CHOTTS ALGÉRIENS
: études préliminaires. M. le ministre de 1| guerre et M. le iverneur général de TÂlgérie organisèrent alors une mis- Q dont ils voulurent bien me confier le commandement, e se composait de MM. Parisot et Martin, capitaines d'étatjor, Baudet, lieutenant d'état-major, Comoy, capitaine d'interie, Jacquemet, médecin-major, Duveyrier, délégué de la ^été de Géographie, et Le Chatellier, élève ingénieur des ^es, délégué du ministère des Travaux publics. Notre but principal était de déterminer, par un nivelle tt de proche en proche, le périmètre du bassin inondable. 2 décembre 1874 nous quittions Biskrà, et quatre jours )9 les travaux commençaient au signal de Chegga, dont lis déterminé Taltitude en 1873 avec le concours de MM. les taines de Villars et Noll. Les nivellements géodésiques et néûriques exécutés à cette ép'bque ont fait Tobjet d'un Mère qui a été présenté à l'Académie. J^aurai l'honneur de lui nettre plus tard un second Mémoire détaillé sur les deres opérations; mais j'ai tenu à lui communiquer imméement les résultats sommaires de nos travaux. Le nivellement géométrique exécuté par portées de 120 50- mètres, mesurées à la stadia,' ou chaînées lorsque le ain le permettait , était confié aux deux observateurs qui aient successivement deux lectures sur chaque mire. Le chelement était levé à la boussole. Les coordonnées géographis des points principaux ont été déterminés, soit par des ervations géodésiques, soit par des observations astronoues , faites avec un instrument portatif de passage. Comicées le 5 décembre 1874, les opérations ont été poursuisans relâche jusqu'au 2 avril 1875, jour où nous revenions »tre point de départ, après avoir fait le tour des Chotts riens et relié el Oued à Négrïn par un profil en travers, livellement avait ainsi parcouru une distance de 650 kilores.
Les profils sur cl Oued et Négrïn n'entraient pas dans e programme primitif. Ce travail supplémentaire a occanéau budget de la mission des dépenses imprévues; mais ( ont été couvertes, grâce au concours spontané de la So- S de Géographie, qui a mis généreusement 3000 francs à e disposition, somme bien plus que suffisante, car nous is pu lui rendre 2000 francs restés ^ns emploi. Le bassin inondable occupe, en Algérie, une superficie de de 6000 kilomètres carrés. Il est compris entre les degrés
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de latitude N. 3(i* 36' et 33<^ 51', et les degrés de longitude E. 3* 4(y et k^ bl'. Dans les parties centrales, la profondeur aa-deasous du niveau de la mer varie entre 20 et 27 mètres.
« Aucune des grandes et belles oasis du Souf ne seraient submergées. Deblla, la moins élevée de toutes, est à 38 mètrat d'altitude. Dans TOued Rh'ir (Gh'ir)*, les oasis peu importantaa et peu prospères de Necira et Dendouga seraient seules inondées.
« On a craint que Tenvahissement par la mer du bàsaîn da chott Melrhir (Mclgh'ir) n'ait pour résultat de donner liau à des inûltrations et de détruire ainsi une partie des puita qui fertilisent les oasis. Nous avons mesuré la profondeur d^un grand nombre de puits situés non-seulement dans le Souf| mais encore dans les terres de parcours avoisînant le baaain inondable, et nous avons constaté que tous, sans exception, s'alimentent à une nappe plus élevée que le niveau de la mer.
c La mission ne devait pas franchir la frontière tunisienne. Aussi n'a-t-elle pu étudier que la pointe occidentale du choit Rharsa (Gh'arsa); mais elle a constaté que ce chott est audessous de la Méditerranée, et qu'il s'incline de 2">,20 par kilomètre vers le golfe de Gabès.
c Les bassins inondables du chott Melrhir et du chott Rharsa, quoique reliés par le chott el-Asloudj, ne sont plus aujourd'hui en communication directe. Ce dernier^ eu effet, atteint dans sa partie centrale 3™, 20 d'altitude. 11 est en outre borné à l'est et à l'ouest par des chaînes de dunes diHgées du nord au sud. Ce sont les dunes de Bou-Douil et de Zeninim, qui peuvent être franchies par des passages dont les ponts les plus élevés n'ont que 6 à 7 mètres de hauteur.
c En considérant la disposition de la nature des terrainSi composés de sables et d'alluvions, qui séparent actuellement les deux zones submersibles, on est amené k en déduire qu'elles ne formaient autrefois qu'un vaste bassin resserré vers la région occupée aujourd'hui par le chott el-Asloudj. La partie la plus étroite de ce bassin est celle qui s'est exhaussée plus rapidement, par suite de l'accumulation successive des alluvions qui s'y distribuaient sur une surface moins étendue, et des sables versés par les venls. Ces apports ont alors pris la forme d'une dune très-aplatie, dont le talus le plus raide est tourné
1. Nous rétablissons entre parenthèses la véritable forme indigène de ces noms^ altérée par la prononciation arabe.