‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 23 sur 425 · LE TOUB DU MONDE EN VINGT JOURS · texte numérisé non relu

LE TOUB DU MONDE EN VINGT JOURS

réflexions faites à oe sujet dans la RevtLe politique et littéraire méritent d*être rapportées.

Il n'y a rien d'exorbitant dans le projet du Central -Asiatique, Le troaçon 4 construire est moins long et moins accidenté que V Atlantic and Pacific railway^ que les Américains ont établi en trois ans entre New-York et San Francisco, dans des pays où la nature, tout aussi bien que les populations, présentaient des obstacles considérables. NVt-il pas fallu traverser, au milieu de tribus irritées, des barrières naturelles bien autrement abruptes que celles de l'Hindou-Kouch, les montagnes Rocheuses et la Sierra Nevada? Le Granite-Congon a de 7 à 13000 pieds; le Fréinont en a 13 370. Après un tel précédent, le Central-Asiatique n'est qu'un jeu pour les ingénieurs modernes.

11 ne sera pas indifférent de rappeler, avec M. Jules Verne, que le tour du monde se fait actuellement en quatre-vingts jours. Par le chemin de fer de Rawlinson ou par le chemin de fer de Lesseps, la durée et le prix du parcours seraient diminués d'un tiers. Ils seraient presque diminués de moitié si la Russie exécutait la ligne actuellement projetée qui traverserait la Sibérie dans toute sa longueur. On arriverait uinsi à pouvqir se donner la satisfaction d\tn tour du globe pendant les vacances les plus courtes, pour le prix de trois à quatre mille francs. Aujourd'hui, il faut, pour exécuter un pareil voyage, environ trois mois et une somme de dix mille ft:*ancs.

Ceci n'est que le côté pittoresque de la question. La grande* affaire est le bouleversement ou plutôt la révolution des destinées politiques, économiques et naturelles de l^pèce humaine. Les chemins de fer indo-européens tendent à agglomérer en une seule masse plus d'un milliard d'hommes. Actuul.ement on compte par an cent douze mille voyageurs entre rKurope et rOrient; il fiaudrait, après l'ouverture d'un Atlantic and Poct/îc Toilway sur le vieux continent, multiplier ce nombre par mille, c'est-à-dire l'élever à cent douze millions.

Cette perspective est plus rapprochée qu'on ne le croit. L'émulation qui existe entre la Russie et TAngleterr^ et qui a la Chine pour objectif, met en jeu toutes les ressources de la civilisation moderne. On en comprend la vivacité quand on songe que le commerce seul de l'Angleterre avec l'Asie orientale et l'Australie dépasse six milliards de francs par an. On sait que ce commerce peut être aisément décuplé. Nous avons

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dit que la Russie projette un chemin de fer asiatique dont un embranchement serait prolongé vers Péking ; les Anglais ont aussi leurs projets de chemins de fer chinois. Sir Macdonald propose de faire rayonner quatre grandes lignes d'un point central pris sur le cours du fleuve Bleu, Tune sur Changhaï, la seconde sur Canton, la troisième sur Caleutta, la quatrième sur Péking en moins de trois jours, et de Londres à Péking en une semaine.

26. Clem. R. Mârkham. Slatement exhibiting tbe moral and material progress and condition of India, during the year 1871-72. Ordered by tbe House of Gommons to be printed, 28 april 1873. lond,, petit in-f*, 159 pages, avec 15 cartes. 6 sh. 6 d.

