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LES EXPLORATIONS DU SAHARA

(Suite.)

Mlf. LARGEAU ET PAUL SOLBILLET^

D'autres entreprises appellent encore notre attention

mt de nous éloigner de cette région de l'Afrique. De

ns, faciles et fréquents rapports entre nos provinces

l'Algérie et les populations sahariennes, n'intéressent

js moins la sécurité politique de la colonie que son ac-

dté commerciale. Aujourd'hui que la perturbation qui

suivi jes sinistres événements de 1870 est calmée, l'at-

ntion s'est reportée de ce côté. Nous avons vu quel

rge plan d'explorations, tout à la fois fructueuses

Dur la science et pleines d'avenir pour nos relations,

développé M. Henry Duveyrier, notre éminent collè-

ue à la Société de Géographie. En attendant, de jeunes

Dyageurs, instruits, bien préparés à la tâche, pleins

'ardeur et de courage, se sont offerts pour renouer

vec quelques centres importants des rapports inter-

ompus. L'un d'eux, Ûourneaux-Dupéré, est malheureu-

ement tombé au mois d'avril 1874, durant sa tra-

ersée de Touggourt à Gh'ât, sous les coups de bandits

adigènes*; dans le même temps, M. Soleillet arrivait à

nsâlah, centre principal du Touât, sans réussir autant

[u'il l'aurait voulu, dans cette première tentative, à sur-

Qonter parmi les tribus la défiance que des hostilités

1. Lé cahier de novembre du Bulletin de la Société de Géographie ui nous arrive au dernier moment, nous apporte une communicaon de M. Largeau, sous le titre de « Voyage à Ghadamès » (p. 50ô- 13).

2. Voir notre précédent volume de V Année Géographique {i,xn),

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CQ plusieurs bras, qui se subdivisent encore et forment d'innombrables ramifications....

« Du côté ouest, le grand bassin s'arrête à la rive du Chott Melghîgh, et, s'il n'est pas bordé partout par une ligne continue de relèvement en forme de berges, la plaine du Sahara vient, s'abaissant en étages, mourir au bord du bassin salin.... Ici, les lits des cours d'eau venant de l'ouest, et le lit de Tlgharghar ou Ouad Righ venant du sud, entrent dans le Ghott sans former de deltas....

<c C'est entre le Chott Es-Selâm et la frontière tunisienne que la mission a trouvé le plus de nouveautés géographiques. Sur une longueur de plus de cent kilo^ mètres ouest à est, et sur une profondeur de cinquante kilomètres nord et sud, au milieu de la contrée menacée ou envahie déjà par les sables mouvants, sont de nombreux chotts dont les contours prennent des formes irrégulières, et dont les lits sont orientés dans le sens du nord au sud ou dans le sens de l'est à l'ouest. Ce sont les chotts Mouïa El-Tâdjer, El-Hadjîla, Mouïa El- Tofla, Ez-Zehâhîf, El-Asloûdj, boû Dhouîl : ce dernier est plus près du grand chott El-Gharsa. De petits plateaux et de longs renflements du sol sortent des sables, séparant quelquefois ce chott du chott suivant ; mais ces séparations ne sont pas aussi absolues qu'on le croirait, si on ne faisait que traverser le pays sur une seule lig^e d'itinéraire. Dans tel long bourrelet de terrain qui parait ceindre un chott et fermer entièrement la dépression, on trouve tout à coup une solution de continuité par laquelle passe un bras de chott, allant tomber dans le chott suivant.

« Les chotts du Sahara du département de Constantine ont des caractères qui leur sont communs à tous. Tous marquent des dépressions, à sol uni, dont la pente est ordinairement beaucoup trop faible pour que la vue suffise pour l'apprécier. Tous forment des bassins qui re-

dvent des lits de cours d'eau, dont les uns sont visibles

leur embouchure, parce qu'ils passent sur un terrain

ir, et dont les autres y sont cachés, parce qu'ils passent

ir un terrain depuis longtemps envahi par les sables. Ce

emier cas est fréquent surtout dans la partie sud-est du

assin algérien. Tous les chotts ont un sol qui, au moins

la surface, contient une grande quantité de sel. Qucl-

^efois, dans les endroits secs, les sels s'y déposent en

%te ou en efflorescence qui blanchissent leur lit....»

lous regrettons,* commandés par l'espace, d'avoir à

6 tant de coupures dans ces aperçus instructifs. M. Du-

rier décrit les marches de la mission jusqu'au retour

iskra, et il indique les observations auxquelles, person-

lement, il a pu se consacrer. Outre la physique, l'his-

e naturelle, la météorologie, les déterminations astro-

aique sont été nombreuses. L'ensemble des opérations

la mission nous assure une bonne et belle carte d'une

ion jusque-là imparfaitement connue. Nous ne pou-

lô ni ne voulons rien préjuger quant au projet de

Roudaire, dont est saisie une commission de l'Aca-

nie ; mais dans tous les cas il nous aura valu des no-

Qs précises sur une étendue considérable du Sahara

:érien.

mission italienne en Tunisie, pour l'étude de la prolongation orientale

dei Cholts.

