‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 305 sur 425 · MAROC · texte numérisé non relu

MAROC

47. Saltator (Prince Ludwig). Tacht-Reise in den SyrtOD, 1873. Prag, H. Mercy, 1874, 1 vol. gr. in-4», xii-400 pages, avec de nombreuses planches, fig. dans le texte et vue panoramique.

Alexandrie. Demah. Cyrène. Benghazi. Tripoli. Leptis Magna. Djol^> beh. Sfax. Kerkenah. Sousah. Haramamat. — Le jeune prince ÎMa de la lignée impériale d'Autriche, qui depuis longtemps déjà emplda ses périodes de loisir à d'instructives et agréables excursions sur iM diverses plages de la Méditerranée (voir le t. X de VAnnéet p. S44« n° 468), a consacré deux mois et demi, en 1874, à parcourir, snr !• yacht le A'îxe, une c6te riche en souvenirs classiques. Ce n'est cependant pas en archéologue que le prince Ludwig Salvator a visité les sites répandus entre Alexandrie et Tunis, mais surtout en observateur des choses actuelles, et l'on peut dire en artiste. De même que dans les splendides volumes qu'il a consacrés aux Baléares, et dans les récits que lui ont inspirés les côtes de la Dalmatie, celles de *tït de Cypre et les phénomènes volcaniques de Santorin, de nombrensaa esquisses autographes, reproduites par des burins habiles, ajoutent à l'agrément et à la vie des récits.

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8. ïy TOLàxn BTRnATiL« Voyage dans la régence de Tunis (1874). Biilklm d$ la tociiU de Géographie de Lyon, n" 1, janvier 1875, p. 35-64.

Xttaénira fort intéressant, quoique trop rapide. C'est un bon pro« gramme, mais an programme à remplir.

MM. Tirant et Rebatel ont* donné au Tour du Monde (T. XIX, n«*748-749i mai 1875) des épisodes de leur voyage. Ce morceau, aeeompagné de belles illustrations selon l'habitude du Tour du Monde, où sont reproduits des vues et des types, mérite d'être lu.

9. P. Zaccore, capit. au 108* de ligne. Notes sur la régence de Tunis. Paris, 1875, in-8% 265 pages (Tanera).

Ce volume est accompagné d'une grande et belle carte de la Régence (au 600 Me •. » ou, pins exactement, au 617 000 *, 18 centime très au degré).

t Le travail que je livre aujourdlini k la pubUeilé n'a point la pré> tention d'être un oavrage, dit modestement l'auteur; c'est simplement le résumé de nombreux renseignements sévèrement contrôlés que je m'étais, dans le principe, amusé à réunir à Tébassa, pour charmer mes loisirs.

c Attaché a un bureau arabe frontière, j'ai naturellement été appelé, par suite de mes fonctions spéciales, à m'occuper de la régence, dont les indigènes fréquentaient en grand nombre les marchés d'Algérie voisins de leur pays.

c Tébassa, par sa position particulière, est naturellement le lieu d'échange où se rendent le plus volontiers les caravanes de Djérid, les gens de Sfax, les Arabes de l'intérieur de la Tunisie, et, dans une certaine limite, même ceux de la Médjerdah et de l'Oued Miliana.

« Il m'a donc été possible d'en interroger ainsi un grand nombre, de vérifier par leurs dires réciproques l'exactitude des premiers ren* seignements recueillis, et d'arriver par suite à une certaine certitude.

« Je n'ai du reste livré à l'impression que ce que je crois vrai... •

Que le travail du capitaine Zaccone ne soit pas un outrcige dans l'acception ambitieuse du mot, je le veux bien , mais c'est précisément ce caractère de notes détachées, puisées à des sources aussi sûres que possible, qui en fait le prix. Ce sont de très-bons et trèsinstructifs documents à consulter sur un pays qui a la bonne fortune, depuis quelques années, d'être l'objet de publications remarquables.

La carte a été empruntée à celles du dépôt de la Guerre et de M. Guérin , mais l'exécution en est fort belle.

. G. DES GooiNs DE SouHESMES. Tunis : Histoire, mœurs, gouvernement, administration, climat, productions, industrie, commerce, religion, etc. Pam, 1875, in-l2,iv-346 pages (G. Guérin),

Ainsi qu'on le voit par le titre , ce livre est un tableau complet de la Tunisie, historique, géographique et physique. M. des Godins a vu l'Afrique ; ses tableaux sont ceux d'un bon et judicieux observateur. Cest un livre à rebommander.

