LINANT DE BELLEFONDS
ces du Nil qui se déversent dans le Nyamza% et des nouveaux que j'ai visités entre le Nyanza et la route .nyanyèmbé. »
M. Linant de Bellefonds et son opinion sur Stanley.
est maintenant curieux de recueillir les notes écrites
tf. Linant après sa rencontre avec M. Stanley*.
2St chez le roi M'tésa que la rencontre eut lieu.
Je m'adresse à l'étranger qui est assis en face de à la gauche du roi.
C'est à monsieur Gameron que j'ai l'honneur de par- Non, monsieur : M. Stanley.
M. Linant de Bellefonds, membre de l'expédition
olonel Gordon. »
Nous nous inclinons avec la plus grande profondeur
me si nous nous trouvions dans un salon; notre
ersation est terminée pour le moment.
Cette rencontre de M. Stanley m'a profondément
ris. M. Stanley était loin de ma pensée, j'ignorais
jlétement son projet d'expédition.
Je prends congé du roi, qui s'est amusé tout le
m à faire faire l'exercice à mes malheureux soldats
faire sonner du clairon. Je serre la main à M. Stan-
!t lui demande de me faire l'honneur de partager
dîner.
^ous ajoutons ici au texte quelques réserves ou quelque atténuaincore nécessaires. Le problème des sources du Nil embrasse un irand rayon que M. Stanley ne semble le reconnaître ici. Ne re- )ns pas prématurément dans les illusions de Speke; attendons oins la fin des explorations de M. Stanley lui-n^ême. Ces notes, retrouvées en même temps que les lettres confiéea •tanley à l'envoyé égyptien, ont été publiées dans le Moniteur lien des 5 et 7 novembre 1875, et reproduites dans leur entier iméro 43 de VExpIorateur, 2a novembre.
ce Je me trouvais depuis quelques instants dans ma hutte, quand arrive M. Stanley. Après nous être exprimé mutuellement le plaisir que nous cause notre rencontre^ M. Stanley m'informe que Cameron a écrit d'Oudjîdji qu'il partait pour le Congo. M. Cameron aurait été trèsembarrassé par la question d'argent, ayant dépassé le crédit alloué par la Société géographique.
« A Oudjidji, il aurait perdu tous ses compagnons et serait seul actuellement. M. Stanley me fait un grand éloge de M. Cameron, et il espère le voir réussir dans son expédition.
« Quant à M. Stanley, il voyage pour le compte du Neiv York Herald et du Daily Telegraph ; il est parti de Zanzibar, il y a environ quatre mois, pour explorer le lac Victoria. Il a pénétré dans le pays de Masaï, a reconnu l'existence d'un grand cours d'eau se jetant dans le lac et venant de Test. Laissant à Usuvuma son expédition, il s'embarque avec dix hommes dans un petit bateau qu'il a amené avec lui, sur le lac Victoria; il relève et explore toute la partie est du lac, pénétrant dans tou- Xôs les baies, golfes, criques, relevant les lies, les caps. J'ai vu le travail de M. Stanley, il est considérable.
ce Nous avons causé jusqu'à onze heures du soir. M. Stanley est le voyageur par excellence : gai gentleman, bon camarade, patient, s'accommodant de tout ; j'ai pris un véritable plaisir à sa conversation instructive et variée. II a beaucoup voyagé, beaucoup vu ; le monde entier lui est connu.
« Il y quatre mois que je n'ai entendu prononcer un mot français. Quelle joie pour moi d'entendre parler M. Stanley, qui, sans s'exprimer correctement, parle le français suffisamment pour faire comprendre sa pensée.
(c La rencontre d'un homme blanc dans le centre de l'Afrique n'est pas moins agréable que celle d'un compatriote ; le plaisir est inexprimable quand la rencontre