La Société de Géographie italienne a été amenée, à rai- 1 des intérêts considérables que le commerce italien 3sède en Tunisie, et de l'influence que le projet Rouire, s'il se réalisait, pourrait avoir sur l'avenir des reions avec la régence, à prendre une part active àl'exan de la question soulevée par l'ingénieur français. Une nmission organisée à Rome s'est rendue dans le Sahara

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tunisien et a fait une étude sérieuse des localités, tant au point de vue physique qu'au point de vue économique.

Les journaux français se sont peu occupés des traTauz de cette commission, qui sont restés peu connus ches nous. Nous en trouvons dans r Explorateur (n<*24, 15 juillet 1875, p. 67) un très-bon exposé rédigé par le D' Brunialti; il convient d'en donner ici quelques extraits*.

L'expédition italienne organisée sous les auspices de M. Gastelnuovo, riche banquier qui possède dans la Tunisie d'importantes mines de plomb argentifère, se composait du marquis Antinori, secrétaire de la Société géographique, qui avait autrefois parcouru une bonne partie de la Tunisie; de M. Bellucci, professeur et géologue distingué ; de MM. Yanzetti et Lamberth, ingénieurs ; de MM. Ferrari, peintre, Galvagni, colonel du génie; du capitaine Baratticri et d'un photographe.

La présidence delà Société géographique avait désigné le vice-amiral Acton pour diriger l'expédition; mais ce haut fonctionnaire, étant tombé malade, conserva seulement la direction supérieure de Texcursion, à laquelle il donna pour instructions de résoudre le problème suivant :

« lo Est-il possible d'ouvrir, moyennant une dépense supportable, un canal qui traverse la langue de terre qui sépare le golfe de Gabès des bas-fonds du premier chott tunisien ?

« 2® Ce premier bassin, qui doit nécessairement former l'embouchure de la mer intérieure projetée, aura-t-il la profondeur nécessaire relativement au niveau des eaux de la Méditerranée, lorsqu'il sera rempli, pour devenir navigable pour les bâtiments marchands?

l. Il y a, au n- 29 de VExplorateur, 19 août, p. 177, une note complémentaire relative à la composition géologique, à la flore et à la faune de la région visitée.

« 3« Les rivages de ces marais lacustres sont-ils assez

levés et suffisamment stables pour contenir les eaux qui

seraient amenées et ne pas les laisser répandre sur de

astes bas-fonds qui pourraient, dans ce cas, devenir au-

ant de marais pestilentiels ?

« k^ Les rivages de la mer qui baignent la Tunisie, en

*^e de ritalie, offrent-ils quelque port qui soit plus ac-

^sible au commerce que celui que Ton aTidée de créer

is la Numidie, spécialement si un chemin de fer tra-

*sant le désert aboutissait à ce port, d'après le projet

e ringénieur Paladini a conçu?»

Après un temps d'arrêt à Tunis pour s'assurer le con-

urs du gouvernement et compléter les dispositions pré-

ûinaires, la Commission arriva àGabès le 4 juin. Elle

mit immédiatement à l'œuvre. Le premier examen de

nature du sol et de sa conformation dans le golfe de

ibès, les sondages pratiqués tout le long de la côte, ne

rentpas concluants en faveur de la création d'une mer

itérieure. Il parut, au contraire, résulter de ces pre-

lières études la difficulté d'admettre que la mer ait pu

Tiver dans les temps les plus reculés jusqu'aux

ïoUs.

L'expédition, arrivée à Gabès, fut divisée en deux roupes : l'un s'appliqua aux travaux de relief tout le 3ng du golfe et sur le Oued-Akareit, le point le plus éprimé du golfe; l'autre, composée de MM. Antinori et Urattieri, en compagnie du vice-consul de France, visiaient les ruines de Tacapé, presque invisibles actuellelent, tandis que du temps de Strabon Tacapé était enore considérée comme pouvant rivaliser avec Garthage. I n'existe maintenant d'autres traces de Tacapé que les uits et quelques restes de murailles qui entouraient ette ville. Sur ces ruines, comme sur celles de Tamphiléâtre de Tysdrus et sur tant d'autres, les Arabes exerent la même œuvre de destruction qu'on exerça au

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moyen ftge sur le Colisée et toutes les autres grandes ruines de Rome. Il serait cependant utile, dans les temps civilisés où nous vivons, que les gouvernements de l'Europe fissent en sorte que ces précieuses reliques de l'antiquité fussent à TaLri du vandalisme des Bédouins.

