‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 205 sur 425 · Au t. X (onzième année) ûeV Année géographique, p · texte numérisé non relu

Au t. X (onzième année) ûeV Année géographique, p

d'une portion de la Qalilée et de l'ancienne Phénicie, an- térieuremeDt au travail de la brigade anglaise, et nous déplorioDS le regrettable retard que le Dépôt de la guerre apportait dans la gravure et ia publication de cette carte; voici la bonne nouvelle que nous donne à ce Bujet M. Maunoir dans son rapport annuel de 1874 à la Société de Géographie : ri Le Dépôt de la guerre a achevii la carte topo- . graphique du pajs situé an nord du cayi Carmel, dressé au hO 000* par dob collègues le commandant Mieulet et le capitaine Derrien, d'après leurs levés appuyés sur une triangulation. Cette carte, qui doit paraître accompagnée d'un mémoire, comprend des terrains dont le détail n'avait encore jamais été étudié : c'est, d'une part, l'espace compris entre Uierka-Terchiba et le pjebel-Djermak ; d'autre part, les abords du TelUHazour. Le travail de MM. Mieulet et Derrieo, qui sera sans doute publié à l'échelle du lOOOOO*, occupera une place tout à fait honorable k côté des travatu du major Wilson et d'autres membres du Palestine Exploration Fund,"

136. Th. iot. Arkaud. Plan de la digue et de la ville de Uaceb. Joum. atiat., Janvier 1ST4, p. 116, arec deux ptana.

Morceiu poatbume d« U. Freinai, d'aprc» le> ïndicstiont ds H. d'Ar- DMd, rttcoavi et pobUé p«r H. Mabl , hn ■» nois pnlimiiiairt.

Voir Is précàdiDl toIdo» d« rjn«U>, p. m, &■ lis. 13S. Du mfme : F.tudes Sabéeonea. EiameD critique et pbilologique dea inscriptiona jabéeiuiea connue* jusqu'à ce jour. Joum. aiial., oct. 1873, p. 305-365.

suite. Volrnotr« précëdcnl TolDme, p. lei, n* liB. 139. Translation of an arable puophlat on ths hisCory and doctrines

144 ASIE. tN"* 136-147.)

of the >^ahbàbiS; written by 'Abdallah, grandson of'Abdul Wahhàb^ the founder of wahhabism. By J. 0. Kinealy, G. S., Calcutta. Journal ofthe As, soc, of Bengal, 1874. Part I, n* 1, p. 68-82.

140. Annals of Oman, from early times to the year 1728 A. D.; from an arabic ms by Sheykh Sirha'n BIn Said BIn Sirha'n Bîn Muhammad, of the Benù Ali tribe of Oman. Translated and annotatedby E. C. Ross, political agent at Muscat. Journal of the As. soe. of Bengal, 1874, Parti (historical), Calcutta, p. Il 1-196, avec 2 pi.

141 . Destrées, consul de France à Bagdad. Note sur Tarrondissement de Haça (El-Ahça). BulUiin de la Soc, de Géogr,, sept. 1874, p. 314-315.

1V2. Maltzan (F. von). Reise nach Sud-Arabien. Brunsto,, 1873^ in-8, 422 p., carte. 15 fr.

143. Stevens (capt. G. J.). Report on the country around Aden. Journal of the R. Geogr. soc, vol. XLin, p. 295-309. Map.

Excarsions descriptives.

144.. D"" MiLLiNGEN (Ch.). Notes of a joumey in Yemen. Proc^, of the Roy. Geogr. soc, vol. xvm, n» 2, p. 194-202.

De Hodeïdà à Sanâ, 1873. Notes intéressantes pour la géographie et pour rétat politique actuel.

145. Kellogg (M. K.). The geography of mount Sinaï. Journal of thé American Geograph. soc. of New York, m, 1872, p. 379-400.

146. Gày(J.). Bibliographie des ouvrages relatifs à l'Afrique et à TArabie. Catalogue méthodique de tous les ouvrages, anciens et modernes, français et des principaux en langues étrangères, traitant de la géographie, de l'histoire, du commerce, des lettres et des arts de l'Afrique et de l'Arabie. Berlin, 1874, in-S. 6 thl. 1/4.