. Juillet Saint-Lagir (M.). La régence de Tunis. Géographie physique et politique. Description générale. Gouvernement, ad-

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ministratloDy finances, etc. Alger. 1875, in-8*, 70 pages (Saint- Léger).

Je ne connais de cette publication que le titre.

52. OOALiD (A.). Documents pour servir à Tbistoire de la Tunisie. Alger, 1874, in-4', 58 pages (Paris, E. Leroux).

63. HuLLER (L.). Numismatique de l'ancienne Afrique. Supplément* Copenh,, 1874, in-4*.

54. Statistique générale de l'Algérie; années 1867 à 1872. Paris, I. N., vi-453 pages, gr. in-4*, carte.

Voir ci-^près les extraits de cette publication importante.

55. RicoL'x (René). Contribution à Tétude de Tacclimatement des Français en Algérie. Paris, 1875, in-8', 126 p. (Masson).

Lire, dans le Bulletin de la Société d'Anthropologie, jain 1875, p. 369, quelques bonnes remarques de M. Bertilloo à ce sujet.

56. Capit. ViLLOT, chef de bureau arabe. Mœurs, coutumes et institutions des indigènes à\^ TAlgérJe. ConstarUine, 1875, in-12, 448 pages, 2* édition, 3 fr. 50 (Paris, Cbailamel).

Nous avons exprimé notre opinion sur Touvrage du capitaine Villot lors de l'apparition de cet excellent livre il y a quatre ans (T. IX de l'Année géographiquif 1872, p. 197 et suiv.); nous ne pourrions aujourd'hui que répéler Tëloge mérité que nous en avons fait alors, et qu'une deuxième édition justiûe.

57. P. F. Bainier. Cours de Géographie commerciale de TÉcole supérieure du commerce de Marseille, comprenant l'Afrique. Marseille, 1875, in-4*, 611 pages (autographié).

L'Algérie et les autres possessions africaines de. la Fraoce occupent naturellement une place prépondérante dans ce travail substantiel, travail bien conçu, bien disposé, et très-bien exécuté au point de vue commercial.

Le général Chanxy, gouverneur de l'Algérie, travaille avec énergie à donner à la colonisation une activité et un développement tout nouveaux. Les foires périodiques des oasis du Sud, dont la création vient d'être décidée, peuvent et doivent avuir d'excellents résultats pratiques. Voici ce que nous lisons à ce sujet .dans le Courrier dOran:

« Le gouverneur de l'Algérie vient de décider en principe la création de foires périodiques dans les principales oasis sahariennes de nos possessions du Sud. On espère ainsi amener les indigènes du Soudan à venir échanger leurs produits avec ceux de l'industrie européenne. Le but de la nouvelle création ne serait pas seulement commercial, mais encore scientifique. Il est, en effet, facile de comprendre que, lorsque les indigènes se seront, gr&ce à des relations plus fréquentes, famliarisés avec les Européens, l'exploration de la Nigritie et de toutes les vastes contrées situées au delà du Grand-Desert deviendra infiniment moins périlleuse.

t La foire principale se tiendrait dans l'oasis d'Ouargla, sitoée A 330 lieues dans les terres au sud de la province de Gonstantine. LA

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landraient les eariTanes apportant riyoire, le sel, le henllé, le miel, »s plumes d'intmehe, les tissus de poils de chèvre el de chameau, » cotonnades bariolées, les soies ûlées aux couleurs heurtées et éclawtes, et la bijouterie bizarre des riverains des grands lacs. Ce quo .'a pQ fkire le sang des explorateurs, le commerce pourra le réaliser teat-étre au plus grand profit de la science. »

ILLACBOSSE (A.)* Vingt ans en Algérie, ou tribulations d'un colon tcontées par lui-même. La colonisation en 1874. Le régime mi< taire et Padministration civile. Mœurs, coutumes, institutions B8 indigènes. Ce qui est fait, ce qui est à faire. Paris, 1874^ 1-18, 389 pages.

;émoires du maréchal Ràndon. Paris, 1875, in-8*, avec deux artes (t. !•'), 7 fr. 50 (Lahure).

LAMAOÉRAïf (J. J.)* L*Algérie : impressions de voyage (17 marsjuin 1873), suivies d'une étude sur les institutions kabyles t la colonisation. Paris, 1874, in-8*.

»* Bertheranb (E.). Des sources thermales et minérales de Algérie, au point de vue des centres de population à créer. ^uUeHn de la société des sciences physiques, naturelles, et clt'ma- Aogique d'Alger, 1875, 2* trim., p. 101-130. Carte.

tiBOS. Le sel gemme en Algérie. Revue maritime et coloniale, ctobre 1875, p. 333-343.

