‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 217 sur 425 · The britannic kachgar mission (Documents anglais · texte numérisé non relu

The britannic kachgar mission (Documents anglais

En attendant la relation qni sera publiée de cette mission importante, à la fois commerciale et politique, envoyée par le gonvemement colonial de Calcutta vers Tatalik ghazi on prince souverain de Yarkand, sons la conduite de M. Forsyth, on en peut suivre la marche dans les lettres du chef de la commission, communiquées soit à la Société de Géographie de Londres, soit à différents journaux, particulièrement au Geognfphical Magazine de M. CI. Markham, numéros de janvier 187%, p. 481 ; avril, p. 19; juillet, p. ii9y%Xc.;Proceeding8 of the Roy.Geogr. eoc., vol. XYIII, 1874, p. 111, 222, 414, 566. Parmi ces communications, nous signalerons en première ligne celles qui sont contenues au n« 4 deS Proceedingt, p. 414-444, où se trouvent différents récits d^ezcursions de divers membres de la mission : une lettre du capitaine Trotter, du corps des ingénieurs de rinde, eur une excursion jusqu'à iOO milles an nord de Kachgar (p. 415-424); un rapport du capitaine Biddulph, sur une excursion de Kachgar à Maralbacbl (p. 425-428) ; des lettres du colonel Gordon et de plusieurs de ses compagnons, au sujet d'une tentative de retour par le plateau de Pamir (p. 428-437), avec une esquisse du plateau par le capitaine Biddulph.

235. D"" Stoliczka (Fard.). Notiz ùber den Bau der Gebirgsketten zwischen dem Indus-Thal in Ladak und den Ebene von Tarkand und Kaschgar ; nach D' Stol. Briefen. Verhandlungen der Gesellschaft fur Erdkunde zu Berlin, 1874, n» 6-7, p. 183-187.

Le D' Perd. Stoliczka était attaché comme géologue à la mission de M. Forsyth.

236. De Lesseps (Ferd.). Résultats du voyage d'exploration entfepris pour l'étude préliminaire du tracé général d'un chemin de fer

qui ferait communiquer Ifit chemins aiglo-indieni avec les chemins russes de l'Asie. Comptes rendus de VAcadémie des sciences, t nov. 1874, p. 976^978.

Lee Ranee à XUim. 1m «ilie.

L'aspeei extériear de Kidva ne manque pBM d'originalité.

Le voyageor qm s'en ipproche par k route de Khacaiv Asp ne voit la ville que lonqa'il n'en «tt plus qu'à 2 kilomètres, à caufie de« jardins et des vergers qui jusque-là gênent mu regard. U aperçoit alors de hautes murailles en pisé avec tours et créneaux, des portes défendues aussi par des tours, des coupoles et des minareta de mosquées : tout cela forme un epectade attachant ; mais on n*a pas fait dix pas dans la ville qu'on est bien désenchaaté. On n'y trouve qfue très^peu de hautes tours et de belles demeures; presque tous les édifices, bâtis en pisé, aont petits, bas, sales et mal tournés. Les rues sont extraordinairement étroites et tortueuses, et défoncées par d'innombrables ornières. Il y a dans quelques rues un semblant de pavé consistant en grosses pierres infbrmea. Partout règne une odeur ignoble, les habitants de Khiva laissant loyalement tous les immondices devant leurs maisons ou sur le sol de leurs cours.

Les jardins manquent, surtout dans Test et le centre de la Ville. Sous ce rapport, Rhiva est beaucoup plus mal partagée que les autres cités de TAsie centrale. A Boukhara, par exemple, l'absence de jardins est jusqu'à un certain point compensée par la présence de nombreux étangs entourés de ka/ragcUch^ c'est-à-dire d'ormes et d'autres arbres, parmi lesquels on remarque le peuplier. Khiva possède peu d'étangs de ce genre, et l'eau de ses étangs est rare. La laideur de la ville est encore augmentée par le nombre et l'étendue des cimetières ; on peut

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dire qu'à Khiva les demeures des vivants sont étroitement mêlées à celles des morts ; les maisons y sont, pour ainsi dire, pressées entre les tombes, qui sont de tristes monuments tantôt prismatiques, tantôt cylindriques, tantôt avec coupoles, tantôt sans coupoles, tantôt faits de briques crues ou de briques cuites, tantôt d'argile durcie au soleil.

n n'y a point à ELhiya de places dans le vrai sens de ce mot, c'est-à-dire d'espaces régulièrement bordés de maisons ou de monuments ; on n'y rencontre que des espaces vagues où la pluie laisse des marais et des fondrières.

