‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 28 sur 425 · ANGLAIS ET FRANÇAIS · texte numérisé non relu

ANGLAIS ET FRANÇAIS

S 1. La Birmanie anglaise. — Siam.

70. Sir Arthur P. Phayue. On the history of Pegu. Journal ofthe Asiatit sociêty of Èehgal, 1873, Part 1, History, n" 1, p. 23-

71 . Carte de la rivière de Rangoun (golfe de Martaban). Cirte corrigée en 1873. Paris, dépôt de la Marine (n« 2328).

72. Golfe du Bengale. Carte de la côte de Tinassérim et de l'irchipel de Mergui ; partie comprise entre Pile Sulivan et les Moscos du Nord. Carte corrigée en 1873. Ibid. (n* 1626).

73. Berbier-Fortaine, sous-ingénieur de la Marine. Notes sur Texploitation et le commerce du bois de Teak dans le roy. de Siam. Rev. MarU. et Colon., févr. 1873, p. 427-441.

74. Carte du golfe de Siam, cerrigée en 1873. Paris, dépôt de la Marine (n« 2306).

Une étude sur les origines et Iliistoire du Pégu.

Le colonel Phayre, gouverneur de la Birmanie anglaise, à qui la science doit déjà d'importants travaux sur la langue et les peuples du Barmâ (voir les tomes III, V et VI de V Année Géographique)^ vient de publier une étude sur les origines et Thistoire du Pégu (n** 70). Ce qui nous intéresse particulièrement dans ces recherches, ce n'est pas tant l'histoire même de ces pays ignorés et à demi barbares , relégués en dehors du cycle historique des nations civilisées de l'Occident, que les traits de lumière qui s'en dégagent çà et là, propres à jeter quelque jour sur des questions obscures d'ethnologie générale, ou sur quelque point de notre vieille géographie classique.

Le nom officiel et politique des Pégouans est Talaïng; c'est celui sous lequel les Birmans, leurs voisins du Nord et longtemps leurs dominateurs, les désignent. Ce nom, cependant, n'est pas celui que les Pégouans se donnent : ils se nomment eux-mêmes Mdn, ou Moûn, Ce nom de Mon n'est pas isolé dans le Pégu ; c'est un ethnique trèsrépandu, avec de légères variations de prononciation, dans toute la haute région de l'Indo-Chine et dans l'Himalaya; on le retrouve jusques dans les monts Vindhyâ, au cœur même de l'Inde. Jl n'est donc pas surprenant que le missionnaire Masson, qui a longtemps vécu dans

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