PAYS DE L EUPHRATE
M. Bekè annonçait en effet d'Akaba, su moii de Hvrier 1874, qu'il avait retrouvé la moEtagne sacrée à ane journée de marche au nord-est d'Aknha. Les Arabes l'appellent Dji'liel tm Nour, tn Monluynr <.lc Luiniêi'e; elle a 1500 mètroB de haut. Sur le aonimet, le docteur Beke a trouva des restCH d'animaux sacrilîéa, et plui bas il a découvert plusieurs inscriptions einaïtiquefl qu'il a copiées. On pense bien que cette innovation, pasBablemont paradoxaie, a soulevé en Angleterre plus d'une protestation. On a dit que les débris d'antiquités trouvés sur le Djebel En Naur, non plus que les inscriptions sinaltiques que le docteur Beke y a relevées, n'avaient nullement l'importance que leur attribuait le voyageur; que de sembl[d)IeB débris se rencontrent en Lien d'autres localités, de même que tes grafitti que l'on qualifie d'inscriptions sinaltiques. La localisation du mont Sinai n'est pas d'ailleurs un fait isolé dans l'Exode ; elle s'y relie & un ensemble de données topographxques t[ui ne se retrouvent que dans le nord de la presqu'île sinallique. Le docteur Beke n'était pas homme à accepter les objections sans défendre vigoureusement sa th&»e; mais la mort l'a Frappa Avant qu'il ait publié les résultats de son investigation, ^aï à part, la mort de l'in&tigable investigateur est une perte pour la science; le docteur Beke, par ses explorations en Abyssinie, avait marqué sa place parmi les voyageurs savants de notre époque.
s DD BAS euphuatb bt bu tighe.
148 ASIE. (n'^' 148-150.)
Arab. Lettre datée de Constantinople, 23 mai 1874. VÉconomiste françaiSy 6juinl«74, p. 6^2-644.
Voirci-apiès de» extraits de cette lettre.
— Suite. Ibid., 27 juin, p. 732-734.
D^ns cette deuxième lettre, non moins intéressante que la précédente et non moins importante, le correspondant de VÉconomitte fronçait traite particaliërement do cliemiir de fer qui doit relier Bagdad k Mossoul. On trouve ici des détails circonstanciés sur les localités intermédiaires, aussi bien que sur la ville de Bagdad.
149. Halévy (Jos.). Observations critiques sur les prétendus Tourftniens de la Babylonie. Joum. asiat., juin 1874, p. 461-536.
Voir cidessuus.
150. Menant (J.). Annales dss rois d'Assyrie, traduites et mises en ordre sur le texte assyrien. Paris, 1873, in-8.
Quelques aperçus de géographie économique sur les pays
du bas Euphrate.
Une lettre de M. Eschbach, adressée de Gonstantinople à VÉconomiste français (ci-dessus, n® 148), donne sur le régime et la navigation de VEuphrate et du Tigre dans leur partie inférieure des renseignements d^une grande valeur économique et géographique. On peut en juger par les extraits suivants :
« Examinons la navigation du Tigre, de Diarbckir à Mossoul et Bagdad. Bien qu'à Diarbekir les eaux du fleuve ne soient guère volumineuses, on lance des keUk qui descendent jusqu^à Bagdad. Ce mode de navigation est d'ailleurs le seul actuellement dans toute cette section. Lorsque les eaux sont hautes, un kelek descend de Mossoul à Bagdad en trente heures,
c On a essayé de substituer une navigation sérieuse à ce moyen primitif de transport. Un bateau à vapeur a remonté le Tigre de Bagdad jusqu'à une certaine distance de Mossoul. On a pu arriver jusqu'à un point connu sous le nom de Portes de Nemroud. La légende arabe diffère sur ce personnage de la tradition biblique. Elle n'en fait pas un grand chasseur devant l'Étemel. D'après les Arabes, Nemroud aurait été un grand constructeur. Ainsi il aurait dirigé les travaux de la