‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 30 sur 425 · COCHINCHINE · texte numérisé non relu

COCHINCHINE

les matières premières produites par le pays, surtout si notre protection leur garantit un traitement équitable et le respect de leurs contrats avec l'autorité kambodgienne. <c Nos relations avec la cour du Bangkok ne sont pas mauvaises ; il y a tout lieu de croire qu'elles s'amélioreront, grâce à la présence d'un agent titulaire ayant l'autorité et l'expérience nécessaires dans ce poste si important pour la Gochinchine. »

$. 4. Cochincbine et Tonking.

82. Rapport nautique sur l'exploration des côtes de Cochincbine et du golfe de Tonquin, par le Bourayne, commandant Senez. AnnîaUes hydrogr. 1873, l*' trim. p. 55-74, et Revue Marit, et Colon., avr. 1873, p. 5-32, accompagné d*une planche représentant le combat du Bourayne contre des jonques chinoises.

Le rapport se termine par ce résumé :

« La mission du Bowayne a duré cinquante jours, durant lesquels on a reconnu, Visité ou exploré trente-huit ports ou mouillages de la côte de Cochincbine, depuis le cap Padaran jusqu'au port de Cat- Ba, dans le golfe du Tonquin ; — parcouru on visité, dans le sud, les provinces de Nhatrang et de Bindinh, avec leurs chefs-lieux ; dans le golfe du Tonquin, les provinces de Haï-Dzeung, Kei-Cho, Bac- Ninh, Quan-Yeo et leurs chefs-lieux, qui, à Texception de Kei-Cho, n'avaient jamais vu leur sol foule par des Européens autres que des missionnaires ; — constaté Texistence de plusieurs ports et abriU sûrs dans le golfe du Tonquin, que l'on considérait jusqu'à ce jour comme n'en offrant aucun; — pénétré et remonté dans la rivière de Cua-Cam, dont l'existence avait été ignorée jusqu'ici ; — rendu au gouvernement d'Annam le service de débloquer ses ports^ formés depuis quatre mois, de Hon-Tseu à Cat-Ba ; — combattu, coulé ou brûlé sept joriques-pirates, portant ensemble plus de loo canons et montées par 7 ou 800 hommes, dont plus de soo ont trouvé la mort dans ces combats» Tels sont les résultats de la mission qui avait été confiée au Bourayne. i

La note suivante du môme capitaine entre dans quelques détails particuliers sur les mouillages du golfe du Tonquin, ou plus correctement Tong-king :

83 . Exploration du golfe du Tonquin par le capitaine de Senez commandant le Bourayne, oct. etnov. 1872. Annales hydrogr. I8i3,2«trim., p. 217-224.

« Dans l'excursion que nous venons d'accomplir au Tonquin, est-il dit dans ce rapport supplémentaire, nous nous sommes attachés à recueillir le plus de documents exacts, tant en les relevant nousméme sur les cours d'eau parcourus et les lieux visitée, qu'en les puisant aux meilleures sources. Le tracé que nous en donnons est

l'année gkogr. XII. 5

66 ASIE. (n^* 82-85.)

celui de notre course de yingt jours en baleinière. Toutes nos étapes et les lieux visités y sont marqués d'un pavillon français.

c Tous les cours d'eau importants, et sur la direction desquels nous avons pu nous renseigner, ont été figurés à leur naissance, avec l'indication du lieu vers lequel ils conduisent. >

Au sujet de la plus considérable de ces rivières, le Song-Ca, ou Song-Koï, la note du commandant ajoute : • Ce fleuve, un des plus grands du Tonquin, n'est connu de nous que sur une étendue insignifiante de 4 milles, qu'il a fallu parcourir pour se rendre du canal à Keï-Cbo. Auprès du canal, il est large de 2000 mètres environ ; et il se bifurque en deux branches, dont l'une remonte vers Song- Tay et l'autre nous ne savons vers quel endroit. Au-dessous de Keî- Cho, il est large de 2500 mètres et se divise en deux bras qui descendent à la mer. Les sondes ont été de 6 mètres dans cet espace parcouru. »

84. Delaporte. Note sur la campagne d'exploration du Bouraynf et sur le Toiiking. Bulletin de la Société de géographie, févr. 1873, p. 190-192.

85. Lettre d*un missionnaire au Tonking. Les Missions CathoUqueSj n** du 12 sept. 1873.

Exploration de la route du Yun-nan méridional par le Tonking.

Une des grandes questions qui s'agitent en ce moment dans le monde commercial est l'ouverture de la route du Yun-nan, c'est-à-dire de toute la région sud-ouest et centrale de la Chine, par l'ouest ou par le sud. Les Anglais ont. dans cette vue, tenté depuis quelques années plusieurs grandes reconnaissances par le nord de la Birmanie', et tel était aussi l'objet principal de notre expédition du Mékong en 1866 ^. En ce moment, nos tentatives se sont portées dans une autre direction : la voie du Tonking, signalée par nos explorateurs du Mékong , semble en effet présenter les facilités que l'on n'a pas trouvées dans d'autres directions. Les efforts se portent de ce côté.

Une note publiée dans le Journal officiel^ et que nous croyons etro de M. Delaporte (auquel cette nouvelle

1. Voir VAwiée Géographique, t. IX, 1872, p. 80, n- 143 à 147, et p. 82;el l. X, p. 182, n'" 196 et 197.

Page 1