SÉNÉGAL ET.SÉNÉGAMB1K GUINÉE
76. Berenger-Feraud (D'). Le Sénégal, 1817-1874. Revue Marif. et Colon., janvier 1875, p. 23-45.
Esquisse historique. Extr.iit d'un ouvrage inédit. — Le morceac suivant en est un autre fragment :
77. Du même : Étude sur les Ouolofs (Sénégambie). Paris, 1875, in-8, 31 pages (Leroux).
Extrait de la Rovue d'Anthropologie.
78. Faidherbe (général). Essai sur la langue Poul. Paris, 1874, in-S, 131 pages.
Travail intéressant pour la lincuistique et l'ethnographie africainr?, dont on voudrait seulement retrancher quelques pages ultra-fantaisistes qui en déparent le dùlmt.
1. Une esquisse de la partie de l'igharghar décrite par M. Largeau a été donnée dans VEx\)\orateur^ n" 21, p. 483.
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. D' Bozios. Recherches sur le climat du Sénégal. Ouvrage accompagné de tableaux météorologiques, de 14 planches dans le texte, et d'une carte du climat et de Pélat sanitaire du Sénégal suivant les saisons. VersaUles, 1874, in-8, xv-327 p. [Fiiiix, Gautbler-Villars).
). Résumé comparatif du commerce et de la navigation du Sénégal et de ses dépendances, en 1871 et 1872. Revue mûrit, et colon., juillet 187&,p. 67-78..
)• Ramsbyer and KûHNEy Missionaries. Four years in Ashantee, Edited by Mrs. Weitbrecht. With introduction by Rev. D' Gundert, and préface by professeur Christlieb. Lond,y 1875, petit in-8, 6 sh.
■ La campagne de TAchaatt a peu ajouté à notre connaissance géographique de l'Afrique occidentale. Il n'a pas été fait de collections scientifiques, aucune position n'a été déterminée par des observations astronomiques : celte opportunité de réunir des observations précises sur rintérieur du pays a été complètement négligée. Dans ces circonstances, la relation publiée par MM. Ramseyer et Kûhne est la bienvenue, bien que les notions géographiques qu'elle-même nous apporte ne soient pas d'une bien grande importance. • Geograph, Magax.
1. BoNNAT (J.). Première reconnaissance du cours du Volta. VEx' plorateur, n» 21, 24 juin 1875, p. 487-488.
Cette expression « première reconnaissance • est inexacte. Il y a longtemps que le cours inférieur du Volta a été reconnu, et l'on en a la carte. M. Bonnat, agent commercial, a remonté le fleuve jusqu'à la ville d'Akouamou, capitale d'un petit royaume du même nom, audessus des rapides longs et difficiles qui en arrêtent ici la navigation. La lettre de M. Bonnat contient cependant quelques infornlations utiles; nous en tirons le passage suivant :
« Assinie, qui jusqu'ici n'a eu que très-peu dïnfluence commerciale, pourrait cependant acquérir une importance dont on ne se doute guère. Dans le nord d'Assinie est le royaume des Djamanes, le plus grand et le plus riche tributaire de TAchantl. C'est de la que les Achantis retirent leur or le plus pur. Ce royaume, dont Bontoukou est la capitale, a une population à peu près égale à celle de l'Achanll. C'est un mélange de Foulahs et d'autres tribus nègres. Ils sont, pour la plus grande partie, mahométans, commerçants et producteurs. Leur principale industrie consiste dans le tissage de trùsbeaox pagnes de coton à trames ; vient ensuite la préparation despeaiix avec lesquelles ils font des sandales, des sacs, etc. Ils élèvent de grandes quantités de bestiaux et commercent avec les Achantis et les tribus de Foulahs qui leur sont limitrophes. Depuis longtemps ce pays serait devenu précieux pour la petite colonie d'Assinie, si la, conimu presque partout ailleurs tur la côte d'Afrique, les tribus riveraines ne b'imposaient en qualité d'intermédiaires, empêchant les tribus de l'intérieur de venir à la côte pour traiter directement avec les Européens. Actuellement, à Asiinie, le commerce est a peu près moii, par la seule faute d'Amantifou, le chef du [lays qui ne veut laisser pas-
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ser personne. Autrefois, alors qu'ils étaient en boni termes avec l'Achantl, les commerçants de ce dernier pays venaient à la eqiitale du pays d'Assinie, et là ils faisaient un grand commereo aT«c les gens d'Amantifou ; mais depuis deux ans ce dernier s*est eom|Aé* tement brouillé avec les Achantis et les Djamanes, de sorte qtia tout commerce a cessé. Il n'y aurait là qu'un demi-mal, si Amantifoa Toalait laisser pénétrer les Européens dans l'intérieur. Mais il persiste i s'y refuser, quoiqu'il reçoive iix mille fronce de pension do la part du gouvernement français. •
A ce sujet, voici un document utile à recueillir.
M. le ministre de la marine a adressé les indications suivantes on réponse à une lettre de M. Camus^ agent maritime à Uverpool, qnï veut fonder des comptoirs français sur la frontière occidentale dn pays des Achantis, en même temps que M. Donnât fondera des comptoirs anglais sur la frontière orientale :
c Vous m'avez fait part, par lettre du 2 mars courant, de l'intention
■ où vous êtes de fonder des comptoirs dans la rivière d'Aniaio, et « vous m'avez adressé à ce sujut les questions suivantes :
• lo La rivière Assinie forme t-ello la limite entre le protectorat
■ anglais et la possession française ?
