‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 328 sur 425 · LES OASIS · texte numérisé non relu

LES OASIS

irmi les neuf peuplés qui dans les listes monules figurent comme voisins de TËgypte et soumis aaraons, il y en a deux que les textes placent vers t, c'est-à-dire dans la région des oasis. d premier s'appelait Samou et s'étendait de Mem- Ganope, à l'ouest du Delta , faisant pendant aux u, qui occupaient les régions de l'est, a capitale des Scmiou, appelée Neb-Amou, ou en- ^(m-Hapij « la ville du Taureau Apis », est évidem- YApis de Ptolémée, située à l'ouest du lac Ma^

1 ne connaît pas autre chose de ce peuple; mais,

s les noms des villes qu'il occupait, on peut le

érer comme à moitié sémitique, à moitié indo-ger-

Ue. C'est peut-être le même que les Samiens; et

^te, en parlant de Dakhel, dit en effet qu'il était

er que les gens de cette oasis fussent une colonie

ne, et ajoute que d'autres Samiens se retrouvaient

en Egypte.

second peuple de l'Ouest est celui des Tomahou iennou. Le premier de ces noms veut dire « gens 3rre du Nord y> ; le second, « gens à la couleur lui , c'est-à-dire blanche. Et en effet, si Ton examine es colorés que nous ont conservés les monuments, que ces peuples ont reçu la même coloration que ropéens.

seraient donc venus d'Europe*, et nous retrouvons, t, dans les noms que rapportent les monuments, (ns de tribus qui nous sont connues par les au- Ainsi, les Haussa sont les Aixéens d'Hérodote;

te conclusion n'est pas du tout nécessaire. L'Afrique a aussi blanche autochthone, dont les Berbers sont la ramification le. Les noms de tribus que cite M. Brugsch appartiennent prét à la branche berbère*

150 AFRIQUE. (n~ 114-180.^

lezSabatajhs Asbata ou Sahatiens de Strabon; les Mashouashy les Maxyes d'Hérodote.

ce Ces peuples libyques ont tous, sur les monuments, une particularité assez curieuse ; c'est une longue mèche de cheveux pendant soit à droite soit à gauche, Hérodote la mentionne. »

Création d'une lociété de géographie aa Caire.

Il se produit en ce moment un fait qui reçoit des circonstances actuelles une signification particulière. Nous en devons la connaissance à une lettre de M. Schweinfurth, Téminent explorateur de la haute Nubie; quoique cette lettre ait été déjà publiée, il nous est impossible de ne pas la reproduire ici en partie :

c Me Toici depuis huit jours sur le sol africain, écrifait du Caire M. Schweinfurth au commencement de février dernier, et le brillant soleil d*un hiver qui vaut nos étés m*a fait promptement oublier les misères que j'ai subies dernièrement dans le Nord inhospitalier*. Je suis entré au service du khé* dive : ce prince vient de m^ouvrir un superbe champ d'activité où la moisson pourra être abondante....

« Le khédive est tout entier aux plans grandioses qu^il veut mettre à exécution dans le sud lointain de son immense royaume. L'annexion du Darfour ouvre de larges horizons. Le docteur Nachtigal nous arrive de ce pays, après avoir traversé toute la région qui va du lac Tchad au Nil. Ce voyageur a comblé de grandes lacunes dans notre connaissance de ces vastes contrées. Depuis Browne, qui y fut si menacé il y a quatre-vingt-cinq ans, c'est le seul Européen sorti vivant^de ce Darfour, où le docteur Cuny a trouvé une mort prématurée....

« Le 4 février, c'est-à-dire hier, j'ai été chargé par le khédive de la formation d'une société géographique égyptienne, société qui devra servir d'organe à toutes les grandes entreprises d'exploration et de découvertes faites dans le sud de rimmense « vice-royauté ». Elle aura pour tâche de pourvoir

1 . Le voyageur, à son retour d'Afrique, avait fait une tournée dans \('< provinces baltiqueS; sa patrie.

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