -piaàs anglais (1080 œètreB environ), altitude qui concorde uaaez bien avec les chiffres d'altitude indiques antérieurement dans la m^me région, ce qiii ne veut pas dira que ces chiffres aient une valeur rigoureuse. Le lieutenant Baker donne en effet, pour le chiffre (l'altimdo do Gondokoro, déduit de ses observalions, 1526 pieds anglais (465 noètres), chiffre obeotument inadnassible. Samuel Baker, dans son voyage antérieur, avait trouvé à Gondokoro 609 mèlrea, et Poney ()28 mèlreB, indications qui sont certainement plus près de la vérilp, rapprochées de celtes que l'os possède sur l'ensemble du cours du Nil,
^at I> qnuliDD d« rnolinge.
On sait que l'ol^et principal de l'expéditioQ égyptienne, conduite par sir Samuel Baker, était de mettre fin à la chasse aux esclaves dans les contrées de l'extrême S. [entre Khartoum et les grands lacs), en s'emparant de ces contrées pour les soumettre à l'autorité régulière du Khédive, ou souverain d'Egypte. Ce plan, en admettant que la philanthropie. en ait été le seul mobile, est d'une réalisation assez difficile. Une coutume — toute morale à pu't — dont l'origine se perd dans la nuit des temps^ ne
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se déracine pas en un jour; et puis le trafic des esclaves se lie à trop d'intérêts, pour que les meilleures intentions du khédive ne rencontrent pas, même parmi ses propres agents, sinon une résistance ouverte, au moins de sourdes entraves. Il ne faut pas oublier que Pesclavage fait partie de Fétat social des nations musulmanes : c'est leur forme de domesticité. H y a là, à ce qu'il semble, du moins pour une certaine période, d'abominables abus à réprimer plutôt qu'une institution séculaire à détruire dès le premier jour. Sir Samuel Baker lui-même, qui a vu ces abus de près et qui les stigmatise de toute son énergie d'honnête homme et de chrétien, n'en a pas moins traité la question en homme pratique, qui ne se paye ni de mots ni de déclamations, dans une conférence où le sujet avait été posé d'une manière spéciale à l'ordre du jour. Sir Samuel, après avoir retracé l'origine de l'esclavage, a montré que la plupart des nations qui en font le commerce sont mahométaneSy et qu'aussi longtemps que les mahométans pratiqueront la polygamie, il sera nécessaire qu'il y ait une grande importation de femmes dans ces Ëtats, ce qui encourage nécessairement les marchands d'esclaves à fiâre la traite.
La première mesure à prendre pour arriver à une réforme générale doit être l'extinction de la polygamie, qui réduirait le nombre des femmes en ces contrées.
L'émancipation des esclaves ne peut être que graduelle en Egypte et en Turquie.
L'émancipation immédiate serait une injustice en Egypte, si une compensation n'était donnée aux propriétaires qui ont acheté leurs esclaves quand l'esclavage était une institution admise par le gouvernement.
Donc, l'Angleterre ne doit pas réclamer une émancipation immédiate aux gouvernements qui ne peuvent pas payer une indemnité complète et générale.