147. Carte delà Mer Rouge, corrigée en 1873. Dépôt de la Marine, 4 feuilles in" 2126 à 2129).

— Carte de la Mer Rouge, corrigée. Ihid., 1 feuille (n* 2993).

Quelques mots sur Tétat politique du Sud-Ouest de TArabie.

A roccasion d'un incident qui a failli récemment amener un conflit entre les Turcs et un cheïkh du sud du Yémcn, allié des Anglais d'Aden, le Times a rappelé

quelques faits et exposé des considérations qui touchent à l'état politique de T Arabie occidentale.

« Depuis plus de deux siècles la Turquie n'a pas réellement eu pied dans le Yémen ou Arabie méridionale. Sa suzeraineté sur quelques places de la côte, comme Hodeidâ, a été plutôt nominale que réelle, et a simplement suivi rintérêt du maintien de sa prétention de souveraineté sur le monde mahométan. Pour nous-mêmes, l'indépendance des tribus de l'Arabie est de la plus grande importance. Pour la Turquie, la possession de TArabie serait un piège certain. A première vue, il peut sembler que les Turcs ont tout à gagner en s'avançant à TOrient. On croit qu'ils envisagent avec un certain découragement leur avenir en Europe. Us se disent parfois que les signes du temps leur sont contraires, comme les forces le sont aussi incontestablement, sauf à Tunique condition que leur gouvernement comprendra et acceptera les principes de la civilisation moderne.

« Ainsi que nous l'avons dit il y a quelques jours, ajoute le Times, il y a plus de trente ans que nous avons bombardé et pris Aden. Les hommes d'Ëtat de cette époque s'étaient persuadés que cette acquisition était nécessaire, et leur politique et leur vigueur étaient de cette nature à laquelle une nation ne se méprend jamais à la longue. Immédiatement après notre prise de possession d'Aden, nous conclûmes des traités avec les tribus environnantes, ou plutôt avec les tribus de l'intérieur de l'Arabie méridionale. Notre « forteresse de cendres», comme on Ta appelée, ne pouvait pas exister pendant une semaine sans ravitaillement du dehors. Presque littéralement nous ne pouvions y cultiver un arpent de terre. On peut dire qu'elle se lance en saillie dans l'océan Indien, fait face au golfe Persique, commande les principales entrées de l'Afrique et de l'Arabie, forme « un relais » indispensable pour notre marine commerciale, qui trafique

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avec la Chine et l'Inde, et est la tour de garde contre certains des éléments les plus dangereux et les plus sub^ ' tils contre lesquels la civilisation --^ même la civilisation musulmane — ait jamais lutté. Depuis trente ans, notre poUtique a été d'apprendre aux trii>us arabes dea environs d'Aden à avoir recours à nous, et à nous seuls, pour demander protection et conseil, sur la base de la non^ntervention, mais d'une étroite amitié. Il est impossible de ne pas voir l'importance qu'il y a à continuer cette politique. Les plaines situées au nord d'Aden sont d'une étendue limitée, mais elles sont de la première importance pour nous, quand ce ne serait qu'au point de vue de l'approvisionnement. La capitale du sultan de Lahedj, le plus proche de nos voisins, et, à ce qu'on dit, un homme intelligent, quoique indolent, est à une distance de 20 à 30 milles d'Aden : il y a quelques années, nous avons conclu un accord avec lui pour la construction d'un aqueduc de son territoire jusqu'à notre station, et ce projet a été accompli, mais l'impureté de l'eau en a rendu Texécution à peu près inutile.

a L'importance d'Aden ne doit toutefois pas se mesurer par des traits isolés d'une politique complexe. La possession de ce rocher aride a une signification qu'il faut considérer dans son ensemble avant de pouvoir en comprendre la valeur. C'est le signe d'une politique dont il serait difficile de déterminer les limites, et, quelque petit et insignifiant que soit le rocher sur la carte, son influence s'étend au monde entier. »

Le D' Beke à la recherche do Sinaï de Moïse.

Nous avons annoncé, dans notre précédent volume (p. 179, n° 204), le voyage entrepris parle docteur Ch. T. Beke, à la recherche du véritable mont Sinaï, qui, selon lui, ne pouvait être situé dans la presqu'île sinaïtique.

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