Note d*un grand intérêt.

ÉVESTRB (H.), aide-commissaire de la marine. D'Alger ft Tri* )oli; mission de l'aviso ie Kléber (mai et juin 1874). Revue naritime et coloniale, décembre 1874, p. 685-722.

La kUber avait pour mission de visiter les pêcheries de corail, et de montrer le pavillon dans les principaux ports des régences de Tunis 9t de Tripoli. Les observations géographiques et nautiques sont d'un j^and intérêt.

lÉRON DE ViLLEFOSsE (Â.). Rapport sur une mission archéologique en Algérie. Archives des Missions scientifiques et littc^ •aires, 3* série, t. H, 1875, p. 377-49G.

La mission avait pour but spécial de relever les inscriptions an« tiques récemment découvertes dans I.i province de Constantine. La moisson est d'une grande richesse ; elle forme un ample supplément au précieux recueil de M. Léon Henicr.

PouLLE (A.)- Inscriptions diverses de la Mauritanie Sétifienne et le la Numidie. Notices et mémoires de la Société de Constantine, .. XYl, 1874, p. 363-459.

3ALévT (J.). Études berbères, preniière partie. Essais d'épijraphie libyque. Journal Asiat,, oci.-nov. Ib74, p. 369-416,

imZ GÉOOR. xiv. 5

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67. Revue Africaine : journal des travaux de la SociétA historique algérienne, n" 108 à 113. Alger, 1875, in-8*.

Un cahier paraît tous les deux mois. Dans les n— que nous avons sons les yeux nous pouvons signaler une étude de M. N. Rohin sur les Imesscbclen (les dévoilés), nom que porte une confrérie patrio» tique chez les Kabyles, dont la loi est de donner sa vie'poar la défense de la patrie, au jour du danger; — des Notes de M. Ch. Febaud aor Tébessa ; — une Notice de M. Robin sur les Oulad Ben-Zamoum.

68. RouDÀiRB (E.), capit. d*état-major. Note sur les travaux de la mission chargée d'étudier le projet de mer intérieure en Algérie. Comptes rendus de V Académie des ScienceSf 22 juin 1875, p. 1593-1596.

. Du môme : La mission des Chotts du Saliara de Constantine. Bulletin de la Soc. de Géogr,, août 1875, p. 113-125.

Voir ei-après aux développements.

DuvETRiER (Henry) . Lettres de M. Duveyrier durant sa mission aux Chotts. Ibid.j janxr. 1875, p. 94-100; mars, p. 303-317.

M. Duveyrier avait été adjoint au capitaine Rondaire pour l'exploration et le nivellement des Chotts. — M. Henry Duvayriar, dont la belle et savante relation du Sahara algérien en 1851 fait asses ressortir Tardeur consciencieuse et la probité scientifique, s'exprime ainsi dans une de ses lettres : t J'éprouve souvent le regret de ne pouvoir adressera mes collègues (de la Société de géographie) des rapports complets, accompagnés de croquis de cartes ; mais j'espère qu'Us m'approuveront de consacrer presque tout mon temps aux observations qui ont trait à l'étude du pays. Tous savent qu'une rédaction prend du temps ; ceux qui ont dressé des cartes de toutes pièces n'ignorent pas que le calcul des observations astronomiques et le tracé minatienx des itinéraires est plus long que le travail sur le terrain. Un voyageur qui voudrait mener de front les deux travaux ne pourrait pas s'occuper encore de météorologie et des autres branches de la science. Malgré moi je me laisse entraîner à recommencer ce qae je faisais étant dans le Sahara central. J'arriverai donc avec ma carte longtemps après la carte que le capitaine Roudaire veut] présenter dès le retour. Mon travail n'en sera pas moins indépendant du sien. •

71. Du même : Premier rapport sur la mission des Chotts du Sahara de Constantine. Ibid., mai, p. 482-503.

M. I*oniel, qui a déjà fortement combattu la pouibilité d'une mer intérieure dans le Sahara algérien et tunisien, revient à la charge dans la note suivante :

Vi. Il n'y a point eu de mer intérieure au Sahara. Note de M. PoMEL (extrait). Comptes rendus des travaux de VAcad. des Sciences, 31 mai 1875, p. 1342-1343.

