‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 334 sur 425 · A<IE · texte numérisé non relu

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puie sur ri<^n d'autrement précis. Nous devions entrer dans ce (li^tail pour justifier le tracé que présente ici la carte de notre Asie Mineure ancienne. »

Les considérations que nous venons de transcrire nous avaient conduit à marquer le site de Sebastopolis (approximativement, bien entendu, et par une désignation tout à fait provisoire) sur un point voisin au sud de Masar, à 42 kilomètres environ au S.-O. de Tourkhal. Or, c^est avec une vive satisfaction, dans un problème dont les données sont si peu précises, que nous avons vu notre solution provisoire se rapprocher beaucoup, s'identifier presque avec les indications qui ressortent de Pinscrip^ tion de Soulou-Seraï. Cette localité, en effet, dont le nom, sur la carte de Kiepert, est ^crit Saleh-Seraï, n'est guère qu'à 2 heures vers TO. du point où nous avait conduit la combinaison des données fournies par l'Itinéraire ; et encore il est non-seulement permis, mais nécessaire de modifier légèrement, d'après l'itinéraire ancien, la position de Soulou, ou Saleh-Scraï, qui demande à être reportée quelque peu plus à Test.

J'ose croire que l'enseignement qui ressort de cette discussion nous fera pardonner de nous être arrêté ainsi fc'ur un point de détail.

CAUCASE. ARMÉNIK.

PAYS DE l'EUPHRATE,

171. Raddk (G.) et Sikwers (G.). Reisen in hoch Arménien, ausgefûhrt im sommer 1874. Mittheilungen de Petcrmann, 1875, n- 2 et 8, p. 56-64, 301-310.

Kzftloration de la haute région de l'Eaphrate, de rArai(Araxe) et da Tchorok.

ARMKVIF. 169

k,). GeolOfische Bcobachtungen auf Reissn im Kauka- H\m 18T3. Bulletin de la Société impér. des Naturalistei on, 18î4,n* 2, p. 278-342; n* 3, p. 63-107.

(Al.)* Reise nach den Schneebergen des sûdlichen Sms. Ibid., 1874, n- 2, p. 196-219.

;a (F.). An ascent of Kibruz. Alpine Journal, févr. 1875,

• Rapport sur les recherches archéologiques faites par AiDzÉ dans le Gouria en 1873, par Tordre de rAcadémie. de VAcad. de St-Pétersb., t. XIX, 1874, p. 432-440.

LLE (Raph.). La Souanélie libre : Épisode d'un voyage à e centrale du Caucase. Paris, 1875, gr. in-4, 181 pages, )lanche8, illustr. dans le texte et carte, 30 fr.-(Morel).

tear a ea la bonne fortune de suivre, en 1869, une expéditaire organisée par le général russe gouverneur de Koutaïs, it quMl fait de son séjour dans ces contrées éloignées présente ible intérêt. Écrit d'une façon sérieuse, dans un style simple, I remarque^ fines et piquantes/cet ouvrage nous présente un curieux du pays des Souunes, des usages et du caractère de lants. Sous la forme brève d'un journal de voyage, il renés peintures de mœurs saisissantes, de justes appréciations .phiques, et d^ nombreux renseignements sur le climat et les ons de la Souanélie. Après avoir parcouru le haut Hatcha et vallée du Phase, Tauteur nous fait pénétrer avec lui dans le !me du pays, où toutes les scènes qui se déroulent sous ses .missent un intarissable sujet à ses observations. » (Héron dé e, Polybiblion.)

V. P.). Arabistan, or the Land of the Arabian Nights. ravels through Egypt, Arabia, and Persia to Bagdad. 875, petit in 8, with illustr., 12 sh. (Low).

j.), of ihe department of oriental antiquities, British . Assyria, from the earliest times to the fall of Nineveh. 845, inl2, 191 pages, wilh illustrât.

irtie d'une série d'ouvrages publiée, sous le titre Ancient His* a the Monuments, par un Comité spécial.

Ninive.

:ge Smith, qui a fait deux voyages de re- •chéologiques au site de Ninive, a récemment la Société d'archéologie biblique de Londres, iltats de son dernier voyage, un rapport dont publié Tanalyse suivante.

170 ASIE. (n« 171-178.)

M. Smith rappelle en commençant les explorations qui ont eu lieu avant les siennes au site de la vieille capitale assyrienne, et celle que lui-même y a déjà faite en 187 2 :

En novembre 1873 il repartit pour rOrient,sous les auspices des directeurs du British Muséum, et le \^ janvier il commença ses fouilles deux ou trois heures après son arrivée à Mossoul; c*est en face de cette ville que sur la rive opposée du Tigre s^élevait autrefois Ninive, entourée d^un mur d'environ 8 milles de circonférence.

Il est inutile, dit le Times^ de suivre M. George Smith dans ses observations sur la topographie de cette puissante métro* pôle. Il pense, à en juger d'après les débris détachés par le temps des constructions colossales de ce pays, que Diodore n*a pas exagéré en disant que ce mur avait cent pieds de haut; à certains endroits , il conserve encore la moitiés de cette hauteur, et les décombres amoncelés à sa base s'étendent jusqu^à une distance de 30 à 60 mètres. L'épaisseur du mur doit avoir été de 50 pieds.

La bibliothèque ou plutôt les bibliothèques d'Assourbanipal, que M. Layard a découvertes sur les monticules de Koyoundjik, mériteraient d'être explorées de nouveau ; il reste encore à glaner après une riche moisson. Quand les tablettes et lescy* llndres cunéiformes de M. Layard arrivèrent au British Mu* seum, on s'imagina trop vite que Ton était en possession de tous les débris qui pouvaient être intéressants au point de vue littéraire. Mais on ne tarda pas à reconnaître qu'il n'en était pas ainsi, à beaucoup près.

On remarqua, après un examen général, qu'il manquait plus de la moitié des livres, ou plutôt que la collection, telle qu'on la possédait, se composait de pièces et de morceaux détachés» et que pas un seul livre peut-être n'était complet.

C'était comme une de ces cartes de géographie qu'on met entre les mains des enfants pour en réunir les pièces détachées, mais où il manquerait la moitié des pièces. Pourquoi faire de nouvelles expéditions en Assyrie, quand le musée britannique possède déjà tant de précieux fragments qui ne sont pas en* core déchiffrés? La réponse était facile : c'était précisément pour que ces textes pussent être lus et traduits qu'il fallait réunir d'abord tous les fragments épars dont ils se composent.

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