AUX GRANDS LACS DE L*ÉQUATEUR
Stanlet's Two Letters to the London Daily Telegraph, 15 and 8 october 1875.
Henry Stanley, Tintrépide et intelligent reporter cain qui a donné à son nom une renommée uni- Ile par 'son voyage à la recherche de Livingstone, train de prendre rang parmi les explorateurs Hts du centre de l'Afrique. De même que pour le rable voyage do 1870, c'est encore le New York <l qui a eu Tiniliative de l'entreprise; seulement, ois, le journal américain s'est associé au journal adres le Daily Telegraph^ qui lui-même, il y a
deux ou trois ans, s'est signale en Angleterre par une idée analogue, Tenvoi dans le Kurdistan d'un assyriologuo anglais, M. George Smith, du Musée Britannique, pour y exécuter de nouvelles fouilles sur les sites archéologiques du Tigre et du bas Euphrate*.
Arrivée de M. Stanley à la côte de Zanzibar. Première ezconioii. Le Loufidji. Dispositions pour la grande expédition.
M. Stanley est arrivé à la côte orientale d'Afrique au mois de septembre 1874; depuis 1870, ils^est familiarisé avec le maniement des instruments de précision, pour lès observations physiques et astronomiques. Gomme premier essai de sa nouvelle carrière d'explorateur attitré, il a voulu reconnaître une rivière importante, le Loufidji, qui a son embouchure à un degré et demi au sud de llle de Zanzibar, vis-à-vis de Tlle de Monfia, sous le huitième degré de latitude australe. Le Loufidji vient de très-loin dans Tintérieur, et il peut avoir pour Tavenir commercial de l'Afrique une importance de premier ordre; mais il n'a été exploré jusqu'à présent que dans une trèsfaible partie de son étendue. Il y avait donc là une tâche d'un double intérêt, pratique et scientifique. M«- Stanley, aidé de deux Anglais, MM. Pocock et Francis, y a consacré six semaines. La rivière, à son embouchure, se développe en un delta de près de soixante-quinze kilomètres d'envergure; c'est par la branche du nord appelée Simba-Oronga que nos explorateurs l'ont attaquée. Ils ont constaté que les embarcations légères peuvent remonter le fleuve jusqu'à 240 milles de la côte. Rien ne serait plus facile, au rapport de M. Stanley, que d'établir dans cette contrée un commerce aussi régulier que profitable