L.i note de M. Pomel se termine ainsi : c La mission de M. Ron* daau vient do constater géométriquement la discontinuité de la dé-

ession des ehotts ao-dessout da niveau de la mer; et ainsi s'éTanit définitiTement le mixage de la mer intérieure de Gabès, et en ème temps eelni, plus décevant encore, de la grande mer sahasnne. • '

jiGBAU (V.)* Voyage à Ghadamès. Incidents et résultats. CornluùGaiions diverses au journal r^xp/orafeur^ n** 5 et suintSy 1875.

▼oir ci-après, aux développements.

LKILLET (Paul). Voyage d'Alger à Saint- Louis du Sénégal par mbouctou, Conférence. Aniqnony 1875^ in-18, 33 pages.

Ci-après, aux développements.

ssoT (Ch.), ministre de France au Maroc. Note sur l'ancien irt d'El-Gh'ait (Oualidiya). Bulletin de la Soc. de Céogr., juilt 1875, p. 67-71. Avec un plan.

L'Algérie. Statistique et colonisation.

18 empruntons quelques faits intéressants à Timit volume que vient de publier TAdministration ►tre colonie algérienne, ci-dessus, n® 54.

iiation,^Le dénombrement delà population de TAIgérie, jans )e second semestre de 1872, avait donné un total 16 225 habitants. Depuis cette époque, la population s'est d'une façon assez sensible : au l^^* janvier 1875 elle e 2455 272 habitants, se décomposant par nationalités açon suivante :

Français 145 624

Israélites indigènes 33 102

Étrangers 113 030

Indigènes musulmans naturalisés. . . 252

Indigènes musulmans non naturalisés 2 163 284

Total 2 455 292

ruction publique, — L'enseignement supérieur corn-

ne école préparatoire de médecine et de pharmacie, dont e est k Alger, et qui est placée, quant aux sessions

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d'examens, dans la circonscription de la faculté de Montpel* lier ;

2» Les cours publics de langue arabe, qui sont faits au cheflieu de chaque province.

L'enseignement secondaire comprend :

Le lycée d'Alger et les collèges communaux.

L'enseignement donné dans ces divers établissements est le môme que celui qui est donné en France dans des établissements identiques. Trois nouveaux collèges ont été créés depuis 1866, à Milianah, Mostaganem et Tlemcen.

Le nombre des élèves qui était, en 1866, de 1393, est actuellement de plus de 2000 ; c'est une augmentation de moitié en six années.

Quant aux écoles primaires, à la fîn de Tannée 1872, on en comptait en Algérie 626, dont 125 salles d'asile.

Le nombre total des élèves reçus dans ces divers établissements s'élevait à 57 200, dont 27 720 garçons et 29(i80 filles, et se décomposait par nature d'établissement de la façon suivante : dans les écoles proprement dites, kk 478 élèves; dans les salles d'asile, 12 722.

Il est à noter que, sur les 57 200 enfants qui fréquentaient les écoles primaires, 50 073 étaient Européens, 5646 Israélites, et 1481 seulement appartenaient à la population indigène musulmane.

Colonisation. -—Jusqu'en 1869, l'initiative individuelle n^avait produit que des résultats insignifiants, sous le rapport du peuplement et de la colonisation. Le gouvernement résolut alors de lui venir en aide, et de créer lui-même des centres de population. Onze villages ou hameaux, comprenant 437 feux et embrassant 15 382 hectares, allaient être installés par les soins de l'administration, des villages forestiers allaient aussi être créés, quand la guerre fit ajourner les projets à des temps meilleurs.

Le traité qui enlève à la France deux de ses plus belles provinces était à peine signé, que l'Assemblée nationale, par deux lois successives, prit les mesures nécessaires pour que les habitants de l'Alsace et de la Lorraine qui voudraient quitter leur pays pour se rendre en Algérie y; trouvassent de bonnes terres mises à leur disposition par l'État.

Enfin, sur la proposition du gouverneur, fut rendu le décret du 16 octobre 1871, qui, avec les modifications qui y ont été apportées par le décret du 15 juillet 1874, est aujourd'hui la

le la colonisation. Ses principales dispositions avaient ^ut d^assurer le peuplement par Tobligation de résidence ; ècher le retour de la terre cédée aux indigènes, de favo- ^élément d'origine française pour laisser à notre colonie ^sionomie nationale; d*éyiter enfin le gaspillage des res- )S précieuses que la spéculation pourrait accaparer sans pour rintérêt général.

modifications apportées à ces dispositions par le décret juillet 1874 ont pour but principal de réduire de neuf à ) nombre des années de location imposées au concessionivant la remise du titre défmitif de propriété, et de Un )r 'Pexploitation de sa concession en lui permettant de orter ses droits à titre de garantie des prêts qui pourlui être consentis.