Première publication d'un Annuaire officiel qui parait devoir le continuer. L'auteur, M. Cléments Markham, un des secrétaires de la Société de Géographie de Londres, a pris rang depuis longtemps par des ouvrages d'une haute valeur géographique, notamment par un volume sur l'Inde dont nous avons rendu compte dans Tavant dernier volume de V Année géographique (vol. IX-X, 1872, p. 25, n* 4S, et p. 29). Les matières que le Statement embrasse sont distribuées en 15 sections, chaque section accompagnée d'une carie qui en fait nettement saisir l'ensemble ; voici l'ordre que M. Markham y a saivi: 1, administration et législation ; — 2, finances; — 3, revenu territorial; — 4, agriculture; — - 5, irrigation; — 6, voies de commanication ; — 7, forêts ; — 8, exploitation minérale ; — 9, commerce et manufactures ; — 10, condition du peuple; — il, police et tribunaux ; — 12, éducation; — 13, état politique; — 14, état militaire; — 15, travaux topographiques. C'est, on le voit, un tableau complet de la grande possession britannique, et dans sa concision lucide ce tableau est plein de faits d'un puissant intérêt. D'après les derniers relevés statistiques, complets pour quelques parties, pour d'autres approximatives, Tlnde britannique compte 120 millions d'habitants, soumis directement à l'administration du gouvernement de Londres (y compris les 9 millions d'habitants du Barmà anglais). Les États dits indépendaniSf c'est-À-dire qui possèdent encore un goavernement autonome, ajoutent à ce chiffre de 70 à 80 millions d'àmes. La population de l'Inde entière est donc de près de 200 miUions d'habitants. On comprend Timmense intérêt qui s'attache aussitôt ans moindres questions qui tendent à inquiéter, même de loin, cette exploitation gigantesque.

27. A. D. Tatlor, capt. I. N. Tbe Harbours of India. Highwayi de Cl. Markham. Lond., juin, p. 103, août, p. 195.

Notice analytique et remarques sur une conférence de sir Arthor

Cotton, UevteDant-colonel au corps royal des ingénieurs, « on the Harboors of lodia. >

28. W. HuNTER. Orissa : or the vicissitudes of an indian province under native and british rule. In 2 volumes, being the second and third volâmes of the Annals of rural Bengal. London, 1872, Tni-330 et 278-!^19 pages, avec cartes et vues.

M. W. Hunter a entrepris sur Tlnde anglaise une série de publications statistiqaes et descriptives dont son volame de 1868 sur le Bengale nons donne une grande idée (voir le volume de 1872 de V Année géographique j p. 131). Ces deux nouveaux volumes sur l'Orissa continuent dignement le même sujet; voici les considérations qui en forment en quelque sorte l'introduction : c Notre empire de Tlnde se compose de dix gouvernements séparés, qui comprennent, avec leurs États feudataires,un territoire de 1 556 836 milles carrés (4032000 k. c.)> où vivent une cinquantaine de races différentes, parlant une grande diversité d'idiomes, et s'élevant au nombre de plus de 200 millions d'âmes. Le seul gouvernement du Bas-Bengale a une population qui dépasse d'environ lo millions celle de la Grande-Bretagne avec lîrlande, et dont la superficie est deux fois aussi grande. Les territoires de ce gouvernement s'étendent sur un quart de million de milles carrés; on y trouve toutes les variétés possibles d'hommes et d'habitudes sociales, depuis les tribus sauvages des forêts de l'Orissa, dont les femmes ont pour tout vêtement un collier de verroteries et deux paquets de feuilles, jusqu'aux riches, rusés et raffinés habitants des districts cultivés et des grandes villes.... Dans ce travail, consacré i une province de ce grand gouvernement du Bengale moins étendue que l'Ecosse et guère plus peuplée, j'ai voulu montrer honnêtement quels ont été les effets réels de l'administration anglaise, et de quelles difficultés, de quelles sources d'inquiétudes, cette administration est actuellement environnée. La seconde partie du travail se compose d'exposés statistiques méthodiquement arrangés selon les moyens d'information que me fournissaient mes fonctions officielles, et imprimés à la fin du livre en forme d'appendices. Les deux parties prises ensemble montrent comment je conçois la description générale et le tableau statistique d'une province de llnde. t

29. J. W. Barns, superintendent of irrigation. Notes on the physical geography of the Bhavulpore state. Journal of the Roy, Geogr. Soc.y vol. XLII. Lond. 1872, p. 390-408. Map.

