CII0TT8 ALGÉRIENS
S Test, c*e8t-à-dire du côté opposé aux venls dominants
uest.
Quoi qu^il en soit, la distance comprise entre les deux
sins est un peu inférieure à 20 kilomètres. Le relief de
thme est très-faible, et il serait très-facile d^établir une
cimunication à travers les sables et les alluvions dont il est
Qcté. On inonderait d^abord le chott Rharsa, puis on le re-
Mt au chott Melrhir par une tranchée à laquelle les eaux,
^ précipitant, auraient bientôt donné la largeur et la pro-
iUT nécessaires. Le volume des sables entraînés seraient
nifîant relativement h l'étendue du bassin ; ils y dispa-
lient. La marée, qui atteint plus de 2 mètres d'élévation à
émilé du golfe de Gabès, contribuerait puissamment à ce
tat. Je dois faire remarquer, à ce sujet, que toutes nos
ides sont rapportées au zéro donné par le niveau le plus
u maréomètre des Ponts et Chaussées à Alger. Il faudrait
^duire de 2 mètres au moins, si Ton voulait les rapporter
veau du golfe de Gabès, au moment de la marée haute.
Les bassins tunisiens et algériens peuvent être inondés
issivement; le temps nécessaire au remplissage en sera
)lement abrégé, puisque, pendant la première partie de
ration, la surface soumise à Tévaporation sera réduite de
ié. D'ailleurs un chenal intermédiaire aurait l'avantage
larquer la limite des eaux tunisiennes et algériennes dans
er intérieure. Ajoutons que la route du Souf à Négrïn et
ssa ne serait pas interceptée, puisqu'on pourrait jeter un
sur le détroit.
Il s'agit maintenant de savoir s'il n'y a sur le territoire >ien aucune difficulté sérieuse à la création d'une mer inure.M. l'ingénieur Fuchs a attribué une altitude d'environ lètres à deux points de l'isthme de Gabès qu'il a explorés. 3 avons étudié un des baromètres anéroïdes qui lui ont 1 dans cette détermination, et nous devons constater que indications présentaient enlre^elles des écarts dépassant re millimètres, et correspondant, par conséquent, à des ars de kO à 50 mètres. Dans la question qui nous occupe, ne différence de niveau de quelques mètres est d'une imance capitale, on ne peut se foncier sur des données aussi rtaines. Il est donc indispensable de déterminer, par un llement précis, analogue à celui qui vient d'être fait en irie, la profondeur du bassin tunisien et le relief de l'isthme rabès dans toute son étendue. >
iNNÉB GÉOGR. XIV. 6
82 AFRIQUK. (n** 47-75.)
La mission des Chotts. Suite. Le rapport de M. DuTeyrier.
Nous avons dû reproduire la note de M. Roudaire à rAcadémie des sciences, note qui peut être considérée comme un document. Il faut y ajouter le rapport à la Société de Géographie (ci-dessus, n» 69), et celui de M. Duveyrier. Ce dernier est surtout précieux au point de vue ^éograpllique• La région des chotts — c'est-à-dire des grandes lagunes salines — que la mission devait étudier, y est ainsi décrite :
« Le pays des Chotts commence, dans le Sahara, au sud du département de Gonstantine, par 3® 45' de longitude est de Paris, et 34® 30' de latitude nord. Il s'étend, dans le sud, jusqu'à 33^45' de latitude. Du côté de Test, ce pays va sur notre territoire jusqu'à la frontière tunisienne, mais il continue, au delà de cette frontière, en Tunisie, sous le 34^^, et il ne finit qu'à vingt kilomètres de la côte do la Méditerranée, au fond du golfe de Gabès. Ce pays, envisagé dans son ensemble, renferme trois grands chotts : le Cliott Mdghigh avec ses dépendances, le Ghott Et- Gharsa et le Chott El-Djerid^ qui se suivent ainsi de Touest à l'est sur un développement de trois cent quatreingts kilomètres, dont la moitié est sur le territoire soumis à la France. La ligne qui sépare les parcours des tribus algériennes et tunisiennes longe le rivage est d*un de ces grands chotts, le Chott El-Gharsa. Entre celui-ci et le Chott Melghîgh, dont la partie orientale porte le nom de Chott Es-Selâm, se trouvent plusieurs autres chotts, de dimensions moindres, mais dont la position, la forme ou la jonction, restaient dans le vague; quelquesuns même étaient encore inconnus. La tâche confiée à M. le capitaine Roudaire et à ses collaborateurs comprenait nécessairement les observations géographiques destinées à corriger ot à compléter la carte de cette contrée.