dis le décret du 16 octobre jusqu'au mois de mars 1874, ïiilles, comprenant 420ô personnes, ont reçu des conces- )e nombreux centres ont été ou créés ou agrandis dans ant de Tannée dernière, et vingt centres nouveaux . encore être créés cette année. Il y a lieu aussi de pen- ) les grandes industries qui tendent à s'établir dans le ntribueront puissamment au développement de la popu* et par conséquent au progrès de la colonisation. me complément à ces renseignements sur Tétat de la ation, il peut être utile de dire quelques mots d'une n qui intéresse au plus haut point la colonie, et de la D de laquelle dépend pour ainsi dire son avenir; nous s parler de la constitution de la propriété en Algérie, uestion est traitée en appendice dans l'ouvrage que nous )ns.

luffisance ou le défaut d'authenticité des titres sur lesreposent, en général, les droits de propriété des indila législation spéciale qui régissait le statut réel, enOn sion poussée jusque dans les plus extrêmes limites, ont tout temps le plus grand obstacle au développement de nisation.

iropéen, privé des garanties que lui assure notre droit le se lançait qu'avec hésitation dans des transactions lilières, d'autant plus aléatoires, souvent, que lesvense montraient moins exigeants.

fOuvernement a tenté à plusieurs reprises de remédier situation, et de donner à la propriété indigène une con* on légale qui en facilitât la transmission.

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Tel a été le but de Tordonnance du 21 juillet 1846, de la loi du 16 juillet 1851, du cantonnement, et, en dernier lieu, du sénatus-consulte du 22 avril 1863, dont lés opérations ont été interrompues à la suite des événements de 1870.

La loi du 26 juillet 1873 a pour but de reprendre les opérations sur de nouvelles bases, et de les compléter de foçon à dégager la propriété indigène des entraves qui en forment une sorte de biens de mainmorte, aussi bien au préjudice des possesseurs qu^au détriment delà colonisation.

A cet effet, la lOi du 26 juillet 1873 a déclaré les lois françaises, et notamment la loi du 23 mars 1855 sur latranscrip» tion, applicables dès le jour de sa promulgation aux -transaotions immobiliiM'os portant sur tous les territoires où la propriété peut être considérée comme suffisamment constituée.

Elle a déterminé en outre les règles à suivre pour constater les droits des occupants Irsque la propriété est détenue à titre privatif, et pour la constituer individuellement partout où le sol est détenu collectivement par des tribus ou des douars. Dans CCS deux cas, il sera délivré par Tadministration des titres qui formeront, à dater de la transcription, le point de départ unique de la propriété, à Texclusion de tous droits réelif antérieurs.

Les travaux sont commencés depuis plus d'une année déjà, et 25 commissions d'enquête opèrent actuellement sur le terrain.

Cultures et productions, — Les principales cultures comprennent le blé tondre, le blé dur, le seigle, Torge, Tavoine, lemalft, les fèves, le sorgho. En 1866, le nombre d'hectares ensemencés s'élevait à 1713 9U, et la récolte de ces différents produits donnait 8 188243 hectolitres. Depuis et jusqu'en 1873,10 chiffire des superficies cultivées n'a pas sensiblement varié.

Les cultures industrielles les plus prospères sont celles âjx tabac, du lin et de la vigne. Cette dernière, qui embrassait en 1872 une superficie de plus de 16000 hectares, tend à se propager de plus en plus et accuse des progrès sensibles.

Quant au coton, la culture en est en pleine décroissance; elle n'a plus lieu que dans trois ou quatre localités de la province d'Oran, et aux environs de Bône, où l'on fait quelques essais.

Le tabac est cultivé plus particulièrement par les indigènes. Les cultures européennes embrassent une superficie moitié moindre; néanmoins le rendement obtenu de part et d^autro

ALGÉRIK. 71

moyenne approximativement le même. Ce résultat loie hautement de rezcellence de la méthode employée i colons.

ulturedn tabac donne lieu à un commerce assez consi- 3. Le chiffre annuel des exporlations le dit assez : en il 8*élevait k 4 027 690 kilog. de tabac en feuilles, et à ) kilog. de tabacs fabriqués.