La ville a deux murailles : la muraille extérieure, formant ellipse, a près de 6 kilomètres et demi de pourtour. Elle a été élevée en 1842 par Allah-Eouli-Ehan, lorsque ce potentat déclara la guerre à Boukhara. Elle n'était point capable de résister à une armée européenne.... La muraille intérieure ou citadelle forme un carré d'un développement total d'environ 2 kilomètres ; elle est fort vieille, et il n'y a pas un habitant de Ehiva qui puisse indiquer l'époque de sa construction.... Ehiva reçoit son eau potable de deux aryks ou canaux tirés du grand canal de Polvan-Ata; l'un de ces canaux est l'Ingrik, l'autre le Tchingeri, qui lui-même alimente le Rafan et le Gbichla.

Le monument le plus beau, en même temps qpe le plus saint de Ehiva, est la mosquée de Polvan-Ata. Elle s'élève dans la citadelle et couvre la tombe d'un saint musulman, Polvan.

Le palais même du khan est bâti en pisé, comme tou. tes les maisons de la ville et du pays de Ehiva.

Exploration de roztts. L'ancien cours.

Nous n'avons pas à nous occuper du côté politique de l'expédition récente qui a mis le khanat de Ehiva sous la main de la Russie, et en a préparé l'inévitable annexion,

l'oxus. 189

mais ce nouveau progrès des Russes dans TAsie a eu déjà des résultats considérables pour la science, et il en promet de plus grands encore. A ce sujet, la Société de Géographie de Saint-Pétersbourg a adressé la lettre suivante au général de Eaufmanni gouverneur général du Turkestan :

«L^extension rapide donnée depuis 1868 aux possessions russes de PAsie centrale par l'occupation du district duZarafchân, de la vallée de Tlli et des bouches de l'Amou-Daria, l'introduction graduelle de la vie civile au Turkestan , et le développement des relations politiques et commerciales avec les khanats voisins de nos frontières, ont ouvert à Tétude scientifique un vaste domaine qui jusqu'à présent lui était à peu près fermé.

« La sollicitude éclairée de V. Exe. pour les intérêts des lumières a déjà permis de réunir les premiers éléments d'une description scientifique des territoires de l'Asie centrale, et en partie des pays limitrophes. Appréciant Tutilité de ces explorations, V. Exe. a bien voulu, au printemps dernier, inviter la Société impériale russe de Géographie à poser des questions relativement aux premières études du bas Amou-Daria, et la Société voit aujourd'hui avec une vive satisfaction que, grâce à votre protection, elle a reçu en peu de temps sur cette partie du Turkestan une série d'articles qui rectifient et complètent à de nombreux égards nos anciens renseignements sur les steppes de la mer d'Aral et l'oasis de Khiva.

a Avec rétablissement d'une paix durable sur la plupart des frontières du Turkestan russe s'ouvre cependant devant nos géographes la perspective d'une suite de nouvelles études plus étendues et plus approfondies que celles qu'on apu faire jusqu'à présent. Trois parties surtout de la lointaine province conflée à l'administration de V. Exe. appellent l'attention de la Société impériale russe de Géographie : la partie orientale des Monts-Célestes, du méridien de Moussart à Ourouchsa, Tourfan et Karachar;les ramiûcations méridionales du Tian-Chan et le Tsun-Ling, qui bornent le Djetychar au nord-ouest, et enfin les vallées du bas Oxus, sur les rives de la mer d'Aral et de la mer Caspienne. L'envoi d'expéditions scientifiques dans ces endroits semble très-désirable à la Société de Géographie, d'autant plus que leurs résultats permettraient de rectifier et

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de compléter des travaux publié» ou commencés par la So*ciété.

« G*est à V. Exe, qui, en sa qualité de gouverneur général du Turkestan, est le plus à même de connaître les intérêts et la situation politique de cette province, quMl appartient de décider sur lequel de ces trois points il serait le plus avantageux de diriger prochainement les études des géographes, nafcura^ listes, ethnographes, etc.

a Les projets de ces trois expéditions, qui pour de nombreuses raisons ne sauraient être réunies en une seule, ont déjà été examinés par la Société impériale russe de Géographie, et j^ai rhonneur de joindre à cette lettre les notices sommaires qui ont été rédigées à ce sujet , en priant V. Exe. de vouloir bien donner à la Société son avis éclairé sur Topportunité et la possibilité de la réalisation, au moins partielle, de ces projets en 1874. »

