MM. MARCHE ET COMPIKGXE
18 créer, par un travail acharné comme natales moyens de. subvenir aux dépenses considël'il nécessitait.
El pas réussi au gré de nos espérances, puisqu'au
où, après dix-neuf mois de luttes incessantes maladie, la misère et les dangers de toute sorte, 18 croyions près d'arriver au Lut de nos efforts, nt où nous touchions presque à des découvertes ande importance, nous avons été attaqués par Laies, qui nous ont tué une partie de notre ; nous ont rejetés Lrusquement en arrière, ndant il n*a pas laissé do donner des résultats il suffira pour s*cn convaincre de jeter un coup
la carte de l'Afrique équatoriale, puLliée par r Petermann dans ses Mûtheilungen, On y } notre itinéraire, reproduit par le géographe , se prolonge dans l'intérieur des terres Lien 3 celui des voyageurs anglais ou allemands*; et
en même temps que notre modeste entreprise, éditions avaient été organisées avec des frais par l'Angleterre et par l'Allemagne : celle de ndy, Bastian et Gûssfeldt, qui, partis presque temps que nous, échouèrent complètement pour s qu'il serait trop long d'énumérer ici. Au point
l'histoire naturelle, nos travaux n'ont pas été )rtance, puisque nous avons pu expédier à notre dant, M. A. Bouvier, cent cinquante mammit cinq grands gorilles, des chimpanzés, koolo-
'est pa^ tout à fait exact. La construction comparée de de Duchaillu en 1865 et de celui de MM. Marche et Corn- )rte les points extrêmes à peu près à la môme distance — trois degrés et demi environ à vol d'oiseau. Mais les Duchaillu ont été faites aux environs du 2* degré de latie, et celles de MM. Marche et Compiègne à très-peu de )us l'équateur.
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kamba, etc., et plus de doiizcî cents oiseaux appartenant pour la plupart à dos espèces rares et peu connues.
« Lo livre que j'offre au public est en quelque sorte la transcription littérale des notes que j'ai écrites jour par jour sur mon calepin de voyage. Le lecteur aura une idée d(^s privations et des souffrances endurées par nous dans cette expédition, lorsqu'il saura que pendant plus de dix-huit mois, sous un des plus mauvais climats du monde, nous sommes restés sans boire autre chose que de l'eau, sans mangiu' de pain, de légumes ou de viande autre ({ue celle du gibier tué par nous, de quelques poules et de quelques J)oîtes de conserves; rpie durant ce temps nous avons eu en moyenne trois jours par semaine la fit^vre du pays, f[ui est précédée par des vomissements violents, et absorbé 750 grammes de quinine; que pendant les six derniers mois nous avons dû marcher nu-pieds, et que dans les semaines qui ont suivi notre défaite par les cannibales nous n'avons jamais pu, mon compagnon et moi, fermer l'œil ensemble, Tinsubordinalion de nos hommes nécessitant une surveillance constante; que jamais nous ne sommes venus à la côte sans que le docteur ne nous ail d'urgence envoyés à Thôpital; (jue lors de notre retour final j'avais les jambes percées d'une quantité de trjus dans chacun desquels on eût pu mettre le doigt, et j'élais dans un état tel qu'il me fallut, malgré mon désir ardent de regagner la France, rester six semaines à l'iiôintal avant de reprendre la mer.»
Au ton de bonne humeur qui règne en général dans les récits de M. de Compiègne, on ne soupçonnerait pas de pareilles souffrances. Il n'y en a pas moins dans la relation des choses très-sérieuses. Les considérations sur noire établissement du Gabon méritent d'être citées; elles viennent tout à fait à l'appui de celles que nous avons empruntées plus haut (n* 87) à la Revue semiofficielle du ministère de la marine. Sans la moindre
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étention scientifiquo, et sans rien qui soit emprunté à littérature géographique, dont il s'est évidemment peu ;cupé, M. de Gompiègne fournit de bonnes notions sur ae région avant lui complètement inconnue. Lui et [.Marche son compagnon ont remonté, sur une étendue 3 160 kilomètres au moins, à partir du point déjà toulé, une portion du cours de TOgovai où nul Européen 'avait pénétré avant eux. Les scènes, tes anecdotes que mferme la relation, sans avoir, assurément, le caractère n'aurait donné à ses observations un anthropoiogiste de rofession armé du crâniomètre, nous initient avec une irité non cherchée, pleine de couleur et de vie, aux lœurs, au caractère, aux habitudes des populations ri- 3raines du fleuve, dont quelques-unes sont encore plus 'à moitié anthropophages. Les détails que M. Comiègne nous donne sur les Pahouins (une des formes diaîCtiques du nom des Pans), race négroïde descendue, à Qe époque encore assez rapprochée, de Tintérieur vers L côte, et sur les ressemblances que ce peuple présente vec lesMombouttous et les Nyam-Nyams si bien décrits ar le docteur Schweinfurth, méritent d'être retenus par ;s ethnologues.
Tentative d'exploration da D' Leni par l'Ogovaî.
Nonobstant les difficultés que la barbarie et les dispoitions hostiles des tribus riveraines opposent à la marche es explorateurs, TOgovaï n'en reste pas moins une des 3utes de Tintérieur auxquelles s'attachent les plus randes espérances. C'est une question de persévérance, eut-être de décision et de force, peut-être seulement de iplomatie et de quelque dépense. Un Gameron ou un tanley y réussiraient sans aucun doute. Nous comptons ien que d'autres aussi y réussiront. Nous avons vu* que