«110 publics, — Il est certains ouvrages dont rezécutiou d particulièrement au développement et à la prospérité olonie : tels sont le dessèchement et Tassainissement lies du pays les plus malsaines ; ralimentatiou en eau I des centres de 'population ; Taménagement et l'emploi HZ pluviales ou des ruisseaux et rivières là où le sol osé à subir des sécheresses qui le rendent improductif, de des subventions accordées, plusieurs communes sont lies à rétablir ou à améliorer l'aménagement et la dis* m des eaux affectées à l'alimentation publique, et plusjrndicats ont été mis en demeure de réparer ou de ionner leurs canaux d'arrosage, pour les grandes opérations de dessèchement de marais,

pour la construction des grands barrages et réservoirs 3, on n'a pas pu procéder aussi vite, et, jusqu^à présent, it d'entente avec des compagnies financières ou avec )riétaires réunis en syndicat, le gouvernement de l'All'a pu entreprendre directement qu'un petit nombre ges de cette nature.

t aux voies de communication, x cette partie non moins mte des travaux publics, elles sont divisées, comme en , en routes nationales, routes départementales, chemins X de grande et de petite communication, outes nationales, au nombre de cinq, sont à la charge it. Trois partent des ports d'Alger, de Mers-el-Kébir et ra, pour se diriger droit vers l'intérieur du pays, à at, Tlemcen et Biskra ; les deux autres, parallèles au

relient Alger avec les chefs-lieux des départements de

et de l'Est; l'étendue totale de ces cinq grandes artè-

»ras*se,en chiffres ronds, 1768 kilomètres.

3utes provinciales, au nombre de vingt, s'embranchent

routes nationales. Elles sont à la charge des provinces

*as8ent une étendue de 1445 kilomètres.'

lîhemins vicinaux de grande communication sont au

de cinquante. Leur étendue est de 2147 kilomètres.

Les dépenses faites de 1863 à 1873 pour trayaux de routes et chemins, empierrements, rectifications de tracés , constructions de ponts, d'aqueducs, de fontaines, etc., s^àèreni pour les trois provinces à la somme de 41 millions 638 792 fr.

Ports et phares. — Parmi les travaux d'utilité publique qui ont été poussés avec une réelle impulsion, il faut citer les ports du littoral, dont aucun, en 1866, à l'exception du port d'Alger, ne pouvait offrir aux navires un véritable refuge dans les gros temps. • "*^

Vingt-huit millions ont été dépensés dans la construcUon de jetées et de quais à Nemours, Oran, Arzeu, Mostaganem, Ténès, Bougie, Djidjelli, Philippeville, Bône et la Galle, pour Tamélioration du port d'Alger et aussi rétablissement de onze phares le long du littoral algérien.

Chernins de fer. — Deux lignes de chemins de fer sont actuellement en exploitation, celle d'Alger à Oran, et celle de Philippeville à Constantine : la première a une longueur de 426 kilomètres, la seconde de 87, soitensemble 513 kilomètres.

Trois lignes nouvelles ont été concédées en 1874, savoir : 1» le chemin de fer d'intérêt local de Bône à Guelma; 2» lechemin de fer d'intérêt général d'Arzeu à Saïda, dont la première section est en cours d'exécution ; 3° le chemin de fer d^inté* rôt local de Sainte-Barbe du Tlélat à Sidi-bel-Abbès.

Quatre autres lignes sont l'objet de propositions et d^études sérieuses : ce sont 1° les chemins de fer de Constantine à Sétif et à Batna; 2» la ligne d'Affreville à Boghari ; 3» la ligne de Sidi-bel-Abbès à Ras el-Ma ; 4» la ligne de Rachgoun à Tlemcen et aux plateaux de Sebdou.

Mines. — L'exploitation des mines de l'Algérie ne se fait encore que sur une petite échelle. Le prix élevé de la maind'œuvre et des transports est un obstacle à son développement. Depuis un an, cependant, le pays est exploité en tous sons par les agents de compagnies françaises et étrangères qui cherchent les moyens d'exploiter ces produits.

Les gîtes de fer, de cuivre, de plomb, de zinc, abondent dans les trois provinces; on y rencontre aussi quelques mines de mercure, d'antimoine et d'argent.

Les minerais d'Ain Moklia ont une réputation universelle ef s'exportent jusqu'en Amérique. La production de cette mine 0^1 considérable ; elle a atteint 409538 tonnes en 1873.

Il est permis d'espérer que celle des Beni-Saf , dans la province d'Oran, ne tardera pas à rivaliser avec celle d'AYn-Mokha.

Le nombre total des ouvriers qui vivent de Tindustrie minière Algérie surpasse actuellement 3 500.