L'État de Bhavalpour (telle est la vraie prononciation du nom), qui fait partie des principautés natives du Radjastàn, s'étend sur la rive gauche du Satledj inférieur et d'une portion du Sindh; c'est un des territoires qui gardent encore (dans les conditions réglées par l'administration anglaise) le titre d'État indépendant sous leur prince indigène. Bhavalpour, la capitale, est située sur le Satledj, au milieu d'un réseau de dérivations, à 4o milles (65 kilom.) au-dessus du confluent de cette grande rivière avec le Tchénab, qui lui-même, à 45 milles plus bas, se réunit à la gauche du Sindh. Le sol, dès qu'on s'éloigne du bord des fleuves, n'est plus gu%re en grande partie qu'une surface de sable, qui va se confondre avec les vastes plaines sablonneuses du Marousthala ou grand désert indien du Nord-Ouest. L'origine du mémoire actuel est ainsi expliquée par M. Bams : • En

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1869, ie gouvernement saprôme de l'Inde 4eia«nd« au qu^ior Michio, agent politique et surintendant près du nji^ab de Bhavalp<Hir, des informations au sujet du désert de cet Etat. J'eus par suite à organiser un parti de surveyors, qui, durant phisienrs mois, furent employés sous mes ordres à prendre des séries de niveaux qui furent mis sous les yeux du gouvernement avec le rapport mi les cartes dont j'envoie une copie à la Société, l'objet principal de cette recouflfpssaace d'un canton relativement inconnu ayant été de constater le degré de culture dont le sol serait susceptible, et de reobercber s'il serait possible d'y amener pour Tirrigation les eaux du Satledj. »

30. Renseignements sur la rivière Narmada (extr, du journal de la Soc. Géogr. de Bombay^ vol. X^X, JBIl). Annaks kyidrogr.j 1873, l" trim , p. 6-14.

31. Kattpar TopograpWcal survey (échelle d*un mille au pouce anglais, environ au 63 000*); feuilles 26, 27, 28. C^lcutta^ 1872 (la feuille, à Londres, t sh.).

six feuilles de cette carte avaient déjà paru : les feuilles 0, 8, 14 17, 18, 19.

32. Radjpoutana Topographical survey. CaleuUay 1872, feuilles 28, 29, 30, 31, 33, 34; from surveys by capt. G. Strahan, 1869-71 (cchelle du pouce au mille).

33. Punjab Map; compiled at the surveyor-general office, fh)m the topographical and revenue survey, based on the great triangulation of India, and published under direction of colonel H. L. Thuillier. Calcutta, 1866-12, 8 sheets (8 milles au pouce = le 507 000« environ).

Carte sans le figuré du terrain, mais riche en détails planimétriques et en chiffres d'sdtitudes. Outre le Pendjab propre, elle comprend le Kachmir et une partie notable des autres contrées environnantes.

34. Route Map of the Western Himalayas, Kahsmir, Punjab, und Northern India. Compiled by Major T. G. Montgomerie. Calcutta, 1872, 1 feuille (32 milles au pouce = au 2 027 000"}. 3 sh.

Cette carte a pour complément une brochure de 34 pages intitulée: Boutes in the Western Himalayas. Dehra Doon, 1872, 1 sb.

35. Map of Eastern Bengai ; sheets 8, 9. Calcutta, 1872 (8 milles au pouce, = environ au 507 000*) . La feuille, 3 sh. 6 d.

36. Preliminary Map. Eastern British Frontiers, bordering on Burmah and Munneepoor. Corrected to april 1872. Cckkutta, 1872, 2 fouilles (8 milles au pouce).

Lei résultats topographiques de l'expédition contre les Louchai, t97i'72, sont incorporés dans cette carte (v. ci-aprés).

37. Sketch Map of the Garo Hills, season 1872. Calcutta, 1872, 1 (eu i lie, 4 milles au pouce.

38. Ori9sa and Cintrai Provinces Topograpbical surveys, sh. 5K. CaU.y 1873 (t mille au pouce). 3 sh. 6 d. •

39. French SetUement of Chandernagore, from suryeys by N. T. Davey and W. R. Yyall. CaU, 1873, 4 sheets. {\6 pouces au mille). 11 sh.

Le même plan existe & l'échelle de 8 p. au m.

40. Golfe du Bengale. Carte révisée en 1873. Paru (Dépôt de la Harine), n* (|00.

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