■ 2<> Jusqu'où, dans cette môme rivière, s'étend la possession fran-
■ çaisc ?
c 3» Cette rivière a-t-elle été sondée, et jus(|u'à qnelle hauteur? »
■ Je m'empresse de vous donner les indications que Tons désirez.
c !• Par suite d'une convention du 25 février 1871, la Grande-Bretagne a été substituée par voie d'échange à tous les droits de souveraineté que la Hollande excerçait dans ces parages. Il en résulte que les possessions de la première de ces puissances sont devennev limitrophes dos nôtres. Or, une convention conclue à Assinie, le 13 novembre 1869, entre led commissaires français et néerlandais, et qui a conservé toute sa valeur, avait délimité de la manière suivante, par rapport à notre établissement, le territoire d'Apollonie alors soumis à la suzeraineté hollandaise :
■ Le pays d'Apollonie est limité, du côté de la mer, par le village « appelé Afouliénou ou Mclaliénou. Ce village, bien que bâti par des
• Apollonicns et occupé par eux, est situé sur le territoire d'Assinio; fl la limite est à la sortie du côté du village d'Apollonie.
c Au nord, il est limité par une ligne droite qui, partant dn vilt lage d'Afouliênou, suit la rive droite de la lagune Fénilo, dans la c pays d'Assinic. Aucun village n'existe en ce lieu du côté d'Apollonie;
• le point de rej^cre est, pour les naturels, le village de Mohama.
c Bien que la convention de I8b9 n'ait fait l'objet d'aucnne ratifi* cation ofticiellu, elle a été considérée jusqu'ici comme faisant loi entre les parties intéressées. Il en résulte que la limite du territoire biitunnique sur la côte est le village d'Afouliênou, situé à 8 milles do li rivière d'Assinie.
« i" La limite des possessions françaises dans le nord est plus difficile a prcciser. Vous n'ignorez pas, du reste, que nous avons renoncé à une uccupalion cflfectivo de ces territoires, tout en réservant d ailleurs, nos droits de souveraineté. 11 n'y a plus à Assinie aucun re« présentant officiel d l'autorité française. Ceux de nos nationaux qui î>unt lixés dans ce pays, sont placés sous la protection du comman*
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dant de la division navale de l'Atlantique-sad, qui visite de temps en temps ces parages.
f Aa nord da port et du territoire 'sar lequel il est constrait s'étend le royaume d'Amatifou, avec lequel nous entretenons de bons rapports et qui reçoit de nous une coutume annuelle.
I 3* La rivière d'Assinie n'a été sondée qu*à son entrée et a été peu fréqaentée au delà de la lagune. >
ALLEN (Marcus). The Ck>ld Coast^ or a Cruise in west-african waters. I/rnd,, 1875, petit in-8, 178 pages, 3 sh. 6 d.
AtJBB (T.). La nouvelle colonie anglaise de la Côte-d*Or. Revue MarU. et Qplon., sept. 1875, p. 692-713.
État des choses depuis la cession des colonies néerlandaises A l'Angleterre.
Bouche (abbé J. E.). La religion des nègres africains, en particulier des Djedjîs et des Nagos. Le Contemporain, Revue d'économie chrétienne, 1*' novembre 1874, p. 857-879.
Il 7 a une addition A cet article dans le Bulletin de la Société de Géographie, mars 1875, p. 317-318.
Du même : Notes sur les républiques Minas de la côte des Esclaves. Bulletin de la Soe, de Géogr,, juillet 1875, p. 93-100.
La côte des Esclaves. Ibid,, mars 1875, p. 319-321.
Pour un important mémoire de M. l'abbé Bouche sur le Dahomey, en 1874, Voir le précédent volume de VAnnée,^ p. 49, n« 50.
Sur les établissements anglais et français de la Sénégambie.
a été question récemment, dans les journaux anglais mçais, que des négociations étaient pendantes entre mVemement français et l'Angleterre pour un échange erritoires sur la côte occidentale de TAfrique. La ce céderait quelques points qu'elle possède sur la d'Or, et recevrait en retour une portion du terrain dant des colonies anglaises sur la Gambie. On avait
prétendu que ces négociations étaient terminées •hange définitivement conclu.
choses ne sont pas encore si avancées. Les expli- 8 iburnies par le comte de Garnarvon, sous-secréles affaires cLrangèies, dans la séance de la Chambre
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des lords du 2 août dernier, nous font connaître exactement le point où elles en sont.
ce La Chambre, a dit Sa Seigneurie, sait que les Français ont des comptoirs sur la Gôte-d'Or, et que ces comptoirs sont entremêlés avec les nôtres, ce qui rend l'administration très-difficile et cause de très-grandes pertes dans les arrangements fiscaux. J'espère — je le dis franchement — que le temps viendra, et avant peu, où Ton fera avec le gouvernement français un arny[igement par suite duquel aura lieu, à de bonnes conditions également avantageuses pour les deux parties, un échange qui nous mettra à même de poursuivre l'œuvre de développement et d'amélioration que nous avons entreprise....
« Des négociations ont été entamées, mais elles sont loin d'avoir encore abouti à une conclusion. Pour ma part, je désire, avant qu'on arrive à un arrangement définitif, que le Parlement ait toute la latitude d'exprimer son opinion à ce sujet. Afin de dissiper toute appréhension, je puis assurer que rien dedéfinitif ne sera fait avant la réunion du Parlement Tannée prochaine.... »
La conclusion de l'arrangement auquel il est fait allusion assurerait à chacune des deux puissances la contiguïté de tous les territoires placés sous sa souveraineté respective, en même temps que de nouvelles facilités pour la surveillance et la protection de ses colonies.