‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 301 sur 425 · LE BAHR BELA-MA · texte numérisé non relu

LE BAHR BELA-MA

le Bahr bekrMâ passe à peu de distance à Touest loum sur lequel il envoie une branche, et qu'une cation Tient aboutir au Nil à la hauteur de Ghizèh, a ao-dessus de la tète du Delta. Les Arabes émit aiuai l'expression BcJir el-Fargh, « la mer (ou le ) vide, » qui parait néanmoins s'appliquer plus lement à la branche de Ghizèh. Ge dernier nom se Te près du fond oriental du golfe de Sidra (la e Syrte), entre Benghazi et Aoudjelâ, et les Arabes I cantons disent qu'il s'étend d'un côté jusqu'à idrie, et de l'autre jusqu'à Mesourâta (Beurmann). certain que par sa profondeur et parfois l'élévation )rges qui l'encaissent, par la nature des dépôts y trouve et la régularité des traces que les eaux issées dans une partie au moins de son parcours ni, Voy.jtrad. fr., t.II,p.l78), cette immense vallée fait naître invinciblement l'idée d'un grand fleuve ;hé. Le Sahara tout entier n'est-il pas d'ailleurs i de traces analogues, indices d'un ancien état de I et d'anciennes révolutions géologiques dont il 3as resté de traces dans la mémoire des hommes? aussi dans le désert Nubien, à l'est du Nil, un nombre de ouâdis ou rivières sèches auxquelles rabes appliquent la dénomination caractéristique hr hela^Mâ. Celui de l'ouest, dont il est ici spélent question, n'a ni végétation ni sources ; le fond it sable. Mais on y voit une grande quantité de ga- »ulés, comme en entraîne le courant des fleuves, et trouve des arbres pétrifiés en très-grand nombre, k observé aussi des empreintes de poissons fossiles. Sicard, qui fit en 1712 une excursion des lacs Naau Fleuve-sans-Eau, en a laissé une relation qui \ d'être transcrite, non-seulement parce que c'est la are que nous en ayons, mais aussi parce qu'on y des particularités que n'a signalées aucun des

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voyageurs subséquents ; la lettre du savant minionnaire est au t. Y des Lettres édifiantes^ p. 48, édit. de 1781 : ce A mesure qu'on avance dans cette plaine ou lac sans eau, le fond se creuse profondément, et se perd en eertains endroits comme dans des abîmes. Ensuite ce £md se relève et s'étend en canaux larges qui aboutissent à d'autres creux et à d'autres abîmes. Rien, en effet, ne ressemble davantage à un lac desséché que ces enfoncements différents. Sur le dos de la plaine, et au bord de ces vastes fossés, on voit de distance en distance des mâts couchés par terre, avec des pièces de bois flotté, qui paraissent venir du débris de quelques bâtiments ; mais quand on y veut porter la main, tout ce qui paraifrsait bois, soit mâts entiers, soit ais brisés, se trouve être de pierre. J'ai compté plus de cinquante de ces mâts pétrifiés, et les gens du pays m'ont assuré que j'en vemii des centaines, si je marchais plus en avant.... » Depuis l'abbé Sicard, le principal morceau sur le Bahr bela-Mâ se trouve dans le mémoire du général Àndréossy sur la vallée des lacs Natroun (ouvrage de la Commission d'S* gypte, t. XII, p. 15, édit. in-B*»). On peut voir aussi Hornemann, trad. franc., p. 17; Minutoli dans sa relation allemande de Siwah, p. 190; SchoU (compagnon de Minutoli), Rcise, p. 91 ; Gailliaud, Voyage à Méroé^ t. I, p. 39, 40, 47; t. IV, p. 267.

La question, nous le répétons, mérite à tous égards qu'une mission spéciale y soit consacrée, et l'on a vraiment lieu de s'étonner que cet examen, relativement Sicile, n'ait pas été achevé depuis longtemps. La physique du globe n'y est pas moins intéressée que la géographie de cette zone extrême du Sahara,

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If RACnriGAL BT 8A TRAVERSÉE DU BORNOU AU KORDOFAN,

PRimilB RECORNAISSAIfCE EOBOPÉENNE DES CONTRÉES INCONNUES

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