Commerce. Importations et exportations. — En 1866, le cornerce général de rAlgérie (importation et exportation) s'élcit à 271897 834 fr. Depuis, il s'est progressivement accru ane manière très-appréciable ; ainsi, en 1873, il s'élevait à 8953566 fr., ce qui constitue sur 1866 une différence en plus 87055 732 fr.

Parmi les objets de consommation que TAlgérie reçoit du Ws, nous citerons plus particulièrement : les sucres, les ^9 les vins de toutes sortes, les eaux-de-vie, Thuile d'olive, savons ordinaires, les tissus, etc.

es principales marchandises exportées sont : le bétail, les IX brutes, les laines, le tabac, les joncs et Palfa, le crin ital, les céréales.

oréts. — Les forêts de TAlgérie comprennent une super- \ d*environ 2 257 272 hectares; elles constituent une des ndes richesses du pays, et sont à ce titre Tobjet des préocations incessantes du gouvernement. Depuis un temps némorial, elles allaient diminuant chaque année par suite nombreux incendies allumés par les indigènes, et il était raindre de les voir complètement dévastées dans un temps mé. On n'évalue pas à moins de 250 000 hectares la conte- 3ce des forêts qui ont été ravagées par le feu depuis quinze 3, nonobstant les mesures prises par le gouvernement gérai, en vue de prévenir ou de réprimer ces dévastations. En 1871, pendant Tinsurrection, un grand nombre de peuiments forestiers ont été, détruits par Tincendie: en 1873, de mbreux sinistres du même genre se sont renouvelés. [1 fallait arriver à mettre un terme à une pareille situation trouver les moyens de préserver nos forêts de la destrucn qui les menaçait. Après les désastres de Tété de 1873, une mde commission fut réunie à Bône, sous la présidence d'un 3 magistrats les plus compétents de la cour d'Alger, pour idier les causes du mal et rechercher les moyens d'y reméir. Elle aboutit à la loi du 17 juillet 1874, dont l'exécution icte et prompte a déjà produit les meilleurs résultats. Une nouvelle loi forestière, dont le projet est soumis à l'Asnblée, relative aux rachats des droits d'usage et des enclaves, 'établissement de haies séparatives, et à l'exploitation des is particuliers, complétera les mesures nécessaires pour asrer la conservation des forêts de l'Algérie.

netioimer de toales pièces ; c'est un produit à exploiter en rosses masses et à bas prix.

Jusqu'ici on n*a pas exploité Talfa ; on s'est contenté du glaage de la plante fait par les indigènes , qui mêlent ensemble tuilles mortes des récoltes perdues, feuilles mûres, feuilles uies des récoltes avenir, tiges, épis, racines ; tout fait poids! lais, dans une exploitation véritable, dis procédés méthodiues seront suivis, non-seulement pour obtenir des produits moisis, mais aussi pour assurer la conservation et le renou- ^llement indéfini de la plante.

t^*après M, le t^ommandant Charrier, on peut compter dans exploitation bien conduite sur un rendement annuel de 0 kilogrammes par hectare.

i calcule aussi qu'un ouvrier de choix pourrait récolter par 44 tonnes d'alfa sec, et, sur ces données, il estime que la ie en exploitation d'un lot de 300 000 hectares exigerait une ;lomération européenne do 6 à 7000 âmes au moins. jQ moment est venu d'atteindre les hauts plateaux ; la nésité industrielle nous y pousse. Dans quelques années, quatre nés ferrées remontant jusque-là assureront le transport éconique des produits. Déjà même la Compagnie franco <algénne a entrepris la construction de la voie ferrée d'Arzeu à ïda; les travaux sont entamés, et tout se prépare pour l'ornisalion complète de cette vaste exploitation.

Aux faits satisfaisants que nous venons d'exposer nous ) pouvons nous dispenser d'ajouter ceux que M. le géirai Chanzy, gouverneur de la colonie, a développés ins un discours prononcé, au mois de février de cette mée 1875, à Touverture do la session du conseil supéeur de TAlgéBie.

Le territoire civil, a dit le gouverneur général, a été agrani, en 1874, de 191 tribus ou fractions de tribus renfermant )4292 indigènes, 2525 Européens, et 49 Israélites. L'étendue italede ces annexions est de 1177324 hectares, dont 138753 Dur la province d'Alger, 265 034 pour la province d'Oran, et 73537 pour la province de Constantine; elles ont porté la irface du territoire civil à 4 012 695 hectares, dont 825 160 reennent au département d'Alger, 1427876 à celui d'Oran, 768659 à celui de Constantine.