Après avoir visité la côte, les deux explorateurs se rendirent à nie de Djerba, la fameuse terre des Lotophages; le but de cette course maritime était d'explorer . les plages méridionales^ du golfe de Gabès, et d'examiner les courants d'eau douce qui, de ce côté, se déchargent dans la mer, pour voir si on pouvait y découvrir quelques indices du fleuve Triton. Mais là, l'exploration scientiâque se transforme en exploration poétique.

Djerba parut au vétéran Antinori « une véritable île d'Armide ?> : travaux d'agriculture activement conduits, végétation luxuriante, industrie des tissus et manufactures de laines très-fines, habitants polis et laborieux. Armide seule manquait à ce riant tableau.

Les deux voyageurs repartirent néanmoins, le lendemain, de l'île enchantée, et retrouvèrent à Gabès leurs compagnons qui revenaient de leur excursion aux chotts. Une lettre du professeur Bellucci raconte laconiquement les détails d'une campagne de cinq jours passés sur l'isthme. On partit le 9 de Gabès. Le 10, les ingénieurs dressèrent leurs tentes à Oudercf; le 11, ils touchaient les pointes orientales des chotts; le 12, ils explorèrent le pays qui s'étend entre le fleuve Ouderef et l'Acheveit.

Afin de pouvoir mieux relever la forme générale du terrain, ils firent l'ascension du sommet de deux montagnes. Enfin, le 15, ceux qui faisaient partie de l'excursion aux chotts et ceux qui composaient l'excursion insulaire se trouvèrent réunis au quartier général de Gabès.

Les terres visitées par la commission appartiennent aux périodes tertiaire ou quaternaire, et témoignent d'un soulèvement préhistorique fort récent.

Il est inutile de dire que la Commission a dû sup- )rter de grandes fieitigues et souffrir considérablement cause des grandes chaleurs dans la saison actuelle. Le larquis Antinori, ornithologiste passionné et de grand lérite, se plaint que la saison torride ait fait fuir prèsue tous les animaux, que les oiseaux mêmes soient rares, u*on n'ait pu faire une récolte abondante que de pierres, ^ fossiles, d'armes et ustensiles de Tâge de pierre. tiC colonel de Galvagni utilisa son temps à recueillir notions ethnographiques et statistiques. Le 19, il se dit k la Marsa (le Tivoli des anciens Carthaginois, où rère du bey de Tunis possède une charmante villa), l'y occupa à faire dessiner ou photographier les types différentes races qui habitent le pays, ^près s'être réunis encore une fois, les membres de [pédition partirent de Gabès le 28 et retournèrent à nis; on fit une course pour visiter, avec la plus inde attention, le port de Biserte. On s'embarqua, ur retourner en Italie, le 10 de juillet, ce II ne m'est pas possible, dit en terminant le Brunialti, de vous rendre compte des résultats scieniques de cette entreprise. Les personnes distinguées li ont fait partie de l'expédition s'occupent actuelleent de la rédaction d'un rapport qui sera lu au Cônes de Paris et qui fera honneur, sans nul doute, à )tre Société géographique. Tout ce que je puis vous re à ce sujet actuellement, c'est que, économiquement , scientifiquement parlant, le succès de cette expédition été complet. Quant à la mer projetée, la Commission non-seulement acquis la certitude qu'il serait imposible de reconstituer cette mer avec les moyens que l'on ossède actuellement, mais que probablement aussi cette ler n'a jamais existé. »

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Une grande exploration à entreprendre dans la contrée dei Totiàreg.

M. Henri Duveyrier a été amené à développer au sein d'une des Commissions de l'Exposition géographique ses vues au sujet d'une exploration capitale qu'il serait grandement à désirer qu'on pût bientôt entreprendre au nom de la science et dans l'intérêt des relations à établir avec les Berbers de l'intérieur. Nul plus que M. Duveyrier, si familier avec le Sahara algérien et les régions limitrophes, n'a titre pour suggérer une pareille entreprise. M. Duveyrier croit que pour les explorations intérieures l'Algérie en général, et en particulier les parties orientales dû Sahara algérien et la route de l'Oued-Souf à Ghadamès, sont des points de départ particulièrement favorables, pour peu que la paix règne dans le Sahara centrale Une exploration dont les résultats géographiques et scientifiques seraient des plus nouveaux et des plus utiles ' serait celle du massif montagneux du Ahaggâr par Ghadamès, mieux que par Ouargla ou par Metlili; on pourrait maintenant pénétrer dans l'intérieur du pays des Touareg du Nord, et peut-être, avec beaucoup de temps et de patience, arriver non pas seulement à voir, mais à explorer le massif montagneux du Ahaggâr, qui est resté jusqu'à ce jour inaccessible aux voyageurs européens. On ne connaît que par ouï-dire les contours de ce plateau hérissé de hautes montagnes, et dont l'étendue, aussi bien du nord au sud que de l'est à l'ouest, signale déjà depuis longtemps l'Ahaggâr au zèle des explorateurs. L'Ahaggâr, traversé par le tropique du Cancer, est le point où se trouve le maximum d'élévation du sol sur une ligne nord et sud partant de

