Ci-dessus^ à la bibliographie, n
l'annkb géogr. zii. 4
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temps qu'il a complété ses recherches inachevées sur dit férents points. M. Beglar a été envoyé dans le Béhar oriental, le Birbhoûm et le Bengale, aiix deux cAtéa ds Grange. Le général Gunningham se propose de faire une exploration des Provinces Centrales dans la campagne de 1873-74. On évalue à dix ou douze années le temps néceS' saire pour achever Texploration archéologique de PLide entière.
Une réflexion qui n^échappera sûrement pas à nos 1^ teurs, c'est que dans ce plan réglé et distribué avec une précision toute militaire, l'imprévu aura sans aucun doute une part beaucoup plus grande qu'on ne la lui a faite. Maie, en somme, une belle tftcha répartie entre des l^ommes très-compétents ne peut manquer de conduire à d'impôt^ tants résultats.
S 2. Tchand, le poète héroïque des famllIeB rtdjpootes.
M. Jones Beames, dans le journal de la Société astatique du Bengale (1872, l'^ piartie, n» 8), a donné le relevé des livres ou chants dont se compose le poème de Tchaad, intitulé Prithirâdja Râso. Tchand est un barde du commencement du treizième siècle, le plus célèbre de ceux dont se glorifient les Radjpouts du nord-ouest de Tlnde; son poëme a pour sujet la lutte de quatre siècles soutenue par les tribus radjpoutes contre les envahisseurs musulmans.
Le poëme de Tchand n'a jamais été traduit , ni même analysé d'une manière régulière ; on ne le connaît guère que par de nombreux extraits qu'en a tirés le major Tod dans ses deux grandes publications ^ Son importance pour nous est de renfermer sur le Radjasthan (la contrée
1. Armais and AntiquiUeê of najoiihanj 2 vol. ia-4«. liHuL 1839- 1832 ; Travels in Western /ndia, iii-4% 1839.
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des RadjpoutQ), et sur les tribus qui Thabitent , une masse de faits et d'indications qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Noua avons donné 4 ce sujet, dans l'introduction de notre Ètwh sur la géographie et les populations prirtnUives du nord-ouest de VJnde d'après les hymnes vérdiques \ des détails que nous ne répéterons pas ici. On savait que ce poëme ayait une étendre cpnsidérable ; cette étendue dépasse encore l'idée qu'on en avait. C'est là sûrementy indépendamment des diffîcidtés propres à la langue et au sujet, ce qui a effrayé ceu^ des indianistes qui auraient pu aborder la tâche.
« n y a en circulation dans quelques contrées de l'Inde, écrit M. Beames, deil parties de poèmes appartenant à des bardes 4u Nord, et que Ton attribue toutes à Tchand. Quelques-uns de ces frag^nents paraissent en effet appartenir à son poème; d'autres sont d'auteurs tout à &it différents. i> M« Beames croit pouvoir reconnaître cinq manuscrits du poème de Tchand, dont ]in, qui était celui du colonel Tod, est dans la bibliothèque de la Société asiatique de Londres ; un autre appartient au collège d'Agra. M. Beames a vu et comparé ces cinq manuscrits ; sauf quelques exceptions insignifiantes, les divisions en sont les mêmes. U en donne le releyé suivant, qui permet de se former une idée de cette composition gigantesque. On voit aussi par la longueur comparée des livres ou chants, que ce n'est nullement une œuvre régulière.
Le poème se compose de 68 chants (ou plutôt 69, le 33*" étant partagé en deux parties), chaque 'partie subdivisée en strophes (kavits) de 30 vers chacune. Or, un des chants (le 59*] se compose de 1455 strophes; un autre (le 64*), de 937 ; deux autres (le 26* et le !•') de 542, et de 401. Plusieurs varient de 300 à 100, tandis que beaucoup ont moins de 50 strophes, un (le 58*')