Notamment aux n" 18 et 20, 3 juin et 29 juillet
M. LARGBAU. 95
igoureuz pionniers porteront leurs fruits tôt ou tard ir la prospérité commerciale de nos possessions afriles : d'ici là, elles étendent rapidement nos informais, sur les conditions physiques et la configuration pière encore si peu connue du Sahara.
d. Largeau, qui a vu, ainsi que nous l'avons dit, une tion du lit desséché de Tlgharghar au sud du Tougirt, a lu, dans un des comités de l'Exposition géo- .phique, un mémoire sur le lit de cet ancien fleuve, . a dû être autrefois le plus considérable du Sahara tral. Dans l'opinion du voyageur, le dessèchement des ,nds fleuves africains serait dû au déboisement des ines et des plateaux par les pasteurs arabes; à la te de ce déboisement, les pluies périodiques qui araient et fécondaient autrefois ces contrées ont été aplacées par de rares mais violents orages, dont les IX, au lieu de s'infiltrer, glissent maintenant sur les .teaux dénudés où ces Qeuves prenaient leurs sources, sont bientôt absorbées par les rayons solaires; la iche végétale qui recouvrait ces plaines que les Arabes ;urent avoir été fertiles à une époque peu reculée s'est iagrégée d^abord, et les roches, mises à nu, se désaigent à leur tour pour former les sables. Le lit de jharghar est déjà envahi par des dunes très-élevées :re les cinquième et sixième jours de marche au sud Touggourt. Les grandes dunes, hautes de 500 mètres moyenne, qui s'étendent entre le puits salé appelé ssi-Bottin et Gh'adamès, recouvrent une plaine trèsîidontée et autrefois couverte de végétation. La désrégation des roches a dû commencer dans les délassions ; le sable ainsi formé a été soulevé par les vents, rêté sur les sommets par la végétation et soudé par i pluies. Ces dunes ont donc commencé à se former r place, mais elles sont alimentées par des sables alevés par les vents des plaines décomposées et usées
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qui s'étendent à Test de Gh'adamès, où ils ne saundent être retenus par la végétation, qui manque absolument dans ces parages. Le sable qui couvre le sommet des dunes est d'une grande finesse, ce qui prouve bien qu'il vient de très-loin ; en outre, sa couleur foncée indique qu'il est surtout formé do roches ferrugineuses, dont le voyageur a seulement trouvé des échantillons beaucoup plus à Test. Au pied des dunes et dans les vallées, le sable est plus gros et plus pâle; c'est celui qui s'est formé sur place. Les dunes ont encore la même couleur foncée jusqu'à Bir-Djedid, sur la route d'El-Oued, à dix journées de marche au N. 0. de Gh'adamès; à partir de ce point elles sont presque blanches et formées d'un sable plus gros, parce que les roches de ces contrées consistent surtout en calcaire blanc mêlé d'albâtre, ou on albâtre pur. Le grès ne s'y rencontre qu'en petite (juantilé^