Une commission fut, en effet, organisée peu après, sous la direction du colonel Stolétof ; elle est partagée en quatre sections : topographique , physique , ethnografi({ue et historique. Elle devait étudier, au point de vue du sol, des populations, du climat et des productions^ le khanat de E^va et le pourtour du lac d'Aral ; remonter rOxus, en déterminer le cours et en étudier le régime, et enfin faire une reconnaissance très-précise du lit desséché par lequel le fleuve s'est autrefois déversé dans la Caspienne. Ces divers objets ont été poursuivis, et des informations précises ont été réunies. Le vapeur Pércws%, de la flottille de TAral , a remonté l'Amou-Daria jusqu'au village de Noukous. Le fleuve est parfaitement navigable au delà. Cette nouvelle est d'un grand intérêt. Jusqu'à présent, comme on sait, les vapeurs russes n'avaient pu remonter l'Amou-Daria que juscpi'à la hauteur de la iiiontagne Kouskân-Taou (rive gauche de l'Oulkoûn-Daria), environ à 50 verstes en aval de Koungrad, à cause du peu de profondeur des bras du delta et des barrages qui fermaient le chenal. Bien que pendant le séjour des troupes dans le khanat de Rhiva le général Kaufmann eût

l'okus. 191

démolir les bam et exécuter s travaux de drae, les résultats de ces tr ux n'é pas ; dé-

fs pour faire espérer une vigation o le.

)n ne peut que se réjouir de te e

navigation des vapeurs £ l'An si

ons favorables persistent i [^ de

is commerciales s'ouvriri i e '

is de l'Asie centrale que I 1

Déterminations astronomiques.

jes positions suùraoïtefl;

itaine Solimani, qui aec i

Latitude. Longit. E. de Pari».

Kazarma kk'^kQ' 3" 55*^51' 23"

Daoulèt-Ghiri ^. 44 29 53 55 50 33

Kabanbaï 44 13 47 55 56 10

Kaïké.. 44. 2 42 56 1 6

Yéni-Kalah 43 33 55 56 9 21:

Koungrad 43 4 28 56 34 29

Manghit 42 6 19 57 45 21

Bagh-i-Khân 41 24 » 58 3 4

Koch-Kopir 41 32 » 5» 2 34

Khiva (au palais) 41 22 46 58 4 18

Kazavat 41 33 49 57 52 38

Tâch-Haouz 41 50 22 57 39 10

Halli 41 52 31 57 18 23

Kounia-Ourghendj 42 18 29 56 49 8

Khanki 4'1 27 30 53 27 7

Kouvanch-Yarma. , 42 27 » 57 12 52

Jne autre série de déterminations astronomiques, due

capitaine Stebnitzky, se trouve dans les Mittheilim-

i de Petermann, 1874, n» 4, p» 160; nous y relevons

lement la position de Krasnovodzk, forteresse russe

fondation encore récente, sur le bord oriental de la

r Caspienne :

Latit. N 39*59' 35*5

Longit. E. (Paris). ... 50 39 14 »

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Organâfation administrative da Tarkestan russe.

Dans Tarticle 2 du traité entre la Russie et Rhiva (ciaprès, p. 193), il est dit que l'Amou-Daria formera la limite entre les territoires de la Russie et de Khiva, depuis Koukertli jusqu'au point où le canal le plus occidental quitte le corps principal du fleuve ; de ce lieu, la frontière suit le bras occidental de la rivière jusqu'au lac d*Aral, et de là par la côte même de la mer jusqu'au cap Ourgou, au delà duquel elle passe au pied de l'escarpement méridional de l'Oust-Ourt en longeant ce qu'on nomme l'ancien lit de FOxus.

Peu après la conclusion du traité, on forma, du territoire nouvellement annexé, la province d'Amou-Daria. Le delta de l'Amou-Daria y est compris tout entier. La population se compose en partie de tribus nomades : Ouzbeks, Kirghiz, Karakalpaks et Turkmènes, en partie d'habitants sédentaires. Ceux-ci occupent principalement les villes de Ghourakhan, Chah-Abbas-Vali , Rahman- Verdy-Bey-Bazar, Noukous, Tchimbal, etc. Le chiffre total de la population nouvellement acquise s'évalue à 220 000 âmes, dont 30 000 sédentaires. « L'importance de la rive droite de l'Amou-Daria n'est pas grande au point de vue commercial; c'est plutôt une grande route pour les caravanes qui, du Turkestan russe, de Eokand et de Bokhara, se rendent aux principaux marchés du khanat sur la rive gauche. »

On trouvera une notice plus développée de ce nouveau territoire russe d'après les sources officielles, avec une esquisse de la carte de la province, dans le Geographical Magazine de Londres, cahier de mai 1874, p. 55,

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