US a obtenu des eaux assez abondantes à Barika, à Tala-Djedidet à Sidi Khelil. En outre, divers sondages ont urô dix-huit nappes d*eau potable en différents points du itoire Civil.

» exploitations de mines se sont singulièrement dôvelop-

: le nombre des ouvriers qu^elles emploient maintenant sse 3500 et crott chaque année. On suppose que Texploin de minerais de fer en 1874 a été de (i90 0Û0 tonnes, re 420000 en 1873. Les principales exploitations en pleine ité sont les mines de fer de Soumah près d'Alger, celles i*Mokhra près de Bône ; les mines de cuivre de Kefoum- )0ul près de la Galle, et d*Aïn-Barbar près de Bône : on e que les mines de fer des Beni-Saf, dans la province d^O-

près de Tembouchure de la Tafna, ne tarderont pas à ri- «r avec celles mêmes dWïn-Mokhra.

exportation de Talfa, qui était de 4000 tonnes en 1869, de )0 en 1870, de 46000 en 1873, a dû s'élever en 1874 à )0 tonnes, d*un prix moyen de 150 francs la tonne àOran: une exportation de huit millions. Bientôt quatre lignes ^es remontant jusque sur les hauts plateaux au milieu de les immenses couvertes d'alfa donneront une rapide nsion à ce commerce si favorable à TAlgérie. La Compagnie co-algérienne d'Arzeu à Saïda, qui a la concession de 000 hectares, recherche les moyens d'accroître la valeur s débouchés de l'alfa en livrant ses produits à l'exportation sous la forme d'étoupes, soit sous celle de pâte à papier. En )rs des 300000 hectares dont la récolte a été concédée à la ipagnie franco-algérienne, il reste dans les provinces d'Oet d'Alger près de 4 000 000 d'hectares riches en alfa, qui aettent d'assurer les mêmes avantages aux entreprises à r.

SI culture du tabac prospère : la récolte de 1874 a été trèsidante, et les livraisons faites dans les établissements de it ont atteint le chiffre de 4 850 000 kilogrammes, c'est-à-

presque le double de l'année précédente, es commissions chargées de la constitution de la propriété s les tribus, en 1874, ont terminé leur travail sur 65 767 hecs; elles l'ont plus ou moins avancé sur 132430; elles se )arent à l'entreprendre sur 153 844. Ces commissions sont ?ombre de vingt-cinq ; on espère qu'elles pourront dégager Ton 250000 hectares par an : cela n'est pas assez, et il ira augmenter le nombre de ces commissions, ce qui est

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difficile, car elles comprennent à la fois des commissaires enquêteurs, des interprètes et des géomètres.

Les opérations de séquestre ont définitivement valu à rÉtai 574583 hectares : 250000 provenant du séquestre individuel qui a frappé des chefs ou des soldats de la rébellion; 334583 provenant du séquestre collectif qui a frappé des tribus en masse. Le rachat de séquestre lui a rapporté 9428836 francs, dont 3 millions destinés à indemniser divers indigènes dépouillés pour plus que leur part. Restent 6 millions, qui sont consacrés exclusivement à la colonisation. Quanta la contribution de guerre, elle a été de 36 millions, dont 20 183893 fir. ont été payés aux victimes de insurrection.

ExploraUon et nivellement du Cbott Melgh'ir. La mer intérieara dv

Sahara algérien.

L'idée mise en avant par un habile ingénieur, M. Roudaire, de créer au pied de l'Atlas oriental, par l'introduolion des eaux de la Méditerranée, un vaste lac, une mer intérieure, comme on a dit, idée qui par sa singularité même a eu, Tannée dernière, un si grand retentissement (voir notre précédent volume, p. 6 à 8, et p. 30 et suiv.), a pris, comme on sait, assez de consistance, pour que rÂsscmblée Nationale ait voté une somme destinée aux études préliminaires. Cette mission, M. Roudaire Ta remplie, secondé par plusieurs ingénieurs, et par M. Henry Duveyrier, délégué par la Société de Géographie de PariSy et il en a exposé les résultats dans deux rapports présentés l'un à l'Académie des Sciences, l'autre à la Société de Géographie. Voici le rapport qu'a reçu l'Académie :

« J'ai rhonneur de rendre compte à l'Académie des travaux qui viennent d'être exécutés dans la région des Chotts, travaux dont les résultats confirment entièrement nos prévisions sur l'existence d'un vaste bassin inondable.

ce Sur l'initiative de l'honorable M. P. Bert, l'Assemblée nationale avait voté, en 187(i, un crédit de 10000 francs destiné

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