1. Nous trouvons cette note, dont nous n'avons pas besoin de faire ressortir Textréme intérêt, dans le n" 29 de VExplor(iteur,

CONTRÉE DES TOUAREG. 9l

Méditerranée et allant au golfe de Bénin. Il y neige

hiYer, et les indigènes assurent que certains sommets, .s que les monts Oudan, Ouatellèn, Hikena, Slaman

Tahat, y conservent des traînées de neige pendant un mps plus ou moins long. Presque toutes les vallées li descendent du Ahaggâr et de Moïdir, massif voisin Touest, se réunissent dans trois grandes rivières à sec, li vont se perdre : VIgharghar au nord dans le chott elghir, ou lit de l'ancienne baie de Triton ; le Tafasssetj dans le Niger, par le Balloul-Basso, qui passe à mest de la ville de Sokoto; le Tirhehert^ à l'ouest, .ns le bassin de TOuâdi-Dhra'a. La géographie de mmense surface des terres occupées par les trois basas est presque aussi peu connue que celle du relief qui . forme le nœud. Un voyageur français, Doumeauxapéré, mort au cours de ses travaux, a relevé une faible .rtie du cours inférieur de Tlgharghar; un illustre yageur allemand, H. Barth, avait, avant lui, fixé sur

carte la position d'une partie du cours du Balloulisso, qu'il avait traversé dans le royaume de Sokoto. ix-neuf cents kilomètres à vol d'oiseau séparent les )ints les plus rapprochés des routes de ces deux voyaturs. MM. Bou Derba et Rohlfs n'ont fait que traverser

lit de righarghar sur deux points assez rapprochés m de l'autre. Dans l'ouest, le bassin du Tirhehert est at à fait inconnu dans toute sa longueur jusqu'à )uâdi-Dhra'a. En dehors de la partie géographique, la ologie des montagnes de TAhaggâr est très-intéresnte à étudier; on arriverait probablement à trouver r les sommets de véritables cratères. Selon toute aprence, TAhaggâr est le résultat d'un soulèvement volaique. La flore et la faune seraient absolument ceptionnelles pour le Sahara. Les Imohag affirment te les parties hautes du Ahaggâr sont ombragées par de ritables forêts où se trouvent des thuyas et des myrtes,

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tandis que dans d'autres parties de la montagne ces arbres sont remplacés par des espèces non encore .déterminées, Tadjâr, le kimba, et enfin un arbre appelé gahnous, peut-être identique à celui dont le bois porte chez nous le nom de bois d'ébène. Les bois de l'adjâr et du kimba sont très-recherchés pour leur beauté et leur "qualité en grande dureté; on en fait des hampes de lance et d'autres ustensiles. Le zoologiste trouverait aussi dans ces régions une faune on ne peut plus intéressante : trois espèces de poissons qui vivent dans les sources et dans les ruisseaux du Ahaggâr et à Iskaouen, dans la partie du Tassili des Âdzjer qui s'avance au nord du Ahaggâr, des antilopes qui semblent appartenir à d'autres espèces que Taddan et le %aohor; enfin, en s'écartant un peu du Ahaggâr sous le versant sud du Tassili des Azdjer, les ossements fossiles d'un monstrueux mammifère qui sont à moitié enterrés dans le lit d'un ancien lac salé, la scbhka de Tihodâyen. Tout en faisant des réserves quant au moment convenable pour entreprendre les travaux de l'exploration des Ahaggâr, du Mog* dir, du Tassil des Aouelimmiden et de l'Adgahgh, M. Duveyrier a proposé au groupe d'exprimer dans ses procès-verbaux un vœu relatif à l'exploration des montagnes et des rivières ou ouadis situés dans l'intérieur du Sahara, entre les 27*^ et 11^ degrés de latitude nord, le 5® degré de longitude est et le premier degré de longitude ouest de Paris, signalant comme très-désirable pour les progrès de notre science une étude directe de la géographie de cette partie du Sahara. Le groupe s'est empressé d'émettre le vœu formulé par M. Duveyrier.

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