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LE GABON ET L'OGOVAI

87. Noire établissement du Gabon en 1874. Revue marititM et eoUh niale, mars 1875, p. 802-808.

Note de M. Escande, sous-commissaire de la Marine : a Au commencement de 1870, alors que la France n'ayaitpas encore subi les désastres de la guerre et de Toccapation étrangère, nos établissements de la Côte-d'Or et du Gabon figuraient au budget poar iiUL- b(.iiinie de 458 900 francs.

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« Depuis lorSy les économies s'étant imposées à tous les services omme une impérieuse nécessité, ces établissements ont dû supporter eur part des réductions budgétaires.

« Le département de la marine s'est donc décidé à évacuer la llôte-d'Or, c'est-à-dire Grand-Bassam, Assinie, Dabou, tout en conservant, cependant, sur ces différents points de la côte d'Afrique, lotre droit de souveraineté qui se trouve garanti par des traites passés en 1871 avec les divers chefs. Quant au Gabon, nous avons été imenés, sans l'abandonner, à réduire d'une façon sensible les services [Qi y fonctionnaient. Aussi ne voyons-nous plus aujourd'hui figurer « comptoir dans les prévisions budgétaires que pour une subvention innuelle an service local de la somme de 62 ooo francs. »

M. Escande expose Torganisation que les services du comptoir ont eçus, dans les limites restreintes de ce budget.

Han de la partie intérieure de Testuaire du Gabon. Paris, dé- )ôt de la marine (n* 3414).

30MPIÈ0NE (marquis de). L'Afrique équatoriale. Gabonais, Palouins, Gallois. PariSf 1875, in- 12, 360 pages, avec gravures lar bois et carte (Ploii).

)a même : Okanda, Bangouens, Osyéba. Parts, 1875, in-12, rni-360 pages, grav. et carte.

Ce volume forme la seconde et dernière partie de la relation de \L. de Compiègne.

Voir ci-après aux développements.

Lenz (D' Oscar). Heise auf dem Ogowe in West-Afrika. Berichte 7on B' Lenz an den Vorstand der deutscben Afrikanischen Gesellschaft. Mittheilungen de Petermann, 1875, n" 4, p. 121-130.

Cette lettre du voyageur est datée d'Adolinalonga, sur POgovaT, l'août à novembre 1874.

Du même : Reise auf dem Okande -in West-Afrika. [Zweite] Bericht an den Vorstand der deutschen Afrikanischen Gesellschaft n Berlin. Zeitschrift der Gesellschaft fur Erdkunde zu Berlin, x, !• 57-58, 1875, p. 236-265.

Cette deuxième lettre va jusqu'au commencement de janvier 1875 — Voir ci-apràs, aux développements, et ci-dessus, n» 15 de la bibliographie.

is. BuRTON (I\ich. F.). Two trips to Gorilla and. Land the calaracts of the Congo. Lond-, 1875, 2 vol. in-8 (Low.).

Le voyage de MM. Marche et Compiègne sur l'Ogovaî.

îDuis les courses de Taventureux et très-contro versé laillu, nul n'avait tenlé, ou du moins nul n'avait

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poussé bien en avant, un voyage sérieux dans la région encore presque entièrement inexplorée qu'arrose l'Ogovaï*, grande rivière qui vient déboucher par un large delta à un degré au sud de Testuaire du Gabon, — à I de degré, conséquemment, au sud do l'équateur. Un naturaliste, M. Alexandre Marche, et son ami, M. le marquis de Compiègno, ont les premiers tenté rentreprise. Los doux voyageurs n'y apportaient que de faibles avances pécuniaires, mais ils avaient pensé que la chasse, dans ces contrées du gorille et du chimpanzé, dont les forêts sont en outre peuplées d'oiseaux recherchés par les collectionneurs, fournirait amplement aux frais inévitables. Au fond, c'était recommencer ce que Duchaillu a fait à deux reprises (1856, 1865), et ce qui ne lui a pas si mal réussi, après tout; néanmoins ce serait se faire illusion que de penser qu'on puisse ainsi accomplir un véritable et long voyage de découvertes. Celui de MM. Marche et Compiègno, sans avoir été aussi loin dans l'intérieur que Tauraionl désiré nos deux compatriotes, a cependant valu à la géographie des acquisitions sérieuses, grâce à l'énergie et à la décision des deux amis; leur nom aura une place honorable dans la liste des courageux pionniers qui de toutes parts ouvrent les voies vers l'intérieur inexploré de l'Afrique. Au surplus, pour donner une idée juste du vojage, il suffit de transcrire quelques passages de la préface que M. de Gompicgne a mise en tête de sa relalion :

« Le voyage dont je vais donner le récit, dit le narrateur, a duré près de deux ans, de 1872 à 1874.

« Il a été cnlropris dans des conditions difficiles, puisque nous avons dû, mon compagnon Al. Marche et

1. L'usajîc courant, qui fail communément si bon marché de -la forme vraie des noms étrangers, donne à celui-ci, à ce qu'il parait par l..'S caries et même par la relalion de M. de Compiègno, la prononciation Ogové, ou Ogôoué.

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